28/11/2013

Pour avancer, il faut dévoiler le «Secret» de l’islam

Les élites des pays démocratiques se muent en gardiennes du «Secret », soit les versets violents contenus dans le Coran. Selon Daniel Sibony, elles enferment ainsi les musulmans dans leur identité et font le jeu du radicalisme.

 

 

Depuis que je m’intéresse à la question de l’islam, je me pose la même question: pourquoi lors des multiples polémiques qu’ils traitent, les journalistes n’interrogent-ils jamais leurs interlocuteurs musulmans sur leurs textes et en premier lieu le Coran? Pourquoi ne prennent-ils pas la peine de se renseigner là où chacun peut le faire? Et plus globalement, pourquoi les élites des pays démocratiques dans leur ensemble font-elle de même?

 

C’est qu’il existe selon Daniel Sibony un «Secret» bien gardé, à savoir les dizaines Daniel SIBONY2.jpgde versets qui expriment une «vindicte» contre les juifs, les chrétiens et les non-musulmans (dont le djihad, mais ce mot est banni du livre). (1)  L’auteur traite de cette question par un biais psychanalytique, avec une belle volonté de relier nos deux cultures. On peut inclure dans sa démonstration le traitement des femmes.

 

Deux «culpabilités narcissiques» se tiennent par la barbichette dans cette histoire. D’une part celle de l’Occident qui vise à défendre les musulmans au nom de son passé coupable -shoa, colonisation- et de ses valeurs supérieures. Débattre de ces versets qui excluent l’autre, ce serait «stigmatiser », qui plus est une minorité. Et les minorités, on se fait un devoir de les protéger…. fut-ce contre elles-mêmes. C’est un certain mépris que les élites occidentales expriment ainsi, qui sous-entend que les musulmans sont incapables d’affronter ce problème. Or, Daniel Sibony en est convaincu, ils le sont.

 

Pieux mensonges

 

L’Occident soucieux de sa belle image les enferme ainsi dans leur identité fondamentale, au besoin par de pieux mensonges. Malek Chébel Gilles Kepel ou Tarek Obrou, fervents partisans de la rencontre des cultures, partagent cette «peur de dire» et utilisent divers stratagèmes pour n’avoir pas à dévoiler le «Secret ». L’ONU de son côté participe activement à fixer dans le marbre l’interdiction de parler du contenu violent du Coran.

 

La culpabilité narcissique des musulmans de son côté se traduit par la conviction que leur religion est supérieure et par la crainte que la reconnaissance et la relativisation de ces versets n’altèrent leur identité. De plus, face à une élite si compréhensive, «pourquoi brader ses origines, son âpreté, sa pureté, sa perfection, si on peut les garder et en même temps bénéficier de l’intégration ? », questionne l’auteur.

 

Et pourtant, beaucoup de musulmans, une grande majorité pense Sibony, ont un réel désir de vie pacifique et même conviviale avec les autres. Ils ne sont pas responsables de versets écrits il y a plus d’un millénaire. Il n’est pas question qu’ils modifient leur Texte, mais ils pourraient entretenir un autre rapport avec lui. Cet autre regard permettrait de «reconnaître la violence -extrême- de l’acte fondateur, et de dire qu’elle est obsolète, qu’on n’en est plus là, plutôt que de laisser les extrémistes la mettre en œuvre». Car le maintien du tabou, ce sont surtout les musulmans qui en souffrent, ils sont facilement pris en otage par les fondamentalistes qui les somment de défendre leur Texte sous peine d’être pris pour des traîtres. Les élites tendent au final à renforcer les rangs des plus radicaux.

 

Seuls les «islamophobes»désirent éventer le «Secret »

 

Ces gardiens du Secret doivent exercer une forte pression pour empêcher qu’il ne soit dévoilé. Ils ont fait en sorte qu’évoquer le Coran et sa vindicte, c’est passer pour islamophobe, voire raciste. Au nom de la laïcité, les mêmes disent qu’on n’a pas à se mêler du contenu des textes. Ce qui aboutit à ce paradoxe : «… si quelqu’un dit que les juifs sont des pervers, il encourt une peine de prison, mais s’il enseigne à cent adeptes du Coran que celui-ci tient les juifs pour des pervers, il ne fait que transmettre un texte sacré.»Sibony pose la question clairement : «Faut-il enseigner dans les écoles coraniques des textes appelant à la haine des autres?»

 

Ces élites frappées de culpabilité narcissique sont conduites à limiter de plus en plus la liberté d’expression au point de faire régner un «totalitarisme affable, débonnaire, souriant».

 

Benoît XVI a cru pouvoir éventer le secret à Ratisbonne. Il a dû rapidement battre en retraite. Sibony, juif qui a passé son enfance au Maroc, et ne manie pas (trop) l’angélisme observe : «La culpabilité narcissique cautionne la logique de l’ameutement qui tout au long des siècles, en terre d’islam, a dénoncé ceux qui mettent le Texte à distance.»

 

Des foules «inflammables »

 

Oubrou2.jpgLe psychanalyste ne semble pas toujours convaincu de ses propres thèses. A propos des caricatures danoises, il cite Tarek Oubrou. Celui-ci se prononce sans hésitation pour la liberté d’expression, mais regrette que Charlie Hebdo ne jette de l’huile sur le feu. Sibony observe: «Le problème, c’est que le feu est déjà là, depuis toujours : ces foules sont déjà en feu ou inflammables dès qu’on parle de leur religion sur un mode qui n’est pas le leur (…) Mais il adoucit le constat : «Mais peut-on reprocher à des millions de gens de réagir impulsivement sans se demander d’où vient cette impulsion ni pourquoi elle est irrésistible ? Et si c’était la manière qu’avaient ces masses de soutenir leur tradition et d’aimer leur Texte dans sa globalité, avec ou malgré toute sa fureur contre l’ «insoumis»? »

 

Cette toile épaisse que font peser les élites occidentales -dont une immense partie des journalistes- , étouffante pour les esprits libres, est un fait indiscutable. Moins convaincante en revanche est l’idée qu’une grande partie des musulmans souhaitent lever ce « Secret » et lire d’un autre œil leur Texte. Sibony met délibérément de côté, dans tout son ouvrage, la croyance absolue que le Coran est mot pour mot la parole d’Allah. Et sa conséquence : l’extrême difficulté à accepter toute exégèse. Bien des érudits musulmans se sont lancés dans l’exercice sans acquérir la moindre influence. De même, la confrontation avec l’histoire semble aujourd’hui encore impossible.

 

Pourtant, il est clair que la levée du tabou, un exercice que nos sociétés adorent habituellement, engendrerait un espoir nouveau, un débat obligé. Des lois pourraient aussi y  contribuer. Et aussi l’ONU. Je pense souvent à cette proposition que faisait David Littman, infatigable défenseur des droits de l’homme, dans cette enceinte : «Pourquoi ne pas voter une résolution stipulant : il est interdit de tuer au nom de Dieu.»?

 

 

(1)   «Islam, phobie, culpabilité », éditions Odile Jacob, octobre 2013

 

12:29 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : sibony, secret, coran | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | |

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Commentaires

Excellent billet, comme souvent. Mais il m'arrive souvent de constater que le problème est celui de la croyance en des dieux qui n'existent évidemment pas, qu'il s'agisse du dieu des chrétiens ou de celui des musulmans ou des juifs, et de la confrontation de ces croyances avec l'idéologie des autres habitants de la planète. Pour démonstration, je pense que l'affrontement en France sur le mariage pour les homosexuels a été très influencé par les catholiques, qui sont tout autant extrémistes que les musulmans. Nous ne connaissons pas en Suisse ce vieux fond d'extrémisme chrétien, les gens de la réforme étant nettement plus civilisés et prudents. On parle beaucoup de prêches d'imams fanatiques anti-occidentaux mais plusieurs reportages en France ont montré des curés tout aussi fanatiques appelant au meurtre des musulmans. Nous avons beaucoup fait en Occident pour lutter contre la dictature des croyants, qui n'avaient de cesse d'imposer leurs dogmes hallucinés aux peuples européens. Combien de morts, les guerres de religion, pour quels prétextes ? Maintenant que nous avons réussi à fortement diminuer le pouvoir des fous de dieu, dont il serait temps que la psychiatrie étudie quelque peu leur extrême folie, nous avons raison de poser les questions que vous posez sur les musulmans. Mais ne négligeons pas le danger des chrétiens, qui sont tout aussi nuisibles dès qu'on leur en donne l'occasion...
Souvenez-vous à propos de la circoncision , l'avis du professeur d'éthologie de l'université de Genève, Denis Müller, qui n'a pas hésité à prétendre que la liberté religieuse des parents primait sur l'intégrité physique des enfants. En d'autres termes, les évangélistes suisse-allemands qui avaient battu à mort leur fillette pour l'exorciser étaient dans leur droit...

Écrit par : Géo | 28/11/2013

"Denis Müller, qui n'a pas hésité à prétendre que la liberté religieuse des parents primait sur l'intégrité physique des enfants." En d'autres termes, les évangélistes suisse-allemands qui avaient battu à mort leur fillette pour l'exorciser étaient dans leur droit..."

En d'autres termes, évitez aussi de nous déverser vos bullshit sur l'amalgame sorti de votre esprit tortueux entre circoncision et exorcisme!

Mais quelle pitié devant tant d'inculture!

Écrit par : Patoucha | 28/11/2013

Pour devenir influents, ces femmes et ces hommes devraient être reconnus comme représentants d'une spiritualité moderne, capable d'entretenir un rapport au transcendant tout en entretenant un rapport de respect avec les foules en les appelant à penser et réfléchir par elles-mêmes à la spiritualité.

