20/12/2013

Nouveau déni de l'UNICEF sur les mutilations sexuelles hors Afrique

Le nouveau rapport de synthèse de l’UNICEF n’ose toujours pas aborder la question des mutilations sexuelles au Moyen Orient et en Asie du Sud-Est. Wadi, une ONG irako-allemande, fait pression.Interview.

L’UNICEF a compilé des données recueillies durant 20 ans dans 28 pays d’Afrique et au Yémen. Elle en fait la synthèse dans un rapport publié en juillet 2013. Dans de nombreux pays, une majorité de jeunes filles et de femmes qui ont subi des mutilations n’en voient pas le bénéfice et pensent que cette pratique devrait cesser. Elle se poursuit notamment parce que les mères imaginent que les autres femmes attendent d’elles qu’elles mutilent leurs filles. Comme elles n’en parlent jamais entre elles, elles ne savent pas que beaucoup d’autres femmes n’y sont pas favorables.  De nombreux hommes sont aussi en faveur de la disparition de ce fléau.


Une étape-clé de l’élimination des MGF est donc, selon le rapport, de chercher à rendre visibles les attitudes qui favorisent l’abandon de ces pratiques. Le challenge est de pousser les opposants à exprimer clairement leur opposition.

Le rapport prévoit malgré tout que quelque 30 millions de filles risquent d’être excisées durant la prochaine décennie. Ce nombre ne varie pas depuis des années. Et comme je l’ai démontré, il exploserait si l’UNICEF prenait en compte les pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est. Le rapport n’en dit mot. Pourtant, une ONG qui a révélé le cas de l’Irak, fait campagne pour que l’ONU enquête au Moyen-Orient. 

L’Irak pris en compte

Pour la première fois, le rapport 2013 inclut aussi l’Irak. L’ONG irako-allemande Wadi a joué un rôle majeur dans cette reconnaissance. Elle a commencé ses activités dans le nord du pays en 1993 et constaté qu’une majorité de femmes de cette région étaient mutilées. Le parlement kurde a voté une loi malgré une pétition de 550 islamistes et mollah opposés au projet. Le fléau diminue déjà. 

 

Midwife-Training.jpg

Fin d’un cours de formation de Wadi à Halabja. Ces femmes ont signé un document stipulant qu’elles cesseront les excisions. La formation et le certificat leur permettront d’être nurses et assistantes de soins de base.

Pour autant que je sache, Wadi est la seule ONG qui conteste la focalisation de l’ONU sur l’Afrique. En 2012, elle a lancé une campagne intitulée « Stop MGF-Aussi au Moyen Orient » avec l’ONG néerlandaise Hivos. Elle possède des indices de MGF à Oman, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite et au Koweit. Et considère bien sûr, que le problème est très grave en Indonésie et en Malaisie, comme je l’ai démontré dans un précédent article. Tous sont des pays musulmans.

Oliver Marc Piecha est chercheur à Wadi pour la campagne « Stop MGF-Aussi au Moyen Orient ». Il répond à quelques questions.

-    Considérez-vous que le dernier rapport de l’UNICEF représente un grand pas en avant ?

J’ai critiqué ce rapport, mais en même temps, je dois dire que oui, c’est un grand pas. Je pense que si nous poussons un peu l’UNICEF, le prochain rapport inclura d’autres régions. Nous espérons qu’il comprendra l’Indonésie et d’autres pays asiatiques. Je pense vraiment qu’un débat intéressant commence. Si vous pensez à la situation qui prévalait il y a dix ans, quand personne ne parlait des MGF au Moyen Orient et que tout lien avec l’islam était nié, la situation présente commence à apparaître sous un jour très différent. La prochaine étape est de faire pression sur les organisations internationales pour entreprendre des enquêtes comparables, centrées sur différents pays du Moyen Orient incluant aussi l’Iran.

-  Avez-vous eu des difficultés à faire reconnaître le problème en Irak ?