Si, depuis la plus tendre enfance, les musulmans apprennent et répètent sans relâche les versets du Coran, suivent toutes les pratiques religieusement et les dogmes sans aucune réflexion, ils assimilent alors définitivement à l'âge adulte le fait que dans le Coran s'est Allah qui parle pour tous les temps. On aurait pu faire de même avec "Mein Kampf" pour tous les temps et la race aryenne se serait alors imposée d'office.

C'est ce fascisme de la religion qu'il faut absolument combattre. Il faut y introduire le concept absolu de la relativité, cette composante espace-temps de l'univers qui fait que tout est Evolution en notre monde, spirituel comme matière.

Je viens d'écrire un billet sur mon blog "Les failles trop humaines des fous d'Allah". Je suppose qu'il choquera tous les puritains d'une religion sainte. Et pourtant, il y a de la vérité, de la sincérité, de l'humanité, de la transcendance dans ce que j'essaye de transmettre aux humains.

Comment lutter contre une foule fanatique? Nos grands-parents n'ont pas réussi à ouvrir les yeux aux nazis et aux foules adoratrices du Führer malgré des textes et des paroles fulgurantes des poètes, des artistes et même de certains politiciens qui voyaient poindre l'énorme catastrophe. Nous avons connu cette horrible deuxième guerre mondiale. Face à la machine infernale du bourrage de crâne et du fascisme, il y a la fragilité de la Conscience, sa liberté, son originalité.

Mais une conscience libre peut-elle faire modifier la route suicidaire à des dizaines, voir des centaines de millions d'êtres humains fanatisés?

Écrit par : pachakmac | 28/11/2013

C’est apparemment une obsession autant pour Mme Vallette que pour Géo (et Corto n’est pas encore intervenu) que de faire partie de ceux qui détiennent la vérité et qui lévitent donc au dessus de la plèbe.

Ainsi Mme Vallette serait la seule (ou presque) journaliste à oser dire et surtout écrire la vérité sur la religion musulmane quant à Geo, lui c’est encore plus fort, il sait que Dieu n’existe pas et donc que toutes les religions sont une supercherie.

Vous m’en voyez désolé mais je suis, au contraire, de ceux qui sont convaincus que le doute, la remise en question, la conviction que nos vérités d’aujourd’hui ne seront pas forcément celles de demain, l’envie d’en savoir plus, le besoin de questionner même nos certitudes les plus profondes sont des véritables signes ….d’intelligence.

Écrit par : Vincent | 28/11/2013

Tous les religieux sont des hommes de pouvoir à des degrés divers. Il faut combattre les plus dangereux d'entre eux par des lois strictes. Le principe qui consiste à autoriser au non de la liberté de croyance à certains "religieux" le droit de priver de leurs libertés certains croyants est le plus tordus qui soit. Les religieux en usent sans limites dès qu'il en ont le pouvoir.

Une société laïque doit protéger les croyants d'eux même, de leurs chefs et surtout les non-croyants en limitant aux lieux de culte et à la sphère privée tout acte ou représentation du religieux tels que processions, rites, vêtements, discours sons etc.
Notre société devenue multiculturelle ne devra sont salut qu'a l'application stricte de ce principe.
N'attendons pas d'être piégés par nos principes de liberté avant de légiférer.

Écrit par : norbertmaendly | 28/11/2013

En fait, il faudrait militer pour que l’histoire des religions à l’école donne la parole à ceux qui critiquent les religions. Il n’est absolument pas normal qu’une critique de toutes les croyances ne soit pas exposée aux élèves des écoles suisses. Il faut apprendre à tout le monde à ne pas avoir peur de douter. On n’est pas un homme (Mensch) si on ne doute pas. On est réduit en esclavage des tendances dominantes, aujourd’hui l’altermondialisme et la théorie du réchauffement, qui arrive juste après le désastre de la théorie de la mort des forêts. Les croyants sont fondamentalement des esclaves, et ils en sont fiers. La devise de l’homme libre, c’est « dubito ergo sum », je doute donc je suis.
Comment est-il possible que des visions de l'Univers datant d'il y a deux mille ans tiennent encore aujourd'hui une telle place, avec ce théâtre guignol que nous offre les catholiques avec leur pape ? Quand la secte chrétienne est apparue, on pensait que dieu avait créé la Terre en même temps que l'homme, à quelques jours près, et donc la terre devait être vieille de 4400 ans. Aujourd'hui, on sait que si la Terre est vieille de 4.55 milliards d'années, les premiers Hominidés ne sont apparus qu'il y a 7 millions d'années et l'Homme actuel il y a deux cent mille ans (ou à peu près...).
Prenez l'échelle 1 mm = mille ans. Le long chemin de la Terre est de 4 kilomètres et 550 mètres. L'homme actuel est apparu il y a 20 centimètres et Jésus Christ il y a deux millimètres. Et ce serait le fils de dieu le créateur de toutes choses ? Quand donnera-t-on ce genre de renseignements aux élèves de nos écoles ?

Quand leur apprendra t-on le rationalisme et l'honnêteté intellectuelle, seules sources de résolution des conflits, alors que le bilan des religions est fortement négatif ? Entre "tuez les tous, dieu reconnaîtra les siens" et "aime ton prochain comme toi-même", il n'y a pas à réfléchir longtemps pour savoir quelle voie ont choisi la plupart des dirigeants chrétiens...

Alors l'arrivée des Musulmans et leur obscurantisme, dans ce contexte...

Écrit par : Géo | 28/11/2013

A en croire le coran, Jésus n'aurait pas été crucifié et, à ce sujet, les notes nous donnent à lire que le malheureux Simon de Cyrène ayant déchargé Jésus de sa croix, Jésus s'est enfui et c'est S. de Cyrène qui aurait été crucifié à sa place. Vrai, ou faux? Je présentai ce passage du coran à divers prêtres et pasteurs sans obtenir aucune répons, y compris accusé réception... Pourtant, l'éventuelle non crucifixion de Jésus changerait radicalement la donne concernant le fondement de la foi chrétienne (divers prêtre et pasteurs ne signifiant bien évidemment pas les prêtre et les pasteurs de monde entier, juste, quelques-uns)!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28/11/2013

Magnifique compte-rendu du livre de Sibony, merci ! Cet auteur est un esprit original qui ne dissimule pas les problèmes et propose des pistes pour en sortir. Il faut dire qu'étant né au Maroc et parlant couramment l'arabe, il est particulièrement bien placé. Comment annuler les malédictions des origines contre les "autres", comment trouver la juste distance avec le texte "saint", comment faire en sorte que la violence du sacré ( en l'espèce ici du Coran mais c'est valable pour les autres textes "saints") ne subjugue pas ceux qui s'en réclament, ce sont là les véritables questions de fond. Posons-les calmement, méthodiquement et essayons des les résoudre ensemble… Si par hypothèse il devait exister un authentique dialogue inter-religieux, c'est à cela qu'il devrait servir.
Suis-je un rêveur ? J'espère bien que non!

Écrit par : Vincent Schmid | 28/11/2013

Il faut élever le débat sur le pourquoi de nos croyances afin de démontrer l'inexistence d'une ou plusieurs divinités. Ce faisant, il y en a qui ont du souci à se faire, en particulier les adeptes du coran.

Actuellement les imams tentent au travers de leurs ignorants de faire croire que le vrai islam ce n'est pas les islamistes? Ah bon? Quelqu'un a écrit: "l'islamisme c'est l'islam au repos...." (Sami Aldeeb ?)

Ne nous laissons pas avoir.

Le "dieu" des croyants n'a aucune existence; ce qui est acquit pour les initiés, n'est pas évident pour les zôôtres. Afin de le démontrer, il est impératif d'aller s'informer sur la véritable histoire de nos ancêtres; pour cela, il faut sortir des bouquins religieux. Remarquons malgré tout, le talent de ces illusionnistes que sont les théologiens, les philosophes et autres penseurs, certains, étant inféodés plus ou moins aux monarques de toutes les couleurs.

Ils réussissent tant bien que mal, à s'accaparer des mots (quitte à en inventer pour les besoins de la cause) et des découvertes scientifiques pour mieux bourrer le crâne de leurs ouailles. (conscient et inconscient) Ca fonctionne toujours, mais de moins en moins c'est un constat....

Les rois et les "prêtres" ont transformé un chef de tribu (peut-être gardien de chèvres lui aussi, il n'a laissé aucune trace) en un dieu* (jésus) le but étant de s'accaparer du conscient et de l'inconscient des peuples; tel a été le travail des prêtres, des Pharaons et autres rois tous sanguinaires. Accessoirement, ils ont volé la naissance, la vie et la mort tout en s'occupant du pôôvre pour donner la belle image et renforcer le pouvoir, mais aussi la confiance au roi. Cela n'avait et n'a rien d'un parcours spirituel comme voudrait le prétendre les cmj et compagnie.

*Le mot "dieu" lui aussi inventé désignait le soleil -déi- c'était avant les Pharaons ayant -copié les Sumériens entre autres.

L'islam n'est pas une religion, mais un concept de conquêtes, basé sur l'esclavage en particulier (dont ?) celui de la femme, considérée par -les religions et leurs maîtres, -source de conflit entre les tribus. C'était pire lorsqu'il s'agissait des chefs, s'entre-tuant pour les plus jeunes et les plus belles...(nos cousins primates en sont encore là, question d'évolution)

Chacun sait qu'au delà du roi le plus fort c'est l'As, à qui profite le crime?

Écrit par : Pierre NOËL | 28/11/2013

Comme certains terme résonne par leur absence dans les commentaires ci-dessus !

Le terme judaïsme par exemple, alors que les "religions" chrétienne et musulmane marchandent et dilapide sans contrepartie quelques une des miettes abandonnées par l'histoire, le judaïsme reste envers et contre tout, leur unique repère.

Repère inavouable, car piller, bien qu'impossible à piller, repère ayant justifié des massacres, des génocides, bien que le judaïsme malgré les horreurs passées ne s'est jamais aussi bien porté.

Ce que les chrétiens et les musulmans appellent religions, ne sont rien d'autre que des empires prosélytes comme il en a tant côtoyés et qui ne représente pour ce D.ieu tant revendiqué, que des ruines amusant les archéologues.

Oui, malgré des millénaires de tentatives, le peuple juif brille, danse, chante et depuis quelques décennies, se bat avec des armes, comme ceux qui veulent le détruire, l'église romaine en premier.

Le seule problème que confrontent nos sociétés, c'est qu'à nouveau, David remporte sur Goliath et avec ce genre de brio, que les regards, à nouveau, ne peuvent que se détourner d'eux mêmes !!

Écrit par : Corto | 29/11/2013

Corto@ On ne critique pas le judaïsme parce que tout simplement on ne le connaît pas. Et si on ne le connaît pas, c'est probablement dû au fait que les Juifs ne tiennent pas particulièrement à faire du prosélytisme, ce qui est très sage de leur part. Cela dit, vos auto-louanges omettent le fait que Israël est en état de guerre permanente et que les fondamentalistes juifs refusent de faire leur service militaire. Cela doit tout de même causer quelques contradictions chez les Juifs, non ? Et on ne parlera pas du Shabbat qui paralyse beaucoup de choses. Bref, les contradictions avec la religion doivent être aussi grandes en Israël que par chez nous, voire plus...

Écrit par : Géo | 29/11/2013

Toute critique d'une religion, même si elle ne porte que sur des éléments qui porteraient à discussion dans un autre contexte que religieux, est vue comme une attaque contre elle et suscite immédiatement des interventions violentes de la part de certains, que l'on désigne généralement de fanatiques. Cela ne changera jamais, car toute croyance les génère inévitablement. Ils pensent qu'accepter le moindre défaut dans un ensemble, fusse-t-il de qualité, est le début d'un processus qui finira par le détruire, alors que l'histoire montre que la destruction menace avant tout ce qui refuse d'évoluer.

Écrit par : Mère-Grand | 29/11/2013

@ Pierre NOEL
Sur nos croyances réelles, le peuple dit élu, deux mille ans durant,fut dénoncé "peuple déicide" (aux offices du Vendredi-Saint de mon enfance, "prions aussi pour les juifs perfides..."! Le Grand Mufti de Jérusalem trouva le moyen d'offrir à Hitler ses "services ardents"! Si nous nous permettons de parler d'un désaccord entre frères sémites...l'on nous répond que c'est du passé, qu'il suffit de regarder du côté de Naplouse...
En cours d'études j'ai appris que notre prière du Notre Père, en fait, serait atonienne, voir Aménophis le quatrième qui rejeta les croyances de ses ancêtres et de son père... exactement comme le fit Abraham! en faveur du Dieu Un. Mais Jung précisait que, de cette façon nous amputons Dieu de ses multiples manifestations, donc, énergies...
Je souhaite présenter mes excuses à Madame Vallette pour un précédent commentaire vulgaire... Madame Vallette est féministe, moi aussi, hélas! en l'occurrence MLF... mais ma pensée profonde est qu'il faudrait oeuvrer de toutes ses forces à la réconciliation entre frères sémites ce qui ne peut se réaliser qu'en revoyant et révisant les (des) croyances... à "remettre à plat".

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29/11/2013

"On ne critique pas le judaïsme parce que tout simplement on ne le connaît pas. Et si on ne le connaît pas, c'est probablement dû au fait que les Juifs ne tiennent pas particulièrement à faire du prosélytisme, ce qui est très sage de leur part."

Excellente remarque que j'approuve sans réserve. La religion est une affaire privée et le prosélytisme ne peut que mener, in fine, à la terreur. Je crois que du Nigéria à la Mauritanie l'Afrique noire en fait l'amère expérience actuellement et les querelles de minarets qui persillent le monde arabo-arabe, arabo-chiite et ses sous produits e en donnent une variante non moins criminelle.

"Cela dit, vos auto-louanges omettent le fait que Israël est en état de guerre permanente"

Et, sauf changement majeur du style Coran II à l'instar de Vatican II je ne crois que nous soyons à la veille du jour où les choses vont s'arranger pacifiquement. La raison en est simple et je crois que vous la connaissez, elle consiste en ce que le monde musulman considère qu'une terre, une fois islamisée, seul Mahomet peut décider de la rendre à ses proprios légitimes. Et le dirigeant musulman qui oublierait ce dogme se verrait illico Sadattisé sans pitié, ce qui explique aussi pourquoi Arafat, mis au pied du mur, si j'ose dire, et ayant reçu, à Camp David, satisfaction sur plus de 95 % de ses revendications territoriales, tétanisé par la perspective d'une signature avec le monde comme témoin, a courageusement préféré prendre la tangente et s'en aller déclencher son intifada.

"et que les fondamentalistes juifs refusent de faire leur service militaire."

Oui, une grosse connerie, une faveur qui leur avait été conférée au moment de la création de l'Etat d'Israël mais la Knesset s'est réveillée depuis peu et dans un avenir très proche ces braves gens seront au régime avantages sociaux vs service militaire ou civil, fromage ou dessert comme tout citoyen normal quoi.

A ce propos et pour compléter le tableau, je suis d'avis qu'il est impératif que les Israéliens musulmans contribuent au bien-être de leur patrie et que les avantages sociaux dont ils bénéficient depuis toujours ne leurs soient plus alloués qu'en fonction d'un service civil qu'ils auront effectué. Des droits oui mais avec les obligations qui leurs sont rattachées, comme un citoyen normal quoi.

"Et on ne parlera pas du Shabbat qui paralyse beaucoup de choses."

Vous voulez dire qui paralyse autant de choses qui sont, chez nous, paralysées le dimanche ? Je crois qu'hormis un quartier bien particulier de Jérusalem, le reste de l'Etat d'Israël est 100 % opérationnel 7/7 et 24/24 pour Tel Aviv en tous les cas.

"Bref, les contradictions avec la religion doivent être aussi grandes en Israël que par chez nous, voire plus..."

Certainement plus je dirai. Comment conciliez-vous, par exemple, la liberté sexuelle totale entre adultes consentants, les " gays pride" à écho mondial et le fait qu'il ne soit pas possible de se marier civilement en Israël bien que le mariage civil contracté à l'étranger y soit reconnu ?

Vous voyez qu'avec ces gens dits à la "nuque raide" il y a toujours moyen de trouver une solution acceptable sans pour cela devoir attendre la venue hypothétique d'un Messie.

Écrit par : Giona | 29/11/2013

Le refus d'évoluer va à contre sens de la nature. Les scientifiques, les historiens nous prouvent que ce refus signe la fin d'une civilisation ou communauté.

L'islam disparaîtra comme les autres religions comme tous concepts de domination communautaire. Mais là, nous sommes dans le long terme, il sera marqué par des conflits sanglants. La guerre a toujours été la seule solution pour rester Libre c'est un fait historique. L'islam n'y échappera pas. Les collabos ne seront pas à l'abri -croyez moi.

La terre est malade, il y a trop de monde pour des richesses sans cesse en diminution. Les grands pays évolués formant l'occident, n'ont pas trouvé les moyens politiques pour sauver l'essentiel des besoins humains.

Les croyances comme la pollution, vont continuer à pourrir le mental des gens et la planète.

Le divin ni pourra rien comme il ne peut rien depuis sont invention pour transformer la terre en paradis, sinon ça ce saurait, nous serions tous prosternés en fervents croyants.

Il ne reste que le savoir, la culture et les typologies dans un idéal de vie, ou le religieux doit être écarté voir, combattu.

Cette démarche vers un idéal de vie sans divinités, sans les croyances absurdes venues de toutes les "religions" se mettra en place, c'est certain. Mais le temps est compté car bien d'autres difficultés visibles et très onéreuses perturbent l'avancée et l'évolution humaine. Cette évolution est basée sur le règne du plus fort et du plus rusé. Les mots et les phrases servent comme le baptême à induire en erreur l'individu (s) dans une communauté au service du seigneur et des seigneurs.

Les religieux veulent nous enfermer dans leur obscurantisme monarchique et communautaire comme ça se fait en Angleterre, en Arabie, au Qatar et ailleurs -sauf, que nous ne sommes pas d'accords pour la majorité des peuples; alors......

Honte aux Suisses qui ont voté pour un instruit-idiot converti à l'islam.

Écrit par : Pierre NOËL | 29/11/2013

La matrice spirituelle est comme le ventre d'une femme. Si elle est féconde, elle porte en elle un avenir et un bel enfant à naître qui fera à son tour des enfants. Si elle en devient stérile suite à une paralysie de l'esprit, elle en devient une apocalypse mortelle pour l'espèce humaine. Dieu est fécondé par l'être humain. Si l'humain ne féconde plus Dieu et choisit l'immonde complicité du pouvoir religieux à travers des "obligations et des obsessions divines" qui sont autant d'ordres menaçants et permettant le contrôle des foules, Dieu prend alors une tournure satanique et corrompue qui permet aux guerres, aux manipulations, aux mensonges, de proliférer et d'infester les peuples soumis à des donneurs d'ordre spirituel peu inspirés et démoniaques. La Clairvoyance et la Sagesse sont un apprentissage individuel de toute une vie et les textes "sacrés" du passé sont des références pour continuer à développer nos connaissances intimes en toute relativité du Bien et du Mal universels. C'est ainsi que je comprends l'existence de Dieu, son Amour universel pour la création entière, nos responsabilités et nos libertés humaines douées de créativité et de sacré que nous devons saisir par tous nos sens afin de développer cette matrice commune à toutes et à tous. Dieu est à l'origine de nos sociétés, cela depuis la Préhistoire de l'être humain qui a commencé à ressentir sa finitude par sa mort et qui déroule depuis lors un long fil d'Ariane dans le labyrinthe de la Connaissance jusqu'à notre disparition finale de la Terre...ou de l'espace si un jour nous colonisons d'autres planètes...