Au début, nos découvertes ont été mises en doute, il y avait une certaine hostilité. Mais lorsque nous avons convaincu des parlementaires de mettre en œuvre une loi, beaucoup d’autres ont suivi. Le gouvernement du Kurdistan, d’abord hésitant, coopère bien. Un département consacré aux violences domestiques a été créé, la police est formée et, beaucoup plus important, le gouvernement

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Twtakal, Kurdistan. Le chef de ce petit village s'est impliqué dans la lutte contre le fléau. Les excisions ont cessé dans son village, alors qu'elles étaient systématiques il y a deux ans.

 


signale aux TV privées que diffuser nos films anti-MGF est OK. Avec un gouvernement aussi clairement de notre côté, l’UNICEF ne pouvait pas l’ignorer. En 2011, pour la première fois, elle a inclut des questions à propos des MGF dans une enquête. Pour tous ces pays, il s’agit d’une bataille politique, mais je suis assez optimiste.

-  Est-ce que l’UNICEF possède des données sur d’autres pays que l’Afrique?

L’UNICEF  utilise sa propre méthode, MICS (Multiple Indicator Surveys, enquêtes à indicateurs multiples) qui inclut de nombreux sujets à propos de la situation des femmes et des enfants, entre 120 et 130 questions. Les MGF sont l’un des modules. Pourquoi l’UNICEF ne mentionne-t-elle pas d’autres pays du Moyen-Orient ou d’Asie dans ses rapports ?  Parce qu’elle n’a jamais inclut le module des MGF dans ses enquêtes ! Si vous ne questionnez jamais sur ce sujet, vous n’aurez aucun problème officiel de mutilations. A l’inverse, depuis 20 ans, l’ONU inclut ce module en Afrique, elle a donc une foule de de données et elle peut affirmer que le problème est concentré sur ce continent. En ce qui concerne l’Indonésie par exemple, l’ONU sait parfaitement que les MGF sont très répandues.

-  Pourquoi met-elle tant de temps avant de reconnaître ces autres réalités ?

La réponse est complexe. L’ONU a livré une vérité depuis des années à propos de l’Afrique. Pensez seulement à tous ces gens qui ont travaillé dans ce champ depuis si longtemps ! Et tout à coup, elle devrait avouer que le fléau existe aussi ailleurs. Il y a un autre obstacle : pour en savoir plus sur les MGF, l’ONU devrait réexaminer sa méthodologie. Dans les pays du Moyen-Orient, la sexualité est un grand tabou. Par exemple, nous avons des preuves que des hommes ne savent simplement pas que leurs filles et même leur épouse son mutilées. Vous ne pouvez poser des questions sur les MGF dans une région où personne n’est préparé à y répondre. Nous avons besoin d’enquêtes locales qui se focalisent spécifiquement sur cette question. Nous avons aussi besoin de débats, par exemple dans les médias. Nous-même sommes en contact avec des activistes et d’autres acteurs locaux pour entamer ce processus.

-  A votre avis, quand l’UNICEF inclura-t-elle d’autres pays?

Un nouveau round d’enquêtes MICS commencera en 2014. Dans les deux prochaines années, des données vont être collectées dans les Emirats arabes unis, Oman, et les Territoires palestiniens. Le module MGF sera-t-il inclus ? L’UNICEF nous a informés que ce sera le cas pour Oman. Mais qu’en est-il des autres ? Les médias et les ONG doivent mettre la pression ! Le temps du changement est arrivé. L’UNICEF ne peut ignorer plus longtemps le Moyen Orient. C’est un long processus, mais une fois entamé, il ne pourra plus être stoppé.

Pour l’instant, selon la liste que m'a fournie l’UNICEF, le nouveau round d’enquêtes n’inclut ni l’Indonésie ni la Malaisie, qui feraient exploser les chiffres des mutilations.

Prochaine échéance: le 6 févier 2014 pour la Journée internationale Mutilations sexuelles tolérance zéro, un slogan absurde vu l'incroyable et persistante ampleur de ces barbaries.