Écrit par : pachakmac | 29/11/2013

15:20 Publié dans Islamisation, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

14/11/2013

Champions de l’innovation, Israël et la Suisse ont beaucoup à s’apporter

Mardi dernier, quelque 400 personnes ont répondu à l’invitation de l’Association Suisse-Israël pour une soirée consacrée aux complémentarités possibles entre nos deux pays. Le constat augure de belles collaborations.

L’un est champion des start up, l’autre recordman de compétitivité : Israël et Suisse ont beaucoup en commun et beaucoup à s’apporter mutuellement. De ce constat est née une initiative de l’Association Suisse-Israël (ASI), section de Genève: mettre en valeur et favoriser diverses collaborations entre les deux pays. Une manière de combattre l’entreprise de délégitimation de l’Etat juif sans se centrer sur la question israélo-palestinienne. Et de considérer (aussi) Israël comme un pays «normal», qui a beaucoup à apporter.

Coup d’essai, coup de maître : mardi 12 novembre, l’association a accueilli à l’Hôtel Président quelque 400 personnes, dont beaucoup d’hommes d’affaires et de représentants de l’économie et de la politique suisses et israéliennes pour une série d’interventions centrées sur ces «pays vecteurs d'innovation et de croissance». C’était un brillant prélude à une série de projets de cette section (dont je fais partie), présidée par Pierre Weiss.

Du beau linge

Schneider_Ammann_5.JPGL’ambassadeur d’Israël en Suisse Yigal Caspi, le conseiller fédéral Johann Schneider-Amman, le président du Conseil d’Etat Charles Beer, comptaient parmi les intervenants de cette soirée, ainsi qu’une brochette de managers.

L’une des chevilles ouvrières de ce projet, Sabrina Cohen Dumani, a rappelé que selon le classement du WEF, « la Suisse est depuis cinq ans championne de l’innovation ». Israël de son côté est un leader dans la création de start up et compte sur son sol une série impressionnante de secteurs R&D de multinationales.

Même nombre d’habitants, mais différence de superficie. On sait la Suisse petite avec ses 41'000 km2. Israël l’est bien davantage : 21'000 km2 dont la moitié formée par le désert du Néguev. L’étroitesse de leur marché intérieur oblige les deux pays à se tourner vers l’exportation.

Forces et faiblesses

Israël invente beaucoup, commercialise rapidement et dans ce pays, d’innombrables start up se dont déjà fait racheter, en particulier par des multinationales. On doit par exemple à la créativité de ces scientifiques la clé USB, les tomates cerise ou un processeur Intel qui a inondé le marché. La Suisse est douée, elle, pour installer ses entreprises dans le long terme, et s’adapter avec efficacité aux évolutions du marché. Les talents qui sortent de ses écoles sont cependant moins audacieux et moins prêts à affronter les risques de l’entrepreneurship. Ils peuvent en la matière apprendre de l’Etat juif.

Côté Israël, la raréfaction de main d’œuvre qualifiée est un grand souci. Il pourrait être allégé par l’expérimentation de notre système d’apprentissage dual. Cette collaboration, appuyée par l’ASI, est en bonne voie de se concrétiser.

Pour en savoir plus sur les forces et faiblesses des deux pays, pour découvrir des exemples de succès économique et d’expériences d’ONG humanitaires, voir sur le site la revue consacrée à ce thème, à laquelle ont collaboré des sommités scientifiques et économiques.

Article paru ce jour dans lesobservateurs.ch

 

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10/11/2013

Si j'étais invitée à Ramallah...

10/11/2013


 

Arrivé à l’aéroport de Tel-Aviv, le socialiste et poète Sylvain Thévoz s’engage dans la file d’attente et plonge dans une profonde méditation. Doit-il avouer aux douaniers qu’après Israël, il se rendra à  Ramallah où il est invité? « Ce pourrait être une mauvais réponse que de dire la vérité », songe-t-il, surtout à ce « pouvoir discrétionnaire »… Dans la foulée, son esprit divague sur divers forfaits des démocraties, dont Israël.

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06/11/2013

Les chercheurs suisses sont des experts en enfumage islamique

06/11/2013

Les Suisses se méfient des musulmans. Ceux-ci mettent donc en œuvre des stratégies subtiles pour imposer leur religion, ce que décrivent avec ravissement les chercheurs. Les Frères musulmans ne leur font pas peur et certains apprécient beaucoup les Indigènes de la République.

Si vous avez besoin d'une bonne dose de tranquillisant concernant l’islam et les associations musulmanes, précipitez-vous sur «La Suisse des mosquées», dirigée par Christophe Monnot et résultat de cinq enquêtes. Une douzaine de chercheuses et chercheurs sont allés explorer le terrain grâce à la générosité du Fonds national de la recherche scientifique. Ils ont découvert  que le terrain reflétait exactement ce qu’ils pensaient.(1)

Quelle méthodologie ? D’abord, sans le dire, on époussette tout ce qui pourrait gêner la démonstration: le contenu de l’islam littéral, celui des mosquées, le sexisme du foulard et d’autres prescriptions, les revendications réactionnaires, le fondamentalisme des leaders religieux suisses (cf Islamophobie ou légitime défiance?). On évacue l’Europe, les exigences sans fin, les prêcheurs de haine, les déchirements incessants, les émeutes... On oublie le carrousel d’atrocités perpétré dans les pays islamiques et leurs conflits interreligieux. On ignore ce monde qui s’enfonce dans l’obscurantisme.

Et il reste un aquarium de poissons multicolores, les mosquées et associations suisses, dont les membres vivraient heureux s’ils n’étaient entourés de tant d'esprits suspicieux.

Il existe un coupable majeur, un axiome obsessionnel qui féconde la réflexion des chercheurs: le 11 Septembre, date clé de la stigmatisation des musulmans. Ce qui est une billevesée. Cet attentat a sidéré les populations occidentales, mais elles n’imaginaient pas un instant que «leurs» musulmans pouvaient avoir la moindre sympathie pour les auteurs de cette hécatombe. (1) C’est progressivement, au fil de l’actualité islamique, que la méfiance, voire l’hostilité ont progressivement augmenté, comme le montrent la succession des sondages

 

Conte de fées

Monnot3.jpgLeitmotiv de ce conte de fées à prétention scientifique: les musulmans de Suisse forment une telle mosaïque d’origines qu’il est pratiquement impossible de dire «les musulmans». S’ils sont divers, c’est qu’ils pensent très différemment question religion, nous dit une déduction jamais étayée. Donc, notre «mépris», mantra de Monnot, n’a aucun fondement. Nulle frange, nul leader ne mérite le moindre reproche. Il faut que les mahométans luttent pour se faire accepter, reconnaître et rendre visibles en restant pleinement eux-mêmes, sans la moindre concession religieuse. Mais en ne montrant pour l’heure que ce qui peut être accepté par le public.

Parenthèse : je me disais au début qu’il fallait une bonne dose de masochisme pour lire ces 250 pages soporifiques. Au final, elles m’ont beaucoup appris (beaucoup plus que ce que je peux rendre ici) et d’abord que les communautés musulmanes savent de mieux en mieux comment imposer leurs préceptes en douce -ou en douceur- dans l’espace public. L’islamisation à la Suisse est toute de subtilité. 

 

Les associations religieuses au service de tous !  

 On apprend en passant que deux formes d’identité sont surreprésentées en Suisse romande, le wahhabisme d’Arabie saoudite et l’islam des Frères musulmans. Ce qui n'a apparemment aucune importance. Il faut dire qu’affirmer que la grande mosquée de Genève et le centre de Hani Ramadan en portent une profonde empreinte diminuerait la force de la démonstration. Car dans ce livre, contrairement au mien (Islamophobie...), les leaders sont tous des gentils.

Nos savants nous apprennent que les maisons de quartiers de Genève sont des lieux privilégiés de pédagogie des charmes de l’islam. Les fréquenter, s’y faire accepter comme musulmans, c’est une des stratégies.

Plus généralement, les associations islamiques de Genève s’engagent «dans un but politique et citoyen». Elles ne se préoccupent plus exclusivement de religion, mais fournissent souvent de l’aide bien concrète à tous, notamment dans des associations de bénévoles (où personne jusque-là n’avait eu l’idée de porter sa religion en étendard).

La communication joue un rôle majeur dans ces manœuvres. Un exemple, la fondation de Hafid Ouardiri: «Par le biais d’une savante utilisation des médias, elle donne une image progressiste de l’islam en Suisse.» Le chercheur admire.

 

Meyrin championne de la multiculturalité

Un exemple très réussi d’infiltration religieuse est l’Association culturelle musulmane meyrinoise (ACMM), encouragée par le cheminement des partis «Vert et socialiste vers le multiculturalisme». 

L'ACMM enthousiasme nos savants. Elle est animée par des femmes qui à l’interne «organisent des activités sportives, entre elles et pour elles», des cours d’arabe, de Coran, de religion...

Il y a bien eu quelques réticences pour accepter une association religieuse au sein du Cartel des associations communales. Mais une fois acceptées, les musulmanes ont obtenu des victoires tout à fait remarquables. Lors de l’après-midi et la soirée que l’ACMM anime durant la manifestation estivale « Meyrin-les-Bains », l’alcool est banni. Leur soutien à la libido mâle par la couverture du corps et/ou des cheveux ne semble plus choquer. L’aimable mairie prête des locaux pour les cours d’arabe. Enfin, l’ACMM «adopte une modalité très suisse d’autofinancement à l’échelon de la mairie». Ose-t-on traduire qu'elle reçoit des fonds de celle-ci?

Parmi l'exécutif de la commune, la socialiste Monique Boget et le Vert Pierre-Alain Tschudi  beaucoup fait pour la cause. Par exemple, lors du bilan du repas de remerciement des bénévoles, la maire s'est inquiété spontanément de l’absence de viande halal. Injustice réparée l’année suivante: la viande rituellement égorgée et religieusement taxée était à disposition.

Ces femmes, nous dit un chercheur, mènent une «lutte de subversion et non de dénonciation». Et cette lutte «va ériger le religieux en arme politique et en stratégie de positionnement du champ.» Rassurés?

Cette expérience, se félicitent encore nos savants, illustre «la manière dont l’islam s’empare des valeurs démocratiques comme cadre de référence pour se positionner comme religion publique en Suisse.» Les événements festifs vont permettre de «mettre en scène des pratiques culturelles et religieuses» et «peuvent être transformées en arènes de revendication politique». 

Tel ou tel événement rend par ailleurs concret le «système de hiérarchisation ethnico-racial ou sexué» qui se cache derrière l’«édifice égalitaire formel». Il me semble qu'il affleure de ce charabia comme une méchante critique de notre démocratie.

 

Au rendez-vous de l'UOIF

Mais aiment-elles la démocratie, nos musulmanes meyrinoises? Elles ont fait une escapade au Bourget en avril 2012 à la grand-messe de l’Union des organisations islamiques de France. L’UOIF est très proche des Frères musulmans, courant totalitaire, misogyne, expansionniste et violent.

La très active secrétaire de l’ACMM, voilée comme la plupart des femmes de son mouvement, est l’épouse de Mourad Dhina, ex-cadre du FIS considéré par beaucoup en Algérie comme un terroriste.(3) Le pays réclame d’ailleurs vainement l'extradition de Dhina qui se dit reconverti en «activiste des droits humains». Le conseiller administratif Vert Tschudi a participé à une manif de protestation lorsque les Français l’ont embastillé quelques mois en 2012.

 

La stratégie des associations vaudoises pour être reconnues

Dans le vaste canton de Vaud, affirme Monnot, les associations sont «presque exclusivement cultuelles».  Et extrêmement diverses il va sans dire. Une quinzaine d’entre elles se sont unies afin d’entrer dans un processus de reconnaissance officielle de l’islam au même titre que les chrétiens et les juifs. (Cette reconnaissance n’existe pas dans tous les cantons). C’est leur stratégie que Monnot nous décrit.

Il repart en fanfare sur le 11 Septembre et sa conséquence : «Être musulman est devenu un stigmate sur le plan social». Il constate qu’en Europe, une part importante de ce stigmate se porte sur le voile, alors qu’en Suisse, «les femmes ne vont pratiquement pas à la mosquée». Elles restent à la maison et concourent ainsi à «l’invisibilité» des musulmans, soit «une forme de mépris extrême (…) qui surpasse de loin les formes de mépris par l’insulte, le dénigrement et la dévalorisation»

Question: sont-ce les infidèles qui obligent ces femmes à l’invisibilité du foyer?

L’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM), elle, mise sur la visibilité dans sa route vers la reconnaissance juridique. Elle formule des revendications, mais «dans des termes socialement et médiatiquement acceptables.» On devine que les revendications qui choquent, l’UVAM se les garde pour plus tard.

Ce n’est pas pour pinailler, mais la manière dont Monnot exprime la stratégie de l'UVAM est troublante. L'Union veut «développer une stratégie d’apparence acceptable», motivée par «des besoins qui paraissent politiquement légitimes». Des revendications au caractère pragmatique qui «semble découler d’un meilleur vivre ensemble». Le savant est enchanté de cette habileté stratégique.

En avril 2012, Tariq Ramadan est invité pour renforcer les liens. C'est un succès : 300 hommes et 150 femmes se déplacent.

Au final, le bilan de l'UVAM est encourageant: la presse reprend les communiqués et les journalistes sympathisent. Des conseillers municipaux les appuient, «le parti des Verts étant largement surreprésenté». L’avenir est plein de promesses.

L'avenir s'annonce radieux

Nous cheminons ainsi (dans l’inconscience totale), «vers un paisible bouleversement des valeurs». Comme le montre, par exemple, l’expérience meyrinoise qui «encourage la montée d’actes « rituels » et « cérémoniels», transforme «ostensiblement l’ordre social et politique» et «brouille (...) le privé et le public». 

L’exigence de carrés musulmans nous démontrera, se félicitent les savants, que les adeptes du Prophète ne veulent pas d’exception à la règle, mais «changer les règles». Eh oui,  «des lois et règlements devront être aménagés pour accueillir la pluralité religieuse». Et s’il y a résistance des méprisants? La radicalisation menace, répond Monnot.

Sous-entend-il que nos musulmans multicolores seraient incapables de se plier à la démocratie? Je trouve son insinuation assez méprisante. 

 

Une voie prometteuse: les Indigènes de la République

Monnot et un sien collègue français nous gratifient aussi d’une enquête qui prétend comparer «l’institutionnalisation de l’islam» en Suisse et en France. J’avoue que ce chapitre m’a ébahie. D'élogieux passages sont consacrés aux Indigènes de la République, à son égérie Houria Boutelja et à leur tentative de créer un «Printemps des quartiers», soit des soulèvements  à l’image du Printemps arabe qui se déroulait alors. 

Les Indigènes: un mouvement  d’une haine paroxystique de la France.

On rencontre aussi  dans ce chapitre l’ami des Frères musulmans Tariq Ramadan et d’autres de leurs grands copains, l’UAM93 (Musulmans de Seine St-Denis).

Monnot s’active, on l'avait compris d'emblée, à faire place à l’islam sans la moindre exigence. 

Serait-il en plus attiré par l'extrémisme? 

Je suggère à nos services de sécurités de le surveiller de près...  A moins que la NSA ne soit déjà sur le coup?

 

(1)     Ils ont interviewé d’innombrables responsables qui restent anonymes, peut-être par crainte de  fatwas lancées par les méprisants. Pour leur épargner un tel sort, je ne les nommerai pas non plus hors leur directeur Christian Monnot.

 

(2)     Cf «Islamophobie ou légitime défiance?» où je m’insurge déjà contre cette assertion et donne un indice de sa fausseté par une émission radio de la Suisse romande qui demandait en 2007 à ses correspondantes de France, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne: «De quand date la méfiance? » L’an 2005 était l'année la plus ancienne citée. Et même Tariq Ramadan reconnaît qu’aux Etats-Unis, la méfiance était nettement moindre au lendemain du 11 Septembre que plus tard.

(3)     Cf «Islamophobie ou légitime défiance»,  p.96. Un rapport de 2004 du Département fédéral de police, précise que le FIS se rallie à l’idéologie des Frères musulmans. «Dans les années 90 déjà, des dirigeants de groupes extrémistes violents algériens (Front islamique du salut/FIS, Groupe islamique armé/GIA) avaient profité de leur exil en Suisse pour acquérir illégalement des armes et des explosifs et pour faire de la propagande.» Et le rapport de citer Mourad Dhina, qui a dirigé au début des années 90 un groupe de sympathisants «dans le but d’apporter un soutien logistique à la lutte menée par cette mouvance contre le gouvernement algérien». Le nôtre, de gouvernement, lui a alors interdit de faire de la propagande soutenant la violence.

19:24 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : monnot,recherche |  |   del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook |  | 

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COMMENTAIRES

Merci Madame Vallette. Excellente analyse....Puis-je y ajouter le lien des versets iniques...Ceux dont les musulmans ne parlent jamais....Et pour cause...
Vous devez ajouter le signe nécessaire , triple w avec le point . , avant le lien ci-dessous
metreya.blog.lemonde.fr/2006/10/01/2006_10_les_versets_ini/
....Dans cette optique, les citoyens de Genève pourront méditer sur la position difficile d'un candidat au Conseil d'Etat,Mr Poggia, soumis à l'islam depuis 1997....et sur la manière dont il pourra ou non concilier l'islam et la charia ( loi suprême pour les musulmans) avec les lois civiles de Genève, pour autant qu'il soit élu...

Écrit par : Philippe Boehler | 06/11/2013

Et dire que certains voteraient le musulman Poggia!! Ca doit vous perturber cela aussi, n'est-ce pas?

Écrit par : AVH | 06/11/2013

Ces allusions à Poggia me dérangent. Il n'utilise pas sa religion dans le débat politique et publique, et ni vous ni moi ne savez quel islam il pratique, ni même s'il pratique. Je ne suis pas convaincue qu'il rejette les prescriptions inhumaines ou absurdes de cette religion, mais jusqu'à nouvel avis, je luis fais crédit. 
Son appartenance un parti détestable par son discours anti-frontalier me gêne pour l'heure davantage.