14:29 Publié dans Mutilations, ONU | Tags : iraq, rapport onu, interview | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | |

Commentaires

Un vif merci pour cette excellent article!
Avez-vous des idées, des documents ou des connaissances pour savoir pourquoi l'Occident ne s'engage pas plus dans la lutte contre les MGF? Je ne parle pas des organisations internationales dont vous nous éclaircissez le fonctionnement mais de toutes les autres possibilités associatives, médiatiques ou politiques par exemple?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20/12/2013

L'Occident s'engage depuis des années, c'est le principal bailleur et depuis 30 ans, je pense qu'il a investi des milliards... pour un résultat que j'estime misérable. Nos pays et leurs ONG, très occupés à battre leur coulpe,ont désappris à s'affirmer et à affirmer leurs valeurs. De plus, comme on prétend depuis des années à ces financiers que les excisions sont en baisse grâce à leur générosité, il est devenu très difficile de dire tout à coup: désolés, on a essayé de le cacher, mais on doit enfin le révéler, les excisions sont bien plus nombreuses que tout ce qu'on vous a affirmé et le travail à accomplir est encore infiniment plus grand.

L'ONU est un organisme très politisé, de plus en plus influencé et même quasi neutralisé- par l'intégrisme islamique de l'OCI (52 pays sauf erreur). Cette organisation est obsédée par l'idée de limiter notre liberté d'expression à propos de l'islam, mais se fiche royalement des barbaries infligées aux femmes dans tant de pays musulmans.

Je terminerai (provisoirement) en disant que si la tradition était de couper un testicule à chaque deuxième garçon d'une famille (par exemple), cette tradition aurait disparu en un clin d’œil après avoir été révélée au grand jour -pour autant qu'on puisse imaginer que des hommes aient pu inventer ça pour eux!

Écrit par : Mireille Vallette | 20/12/2013

A part l'UNICEF et les ONG, que font l'OMS et AMNESTY INTERNATIONAL?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/12/2013

Ils n'osent pas s'affronter à l'islam, et c'est aussi simple que ça depuis que ces organisations existent. Je parle des NU, Amnesty international n'a strictement aucune importance ni aucune reconnaissance.

Écrit par : Géo | 20/12/2013

Je ne vais pas m'exprimer sur ce sujet, je risquerais de devenir très désagréable !!

Peut-on allez plus bas dans la honte ??

Écrit par : Corto | 21/12/2013

"Je ne vais pas m'exprimer sur ce sujet, je risquerais de devenir très désagréable !!"

Voilà un scoop ! Puissiez-vous faire pareil pour chaque sujet sérieux.
Plus clairement dit : vous êtes, Corto, constamment désagréable.

Pour une fois, je mets comme notation : C-

Et libre à vous de continuer de ne pas être désagréable et de revenir à AAA+ pour le bonheur de vos investisseurs.

Écrit par : Denise Park | 21/12/2013

"un slogan absurde vu l'incroyable et persistante ampleur de ces barbaries."

En islam les croyances sont souvent mortelles, au mieux, c'est la torture permanente et l'abêtissement. Ces femmes enchiffonées comme des sacs à pomme de terre sont le symbole du "bon divin" qu'il soit musulman ou autre.

Comment peuvent-elles comprendre que allah, c'est leur mari, pouvant se baigner ou jouer le coq en pâte sur la plage et au bistro, dans la tenue vestimentaire qu'il souhaite ?

Etant donné que les petits musulmans sont éduqués avec le même bouquin à bêtises, le choc des civilisations est incontournable. On peu constater le désastre des religions sur les individus, en Centre Afrique comme dans nos ex pays Libres, ou ailleurs.

La dépendance aux religions rend fou...

Écrit par : Pierre NOËL | 21/12/2013

Denise, vous ne vous méfierez jamais assez des hommes trop lisses et d'aspect doux !

Écrit par : Corto | 21/12/2013

Puisqu'il faut être désagréable, je vais parler des genevois qui accueillent ces centaines d'ong et autres offices sensés défendre les populations mondiales contre les abus, cette population qui mis à part reprendre en boucles les mêmes poncifs que ceux ayant fait la une dans les années 30, ne dit mot concernant les mêmes dérives lorsqu'il s'agit de leurs "alliés" sur le plan moral !