Écrit par : Mireille Vallette | 07/11/2013

Je pense que nous devrions aussi, parallèlement à ces dénonciations de l'entrisme de l'islam, dénoncer parfois les excès du christianisme. Un des points majeurs de contradiction avec les intérêts des citoyens se situe dans l'attitude envers la mort. Pour les Chrétiens, notre vie ne nous appartient pas. Elle appartient à leur dieu, point barre. Et donc, non à Exit partout où c'est possible. Il faut souffrir pour avoir le droit de mourir.
Il faut montrer aux Musulmans qu'il n'y a pas de racisme sous-jacent à la lutte des citoyens européens contre leur religion. Nous sommes contre toutes les religions, et nous les tolérons dans la mesure où elles n'entrent pas en conflit avec nos valeurs. Il se trouve qu'aujourd'hui la contradiction majeure est amenée par l'Islam.

Écrit par : Géo | 07/11/2013

Merci Madame pour cet article Certains Suisses ont peur même de leur ombre alors imaginez leurs peurs irréelles exacerbées par de nombreux médias qui s'en donnent à cœur joie pour rallumer les volcans de haine qu'on croyait éteints.Et c'est pareil pour les deux camps ,de nombreux internautes n'ayant que trop souvent haine et jalousie à partager avec leurs lecteurs
Et le pire c'est que très souvent ce sont les mêmes qui n'hésiteront pas à implorer la pitié de tous pour un animal qui doit être euthanasié
Pourtant il existe une nette différence des vraies valeurs entre Musulmans et ce qui se passe en Suisse,ailleurs je sais pas ,mais chez eux les parents sont respectés et ne sont pas privés de leurs petits enfants comme c'est trop souvent la cas dans notre pays. 
merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 07/11/2013

".... encouragée par le cheminement des partis «Vert et socialiste vers le multiculturalisme»"

Plutôt des partis fossoyeurs de Genève car je ne crois pas qu'il en est de même en Suisse alémanique!

Je me joins au commentaire de Philippe Boehler, Madame Valette pour vous féliciter de cette mise en garde des Frères Musulmans dont les Frères Ramadan sont les principaux meneurs.

Écrit par : Patoucha | 07/11/2013

Merci Madame pour cet article. La manifestation ci-dessous circule depuis un certain temps en suisse romande, que j'appelle "infâme prosélytisme. On ne parle pas des milliers de musulmans tués par d'autres musulmans qui lisent le même coran que tous ces frères et sœurs ! ? Que pensez-vous de cette perpétuelle condescendance des religieux protestants et catholiques ?"

Locaux: Sornetan 
Adresse: Le Rondez 2a 
Lieu: 2716 Sornetan 

Manifestation & Expositions
...car nous sommes tous frères et soeurs
Date: 21.10.13 - 15.11.13 

Genre: 
Description: Cette exposition itinérante propose les portraits de onze femmes et onze hommes de confession musulmane vivant dans les cantons de Berne et du Jura. Chaque portrait comprend des photos en couleurs de la personne présentée dans différentes situations de sa vie quotidienne, ainsi qu'une interview et des informations sur elle.
Ces portraits soulignent la diversité de l'islam tel qu'il est vécu en Suisse, tout en remettant en question certains clichés et idées reçues sur les musulmanes et musulmans.

Objectifs de l'exposition:
Aujourd'hui, la Suisse est une société multiculturelle et multireligieuse. Il s'agit d'un phénomène qui s'est amplifié ces dernières décennies et la cohabitation n'est pas toujours évidente. L'objectif de l'exposition est de montrer que chez les musulmans aussi, la religion ne représente qu'un aspect parmi d'autres de leur vie qet qu'il existe de nombreuses façons de l'interpréter et de la pratiquer.
En présentant les portraits de ces hommes et de ces femmes d'autres cultures et d'autres religions, les Eglises espèrent faire découvrir ce qui nous lie, chrétiens et musulmans des cantons de Berne et du Jura, plutôt que ce qui nous sépare.
Les responsables de cette exposition ont souhaité illustrer les nombreuses facettes de la vie musulmane dans les cantons de Berne et du Jura. Elles ont veillé à ce choisir des hommes et des femmes représentant différents groupes d'âges et des contextes professionnels, sociaux, religieux, ethniques et politiques aussi variés que possible. Plusieurs personnes présentées dans cette exposition habitent notre région.
L'exposition a été conçue par le service Migration des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure, le service "Eglise en dialogue" de l'Eglise catholique romaine de la Région de Berne, l'Eglise catholique-chrétienne du canton de Berne et l'Association Maison des religions - dialogue des cultures.

Écrit par : Jeannotdeschemins | 07/11/2013

La maladie de la soumission à une religion est tellement répandue chez les pauvres humains, qui ne peuvent pas se passer, une fois leur révolte d'adolescents surmontée, d'une autorité parentale à qui se soumettre, que le remplacement d'un Christianisme moribond par un Islam(isme) en pleine gloire, ne fait plus peur à personne. Ou presque. 
L'essentiel est de se soumettre et de pouvoir se décharger de la responsabilité de sa vie, de ses difficultés et des échecs qu'elle entraîne nécessaierment … et de la prolonger de surcroît par une une croyance délirante en un Paradis (celui que nous avons perdu en sortant de l'enfance, diraient certains psychanalystes).

Écrit par : Mère-Grand | 08/11/2013

Le noyautage de toutes les associations mises en place au fil des années dans notre société, quels que soient leurs buts à l'origine, est évidemment une tactique fort payante à une époque où les gens se retirent de plus en plus dans la sphère privée. Il n'y a plus qu'à attendre la création d'un statut de spécial de "Chrétiens musulmans" pour redonner vie à nos Eglises désertées. Je suis à peu près certain que nos autorités religieuses s'en féliciteraient. 
Cette mutation étant évidemment exclue pour des raisons évidentes, c'est plutôt, à long terme, la transformation de nos édifices religieux en mosquées, ou plus vraisemblable encore, le remplacement des unes par les autres, qui est à prévoir. Mais nous ne serons plus là pour nous en mordre les doigts.

Écrit par : Mère-Grand | 08/11/2013

@ Jeannotdeschemins

J'en pense que ces Eglises sont des opportunistes et que leur complaisance intéressée leur reviendra en plein visage. 

J'en pense que les citoyens de ce pays ne réclament pas qu'on leur serine un discours sur la diversité: ils veulent savoir ce que la diversité pense de certains préceptes de l'islam et si elle est partisane de l'offensive islamique dans toutes nos institutions.

Avez-vous déjà vu un leader musulman organiser une expo sur notre beau christianisme à l’intention de ses membres?

Écrit par : Mireille Vallette | 08/11/2013

Avez-vous déjà vu un musulman organiser une expo sur les Lumières ou le rationalisme à l’intention de ses "frères"?

Écrit par : Johann | 09/11/2013

Je suis surpris de la position de Madame le maire de Meyrin qui défend l'abattage rituel quand on sait les souffrances que l'on inflige à l'animal lors de l'égorgement à vif. Le conseiller administratif Tschudi est-il également complice ?

Ce retour à l'obscurantisme m'inquiète!

Écrit par : Galileo | 09/11/2013

Les commentaires sont fermés.

Si vous avez besoin d'une bonne dose de tranquillisant concernant l’islam et les associations musulmanes, précipitez-vous sur «La Suisse des mosquées», dirigée par Christophe Monnot et résultat de cinq enquêtes. Une douzaine de chercheuses et chercheurs sont allés explorer le terrain grâce à la générosité du Fonds national de la recherche scientifique. Ils ont découvert  que le terrain reflétait exactement ce qu’ils pensaient.(1)

Quelle méthodologie ? D’abord, sans le dire, on époussette tout ce qui pourrait gêner la démonstration: le contenu de l’islam littéral, celui des mosquées, le sexisme du foulard et d’autres prescriptions, les revendications réactionnaires, le fondamentalisme des leaders religieux suisses (cf Islamophobie ou légitime défiance?). On évacue l’Europe, les exigences sans fin, les prêcheurs de haine, les déchirements incessants, les émeutes... On oublie le carrousel d’atrocités perpétré dans les pays islamiques et leurs conflits interreligieux. On ignore ce monde qui s’enfonce dans l’obscurantisme. Et il reste un aquarium de poissons multicolores, les mosquées et associations suisses, dont les membres vivraient heureux s’ils n’étaient entourés de tant d'esprits suspicieux.

 

Il existe un coupable majeur, un axiome obsessionnel qui féconde la réflexion des chercheurs: le 11 Septembre, date clé de la stigmatisation des musulmans. Ce qui est une billevesée. Cet attentat a sidéré les populations occidentales, mais elles n’imaginaient pas un instant que « leurs » musulmans pouvaient avoir la moindre sympathie pour les auteurs de cette hécatombe. (1) C’est progressivement, au fil de l’actualité islamique, que la méfiance, voire l’hostilité ont progressivement augmenté, comme le montrent la succession des sondages.

Conte de fées

Monnot3.jpgLeitmotiv de ce conte de fées à prétention scientifique: les musulmans de Suisse forment une telle mosaïque d’origines qu’il est pratiquement impossible de dire «les musulmans». S’ils sont divers, c’est qu’ils pensent très différemment question religion, nous dit une déduction jamais étayée. Donc, notre «mépris», mantra de Monnot, n’a aucun fondement. Nulle frange, nul leader ne mérite le moindre reproche. Il faut que les mahométans luttent pour se faire accepter, reconnaître et rendre visibles en restant pleinement eux-mêmes, sans la moindre concession religieuse. Mais en ne montrant pour l’heure que ce qui peut être accepté par le public.

Parenthèse : je me disais au début qu’il fallait une bonne dose de masochisme pour lire ces 250 pages soporifiques. Au final, elles m’ont beaucoup appris (beaucoup plus que ce que je peux rendre ici) et d’abord que les communautés musulmanes savent de mieux en mieux comment imposer leurs préceptes en douce -ou en douceur- dans l’espace public. L’islamisation à la Suisse est toute de subtilité. 

Les associations religieuses au service de tous !  