Je vous écrit d'Israël, pays, on ne peut plus démocratique et respectueux des droits de "l'homme" et de la femme, pays victime des restes de ce nazisme international et Genève qui accueille au nom de négociation l'un des responsable de l'attentat de Buenos-Aires ayant fait 85 victimes essentiellement juives sans qu0un seul genevois ne proteste et sans parler du reste, donc je me demande qui est le plus responsable, exemple le Soudan qui siège dans les 3/4 des organisations "bienfaitrices" tout en imposant les mutilations les plus cruelles aux femmes !

A croire que les genevois sont très agréables avec les monstres et que les vagues que cette petite ville provoque, sont de plus en plus rouge-sang !

Comme en 42, lorsque la Croix-Rouge affirmait que les camps était des clubs-meds !

Écrit par : Corto | 22/12/2013

Merci pour votre réponse concernant l'Occident et l'ONU.
Ce qui m'interpelle beaucoup, c'est ce qui se passe dans l'esprit des mères et des grands-mères qui conduisent les fillettes vers l'exciseuse. Comment peuvent-elles avoir leurs ressentis si bannis pour imposer une telle mutilation à leurs propres enfants?
Les pères ne seraient pas forcément au courant. De ce fait, une part du sujet, qui est forcément complexe pour durer depuis si longtemps et être si répandu, dépend des femmes uniquement. Y a-t-il eu des études psychologiques ou autres à ce sujet?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22/12/2013

Comme vous dites, c'est complexe. Les pères ne savent pas forcément que et quand leurs filles sont excisées, mais les futurs maris exigent que leur fiancée le soit. Peut-être eux aussi poussés par la pression sociale, car pour faire l'amour, les hommes préfèrent les femmes non mutilées.

Il existe d'innombrables études sur les mutilations, que vous trouvez sur le site de l'UNICEF, de l'OMS et d'ONG, mais j'en connais peu et pas sur le sujet dont vous parlez. Il existe un reportage d'Envoyé spécial en Indonésie (référence dans mon premier article) où l'on voit à quel point les mères souffrent au moment de faire exciser leur fille, mais combien elles sont heureuses ensuite que ce soit fait, ayant ainsi répondu à ce que la société attend d'elles. On voit aussi un père qui n'a aucune envie de faire mutiler sa fille et des grands-mères qui sont généralement plus attachées à la tradition et qui font pression.

Je pense que toutes les études entreprises pourraient être envoyées à la poubelle si un mouvement de mobilisation des autorités islamiques s'organisait contre ces barbaries. Car d'innombrables musulman(e)s pensent que leur religion les exige. Malheureusement, le succès croissant du fondamentalisme -qui va de pair avec l'exigence d'exciser- ne porte pas à l'optimisme.

Écrit par : Mireille Vallette | 22/12/2013

Excisées, voilées, violées, interdites de presque tout, propriétés de l'homme (d'abord le père, ensuite le mari), toujours coupables… cette situation est une honte pour l'humanité.

Mais le monde s'en fout et la commission des droits humains n'a jamais dit un mot sérieux là-dessus. Evidemment, l'idée d'un boycott des pays qui tolèrent ces crimes contre l'humanité n'a jamais fleuri.

Nous avons besoin de pétrole et il est de bon ton de respecter les coutumes des autres, y compris celle-ci… une honte aussi pour l'humanité dite civilisée !

Écrit par : archi-bald | 22/12/2013

Le monde ne s'en fou pas archi-bald; de mon point de vue, une partie du monde est piégée par les religions, elles ont la même histoire, il suffit d'aller s'instruire sur internet et les documentaires scientifiques. Elles sont toutes issues du monde du plus fort et du plus rusé.

L'invention des divinités à commencé bien avant les Pharaons, peut-être même avant la civilisation des Sumériens. Une petite civilisation datant du début du néolithique du côté de la Turquie a été découverte, (12 à 14 000 ans) il semblerait que des rituels -plus ou -moins religieux avaient lieu déjà à cette époque. Ne pas confondre avec des rituels avec un dieu, ça n'existait pas en ces temps reculés. C'était des rituels en faveurs des astres et des phénomènes climatiques.

Pour éliminer l'islam qui n'est qu'un concept mortifère comme les autres, il faut vous attaquez au christianisme, à la chrétienté en générale et au peuple soi-disant élu. Ces deux dernières religions en particulier la chrétienté ayant été -obligée- de renoncer à sa partie obscurantiste par des révoltes contre les monarchies puisque dieu et le roi sont les mêmes "mon seigneurs" ou altesse royales... etc...

L'histoire de nos ancêtres est truffée de pillages, massacres, tortures, viols et vols de femmes (Harem ou tribus dont le chef avait plusieurs femmes ou femelles) le tout, dans une ignorance totale de l'environnement. Ils ne connaissaient rien du ciel et de la terre, (ils suffit de prendre connaissance des bouquins religieux et des chroniqueurs de l'époque) de la chimie et la physique, quant aux planètes, ils ne faisaient pas la différence entre le scintillement d'une étoile et la brillance des autres astres. (une étoile ne brille pas elle scintille, parmi celles-ci il y a des planètes qui étaient alors inconnues )

Les escrocs nous racontent que celles-ci auraient des influences sur l'être humain qu'elle science! La Lune n'est pas une planète elle a de l'influence en raison de sa distance par rapport à la terre. En tirant des traits sur les comètes, ils se baptisent scientifiques alors qu'en fait ils profitent de la naïveté des gens pour ne pas dire autre chose. Mais bon, ça fait jaser et sa rapporte beaucoup d'argent aux escrocs de toutes sortes...

Pourquoi le vatican et les autres églises du monde collaborent avec l'islam ? Ce sont les mêmes à l'origine. Les chrétiens commencent à se réveiller au travers des Coptes et autres, massacrés en toute impunité. Vous avez vu des chrétiens descendre dans la rue par millions pour stopper ce massacre? Si oui, donnez-moi les liens afin que l'on puisse constater.

Nos ancêtres ont vécu avec des peurs, celle-ci ont été prisent en charge par les rois-dieux de l'ancienne civilisation des Pharaons, transformées en croyances au rois et aux histoires inventées pour dominer les peuplades, entrées de force dans le giron de la civilisation Égyptienne et ce, durant quelques petits millénaires. Cela dit, les rois et leurs "prêtres" ont réussit à organiser les croyances autour des divinités inventées (plus de 1600 selon des Égyptologues) la preuve, que de s'occuper de la peur et de l'ignorance est payante et durable. Aujourd'hui bien des gens croient aux fadaises des religieux, en fonction de leurs appartenances.

Les religions ont besoin de moutons qui croient, mais ne pensent qu'en fonction des bouquins, de cette façon ils sont malléables, manipulables pour les besoins de la cause. Les croyances font des dégâts énormes sur les gens et les peuples, il n'y a qu'à constater l'actualité et les commentaires sur les blogs.

Les mutilations sexuelles font partie de la panoplie des religieux et des croyances comme les massacres et les pillages. La femelle devenue "femme" reste au centre de toutes les religions et concepts mortifères c'est normal, il suffit de regarder les comportements de nos cousins bonobos, chimpanzés et autres gorilles pour comprendre la vie de nos ancêtres à ces époques très lointaines.

Vous aurez compris pourquoi l'Athée est l'ennemi des religieux, c'est inscrit dans tous leurs bouquins, ils peuvent encore aujourd'hui être condamnés à mort dans certains pays, "Z'amis" de l'occident....