 On apprend en passant que deux formes d’identité sont surreprésentées en Suisse romande, le wahhabisme d’Arabie saoudite et l’islam des Frères musulmans. Ce qui n'a apparemment aucune importance. Il faut dire qu’affirmer que la grande mosquée de Genève et le centre de Hani Ramadan en portent une profonde empreinte diminuerait la force de la démonstration. Car dans ce livre, contrairement au mien (Islamophobie...), les leaders sont tous des gentils.

Nos savants nous apprennent que les maisons de quartiers de Genève sont des lieux privilégiés de pédagogie des charmes de l’islam. Les fréquenter, s’y faire accepter comme musulmans, c’est une des stratégies.

Plus généralement, les associations islamiques de Genève s’engagent «dans un but politique et citoyen». Elles ne se préoccupent plus exclusivement de religion, mais fournissent souvent de l’aide bien concrète à tous, notamment dans des associations de bénévoles (où personne jusque-là n’avait eu l’idée de porter sa religion en étendard).

La communication joue un rôle majeur dans ces manœuvres. Un exemple, la fondation de Hafid Ouardiri: «Par le biais d’unesavante utilisation des médias, elle donne une image progressiste de l’islam en Suisse.» Le chercheur admire.

Meyrin championne de la multiculturalité

Un exemple très réussi d’infiltration religieuse est l’Association culturelle musulmane meyrinoise (ACCM), encouragée par le cheminement des partis «Vert et socialiste vers le multiculturalisme». 

L'ACCM enthousiasme nos savants. Elle est animée par des femmes qui à l’interne«organisent des activités sportives, entre elles et pour elles», des cours d’arabe, de Coran, de religion...

Il y a bien eu quelques réticences pour accepter une association religieuse au sein du Cartel des associations communales. Mais une fois acceptées, les musulmanes ont obtenu des victoires tout à fait remarquables. Lors de l’après-midi et la soirée que l’ACCM anime durant la manifestation estivale « Meyrin-les-Bains », l’alcool est banni. Leur soutien à la libido mâle par la couverture du corps et/ou des cheveux ne semble plus choquer. L’aimable mairie prête des locaux pour les cours d’arabe. Enfin, l’ACMM «adopte une modalité très suisse d’autofinancement à l’échelon de la mairie ». Ose-t-on traduire qu'elle reçoit des fonds de celle-ci?

Parmi l'exécutif de la commune, la socialiste Monique Boget et le Vert Pierre-Alain Tschudi font beaucoup pour la cause. Par exemple, lors du bilan du repas de remerciement des bénévoles, la maire s'est inquiété spontanément de l’absence de viande halal. Injustice réparée l’année suivante: la viande rituellement égorgée et religieusement taxée était à disposition.

Ces femmes, nous dit un chercheur, mènent une «lutte de subversion et non de dénonciation». Et cette lutte «va ériger le «religieux» en arme politique et en stratégie de positionnement du champ.» Rassurés?

Cette expérience, se félicitent encore nos savants, illustre «la manière dont l’islam s’empare des valeurs démocratiques comme cadre de référence pour se positionner comme religion publique en Suisse.» Les événements festifs vont permettre de «mettre en scène des pratiques culturelles et religieuses» et «peuvent être transformées en arènes de revendication politique». 

Tel ou tel événement rend par ailleurs concret le «système de hiérarchisation ethnico-racial ou sexué» qui se cache derrière l’«édifice égalitaire formel». Il me semble qu'il affleure de ce charabia comme une méchante critique de notre démocratie.

Au rendez-vous de l'UOIF

Mais aiment-elles la démocratie, nos musulmanes meyrinoises? Elles ont fait une escapade au Bourget en avril 2012 à la grand-messe de l’Union des organisations islamiques de France. L’UOIF est très proche des Frères musulmans, courant totalitaire, misogyne, expansionniste et violent.

La très active secrétaire de l’ACCM, voilée comme la plupart des femmes de son mouvement, est l’épouse de Mourad Dhina, ex-cadre du FIS considéré par beaucoup en Algérie comme un terroriste.(3) Le pays réclame d’ailleurs vainement l'extradition de Dhina qui se dit reconverti en «activiste des droits humains». Le Vert Tschudi a participé à une manif de protestation lorsque les Français l’ont embastillé quelques mois en 2012.

La stratégie des associations vaudoises pour être reconnues

Dans le vaste canton de Vaud, affirme Monnot, les associations sont « presque exclusivement cultuelles ».  Et extrêmement diverses il va sans dire. Une quinzaine d’entre elles se sont unies afin d’entrer dans un processus de reconnaissance officielle de l’islam au même titre que les chrétiens et les juifs. (Cette reconnaissance n’existe pas dans tous les cantons). C’est leur stratégie que Monnot nous décrit.

Il repart en fanfare sur le 11 Septembre et sa conséquence : «Etre musulman est devenu un stigmate sur le plan social». Il constate qu’en Europe, une part importante de ce stigmate se porte sur le voile, alors qu’en Suisse, «les femmes ne vont pratiquement pas à la mosquée». Elles restent à la maison et concourent ainsi à «l’invisibilité» des musulmans, soit «une forme de mépris extrême (…) qui surpasse de loin les formes de mépris par l’insulte, le dénigrement et la dévalorisation».  Question: sont-ce les infidèles qui obligent ces femmes à l’invisibilité du foyer?

L’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM), elle, mise sur la visibilitédans sa route vers la reconnaissance juridique. Elle formule des revendications, mais«dans des termes socialement et médiatiquement acceptables.» On devine que les revendications qui choquent, l’UVAM se les garde pour plus tard.

Ce n’est pas pour pinailler, mais la manière dont Monnot exprime la stratégie de l'UVAM est troublante. L'Union veut «développer une stratégie d’apparenceacceptable», motivée par «des besoins qui paraissent politiquement légitimes ». Des revendications  au caractère pragmatique qui «semble découler d’un meilleur vivre ensemble». Le savant est enchanté de cette habileté stratégique.

En avril 2012, Tariq Ramadan est invité pour renforcer les liens. C'est un succès : 300 hommes et 150 femmes se déplacent.

Au final, le bilan de l'UVAM est encourageant: la presse reprend les communiqués et les journalistes sympathisent. Des conseillers municipaux les appuient, «le parti des Verts étant largement surreprésenté». L’avenir est plein de promesses.

L'avenir s'annonce radieux

Nous cheminons ainsi (dans l’inconscience  totale), «vers un paisiblebouleversement des valeurs». Comme le montre, par exemple, l’expérience meyrinoise qui «encourage la montée d’actes « rituels » et « cérémoniels», transforme «ostensiblement l’ordre social et politique» et «brouille (...) le privé et le public». 

L’exigence de carrés musulmans nous démontrera, se félicitent les savants, que les adeptes du Prophète ne veulent pas d’exception à la règle, mais «changer les règles». Eh oui,  «des lois et règlements devront être aménagés pour accueillir la pluralité religieuse». Et s’il y a résistance des méprisants? La radicalisation menace, répond Monnot. Sous-entend-il que nos musulmans multicolores seraient incapables de se plier à la démocratie? Je trouve son insinuation assez méprisante. 

Une voie prometteuse: les Indigènes de la République

Monnot et un sien collègue français nous gratifient aussi d’une enquête qui prétend comparer «l’institutionnalisation de l’islam» en Suisse et en France. J’avoue que ce chapitre m’a ébahie. D'élogieux passages sont consacrés aux Indigènes de la République, à son égérie Houria Boutelja et à leur tentative de créer un «Printemps des quartiers», soit des soulèvements  à l’image du Printemps arabe qui se déroulait alors. Un mouvement  d’une haine paroxystique de la France.

On rencontre aussi  dans ce chapitre l’ami des Frères musulmans Tariq Ramadan et d’autres de leurs grands copains, l’UAM93 (Musulmans de Seine St-Denis).

Monnot s’active, on l'avait compris d'emblée, à faire place à l’islam sans la moindre exigence. Serait-il en plus attiré par l'extrémisme? 

Je suggère à nos services de sécurités de le surveiller de près...  A moins que la NSA ne soit déjà sur le coup?

 

(1)     Ils ont interviewé d’innombrables responsables qui restent anonymes, peut-être par crainte de  fatwas lancées par les méprisants. Pour leur épargner un tel sort, je ne les nommerai pas non plus hors leur directeur Christian Monnot.

 

(2)     Cf « Islamophobie ou légitime défiance? » où je m’insurge déjà contre cette assertion et donne un indice de sa fausseté par une émission radio de la Suisse romande qui demandait en 2007 à ses correspondantes de France, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne : « De quand date la méfianc ? » L’an 2005 était l'année la plus ancienne citée. Et même Tariq Ramadan reconnaît qu’aux Etats-Unis, la méfiance était nettement moindre au lendemain du 11 Septempre que plus tard.

(3)     Cf « Islamophobie ou légitime défiance »,  p.96. Un rapport de 2004 du Département fédéral de police, précise que le FIS se rallie à l’idéologie des Frères musulmans. « Dans les années 90 déjà, des dirigeants de groupes extrémistes violents algériens (Front islamique du salut/FIS, Groupe islamique armé/GIA) avaient profité de leur exil en Suisse pour acquérir illégalement des armes et des explosifs et pour faire de la propagande. » Et le rapport de citer Mourad Dhina, qui a dirigé au début des années 90 un groupe de sympathisants «dans le but d’apporter un soutien logistique à la lutte menée par cette mouvance contre le gouvernement algérien». Le nôtre, de gouvernement, lui alors interdit de faire de la propagande soutenant la violence.