Écrit par : Pierre NOËL | 23/12/2013

Je ne sais pas dans quel mesure chaque imam de chaque région prêche l'excision.
Ce que je sais, c'est que certaines femmes savent se rebeller et ne pas entrer dans le circuit des exciseuses. Par conséquent, je me demande comment libérer ces forces de rebellion, non pas tant contre l'imam que contre son conflit intérieur.
Quand vous dites que dans le film en Indonésie les femmes sont soulagées une fois l'excision effectuée, il ne nous appartient pas de dire si c'est parce qu'elles se sentent OK avec la loi où si c'est parce que leur conflit intime s'est consumé.
Cette force de rébellion de la femme, non pas contre quelqu'un mais en faveur d'une impulsion intérieure, ontologique, est aussi à étudier chez nous car on confond souvent la révolte et la rébellion. Se révolter pour pouvoir faire comme les hommes n'est pas pareil à se rebeller pour faire jaillir du fond de soi des énergies féminines d'où l'adage : "Ce que femme veut, Dieu le veut"!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23/12/2013

Si les hommes refusaient d'épouser les femmes excisées, cela changerait. Mais aujourd'hui, c'est le contraire.

Rien n'est dit ouvertement. L'homme veut juste une femme "bien préparée", si possible très jeune. Il paie (il l'achète). Le reste est silencieux.

Écrit par : archi-bald | 23/12/2013

Une fois l'excision pratiquée, la personne qui l'a exécutée dit souvent que "comme cela, c'est plus propre"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/12/2013

ENSEMBLE, STOPPONS LE CAPITALISME, LE COMMUNISME, LE SOCIALISME. OPTONS POUR LE CAPITAL, NOTRE CAPITAL :

* Deux capitaux : la nature, l’Homme
* Deux obligations : préserver, gérer
* Deux moyens : des états intellectuels, un système informatique
* Deux finalités : ni tortures, ni harcèlements
* Deux reconnaissances : mon travail, mes loisirs
* Une mission : mes sécurités et celles des autres

Je travaille :
• j’ai droit à un toit sécurisé, sans bruit.
• J ai droit à des aliments salvateurs.
• J’ai droit à une éducation
• J’ai droit à des soins
• J’ai droit à des loisirs
• J’ai droit à des voyages

• J’ai le devoir de faire mon métier correctement,
• J’ai le devoir de continuer à me former dans ce métier, ou dans un autre, si celui-là ne me plaît plus
• J’ai le devoir de respecter les habitudes alimentaires du pays où je vis, ainsi que ses lois et son projet de société
• J’ai le devoir de donner un peu de mon temps aux autres
• J’ai le devoir de prévenir suffisamment à l’avance l’endroit où je pars en vacances, pour que cette région ou cette nation puisse m’accueillir et garantir mes sécurités physique, alimentaire, sanitaire

Je ne suis plus en phase avec le métier que je pratique :
J'’ai le droit de passer des tests de capacité pour un autre métier de mon choix, et de me former à ce métier pour le jour où une place se libère. je respecte les décisions politiques si cela est un peu long et honore mon emploi en cours.
Je ne suis plus en phase avec le pays où je suis né :
j’ai le droit de demander à un autre pays de m’accueillir, et j’ai le devoir de proposer l’une de mes compétences à ce pays pour travailler dans ce pays.

Je ne veux pas travailler :

Je ne veux pas travailler dans ma patrie :
• j’ai droit à un toit sécurisé, sans bruit.
• J’ai droit à des aliments salvateurs
• J’ai droit à une éducation que je peux refuser
• J’ai droit à des soins
• J’ai droit à des livres
• J’ai droit à des spectacles culturels, sportifs J’ai droit aux sports, aux études
• J’ai droit à savoir pourquoi je ne veux pas de cette société et je peux exiger que ma patrie mette la thérapie nécessaire à ma disposition
• Je n’ai pas droit aux voyages à travers le Monde et à certains biens de consommations

Si je pense être asocial, je peux toutefois aider les autres de temps en temps. Je ne peux pas revendiquer un statut d’artiste ou de sportif pour m’ exonérer de travail, si ce statut ne m’a pas été attribué par le public.

Écrit par : Le Sauder | 26/12/2013

Le Sauder, prochain voyage pour Mars c'est en 2020 pensez-y; en attendant,jouez la bonne partition!

Écrit par : Pierre NOËL | 29/12/2013

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