19:24 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : monnot,recherche |  |   del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook |  | 

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COMMENTAIRES

Merci Madame Vallette. Excellente analyse....Puis-je y ajouter le lien des versets iniques...Ceux dont les musulmans ne parlent jamais....Et pour cause...
Vous devez ajouter le signe nécessaire , triple w avec le point . , avant le lien ci-dessous
metreya.blog.lemonde.fr/2006/10/01/2006_10_les_versets_ini/
....Dans cette optique, les citoyens de Genève pourront méditer sur la position difficile d'un candidat au Conseil d'Etat,Mr Poggia, soumis à l'islam depuis 1997....et sur la manière dont il pourra ou non concilier l'islam et la charia ( loi suprême pour les musulmans) avec les lois civiles de Genève, pour autant qu'il soit élu...

Écrit par : Philippe Boehler | 06/11/2013

Et dire que certains voteraient le musulman Poggia!! Ca doit vous perturber cela aussi, n'est-ce pas?

Écrit par : AVH | 06/11/2013

Ces allusions à Poggia me dérangent. Il n'utilise pas sa religion dans le débat politique et publique, et ni vous ni moi ne savez quel islam il pratique, ni même s'il pratique. Je ne suis pas convaincue qu'il rejette les prescriptions inhumaines ou absurdes de cette religion, mais jusqu'à nouvel avis, je luis fais crédit. 
Son appartenance un parti détestable par son discours anti-frontalier me gêne pour l'heure davantage.

Écrit par : Mireille Vallette | 07/11/2013

Je pense que nous devrions aussi, parallèlement à ces dénonciations de l'entrisme de l'islam, dénoncer parfois les excès du christianisme. Un des points majeurs de contradiction avec les intérêts des citoyens se situe dans l'attitude envers la mort. Pour les Chrétiens, notre vie ne nous appartient pas. Elle appartient à leur dieu, point barre. Et donc, non à Exit partout où c'est possible. Il faut souffrir pour avoir le droit de mourir.
Il faut montrer aux Musulmans qu'il n'y a pas de racisme sous-jacent à la lutte des citoyens européens contre leur religion. Nous sommes contre toutes les religions, et nous les tolérons dans la mesure où elles n'entrent pas en conflit avec nos valeurs. Il se trouve qu'aujourd'hui la contradiction majeure est amenée par l'Islam.

Écrit par : Géo | 07/11/2013

Merci Madame pour cet article Certains Suisses ont peur même de leur ombre alors imaginez leurs peurs irréelles exacerbées par de nombreux médias qui s'en donnent à cœur joie pour rallumer les volcans de haine qu'on croyait éteints.Et c'est pareil pour les deux camps ,de nombreux internautes n'ayant que trop souvent haine et jalousie à partager avec leurs lecteurs
Et le pire c'est que très souvent ce sont les mêmes qui n'hésiteront pas à implorer la pitié de tous pour un animal qui doit être euthanasié
Pourtant il existe une nette différence des vraies valeurs entre Musulmans et ce qui se passe en Suisse,ailleurs je sais pas ,mais chez eux les parents sont respectés et ne sont pas privés de leurs petits enfants comme c'est trop souvent la cas dans notre pays. 
merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 07/11/2013

".... encouragée par le cheminement des partis «Vert et socialiste vers le multiculturalisme»"

Plutôt des partis fossoyeurs de Genève car je ne crois pas qu'il en est de même en Suisse alémanique!

Je me joins au commentaire de Philippe Boehler, Madame Valette pour vous féliciter de cette mise en garde des Frères Musulmans dont les Frères Ramadan sont les principaux meneurs.

Écrit par : Patoucha | 07/11/2013

Merci Madame pour cet article. La manifestation ci-dessous circule depuis un certain temps en suisse romande, que j'appelle "infâme prosélytisme. On ne parle pas des milliers de musulmans tués par d'autres musulmans qui lisent le même coran que tous ces frères et sœurs ! ? Que pensez-vous de cette perpétuelle condescendance des religieux protestants et catholiques ?"

Locaux: Sornetan 
Adresse: Le Rondez 2a 
Lieu: 2716 Sornetan 

Manifestation & Expositions
...car nous sommes tous frères et soeurs
Date: 21.10.13 - 15.11.13 

Genre: 
Description: Cette exposition itinérante propose les portraits de onze femmes et onze hommes de confession musulmane vivant dans les cantons de Berne et du Jura. Chaque portrait comprend des photos en couleurs de la personne présentée dans différentes situations de sa vie quotidienne, ainsi qu'une interview et des informations sur elle.
Ces portraits soulignent la diversité de l'islam tel qu'il est vécu en Suisse, tout en remettant en question certains clichés et idées reçues sur les musulmanes et musulmans.

Objectifs de l'exposition:
Aujourd'hui, la Suisse est une société multiculturelle et multireligieuse. Il s'agit d'un phénomène qui s'est amplifié ces dernières décennies et la cohabitation n'est pas toujours évidente. L'objectif de l'exposition est de montrer que chez les musulmans aussi, la religion ne représente qu'un aspect parmi d'autres de leur vie qet qu'il existe de nombreuses façons de l'interpréter et de la pratiquer.
En présentant les portraits de ces hommes et de ces femmes d'autres cultures et d'autres religions, les Eglises espèrent faire découvrir ce qui nous lie, chrétiens et musulmans des cantons de Berne et du Jura, plutôt que ce qui nous sépare.
Les responsables de cette exposition ont souhaité illustrer les nombreuses facettes de la vie musulmane dans les cantons de Berne et du Jura. Elles ont veillé à ce choisir des hommes et des femmes représentant différents groupes d'âges et des contextes professionnels, sociaux, religieux, ethniques et politiques aussi variés que possible. Plusieurs personnes présentées dans cette exposition habitent notre région.
L'exposition a été conçue par le service Migration des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure, le service "Eglise en dialogue" de l'Eglise catholique romaine de la Région de Berne, l'Eglise catholique-chrétienne du canton de Berne et l'Association Maison des religions - dialogue des cultures.

Écrit par : Jeannotdeschemins | 07/11/2013

La maladie de la soumission à une religion est tellement répandue chez les pauvres humains, qui ne peuvent pas se passer, une fois leur révolte d'adolescents surmontée, d'une autorité parentale à qui se soumettre, que le remplacement d'un Christianisme moribond par un Islam(isme) en pleine gloire, ne fait plus peur à personne. Ou presque. 
L'essentiel est de se soumettre et de pouvoir se décharger de la responsabilité de sa vie, de ses difficultés et des échecs qu'elle entraîne nécessaierment … et de la prolonger de surcroît par une une croyance délirante en un Paradis (celui que nous avons perdu en sortant de l'enfance, diraient certains psychanalystes).

Écrit par : Mère-Grand | 08/11/2013

Le noyautage de toutes les associations mises en place au fil des années dans notre société, quels que soient leurs buts à l'origine, est évidemment une tactique fort payante à une époque où les gens se retirent de plus en plus dans la sphère privée. Il n'y a plus qu'à attendre la création d'un statut de spécial de "Chrétiens musulmans" pour redonner vie à nos Eglises désertées. Je suis à peu près certain que nos autorités religieuses s'en féliciteraient. 
Cette mutation étant évidemment exclue pour des raisons évidentes, c'est plutôt, à long terme, la transformation de nos édifices religieux en mosquées, ou plus vraisemblable encore, le remplacement des unes par les autres, qui est à prévoir. Mais nous ne serons plus là pour nous en mordre les doigts.

Écrit par : Mère-Grand | 08/11/2013

@ Jeannotdeschemins

J'en pense que ces Eglises sont des opportunistes et que leur complaisance intéressée leur reviendra en plein visage. 

J'en pense que les citoyens de ce pays ne réclament pas qu'on leur serine un discours sur la diversité: ils veulent savoir ce que la diversité pense de certains préceptes de l'islam et si elle est partisane de l'offensive islamique dans toutes nos institutions.

Avez-vous déjà vu un leader musulman organiser une expo sur notre beau christianisme à l’intention de ses membres?

Écrit par : Mireille Vallette | 08/11/2013

Avez-vous déjà vu un musulman organiser une expo sur les Lumières ou le rationalisme à l’intention de ses "frères"?

Écrit par : Johann | 09/11/2013

Je suis surpris de la position de Madame le maire de Meyrin qui défend l'abattage rituel quand on sait les souffrances que l'on inflige à l'animal lors de l'égorgement à vif. Le conseiller administratif Tschudi est-il également complice ?

Ce retour à l'obscurantisme m'inquiète!

Écrit par : Galileo | 09/11/2013

Les commentaires sont fermés.

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03/11/2013

Québec: vous avez dit intégration?

 

« C’est là le programme pervers, sadique de tous les totalitarismes religieux ou politiques: que la victime finisse par vouloir le mal qui lui est fait. Qu’elle en vienne à concevoir que cet esclavage est sa liberté. »                     Jack-Alain Léger


Québec : le sexisme de ceux qui dénoncent la Charte «sexiste» [images]

Voir sur Postedeveille les autres images prises sur la page facebook d'une association musulmane québécoise.  Des images plus parlantes qu'un long discours sur le choc de civilisations auquel nous devons faire face.

Natation_Quebec1.jpg

 

Natation_Quebec2.jpg

15:27 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | |

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Commentaires

très intéressant comme d'habitude
aujourd'hui à Genève les Guides et Scouts d'Europe vendaient le calendrier 2014 au Marché de Rive
je l'ai acheté et il y a de très jolies photos de garçons et filles
et il y a les Louveteaux et les Louvettes
je vais essayer de les scanner
pour les transmettre
en avant et TOUJOURS PRET

Écrit par : michèle lagrange 24.08.13 | 16/11/2013

07:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |