13/05/2016

Loin du dogme, un livre décoiffant autopsie la mort de Mahomet

À partir d’un épisode apparemment anodin du récit musulman, une professeure de littérature et civilisation conduit le lecteur à des remises en question vertigineuses.


hela ouardi,les derniers jours de mahomet

Hela Ouardi, chercheuse tunisienne, a revisité la fin de vie de Mahomet à partir de sources exclusivement musulmanes, sunnites et chiites. Si l’on s’intéresse à l’histoire de l’islam, «Les derniers jours de Mahomet» représente une riche découverte.

Selon la tradition, Mahomet a vécu 15 jours de douloureuse agonie. De quoi est-il mort? Empoisonnement par une juive (trois ans auparavant) ou pleurésie? Quel âge avait-il? Comment la désignation d’Abu Bakr, père de la favorite Aïcha, s’est-elle imposée? L’auteure décrit le jeu des alliances entre père et fille, entre successeurs présumés, et les contradictions, les trous noirs, les amnésies suspectes, les petits complots, l’absence de certains protagonistes à des moments-clé. Le prophète, en état de faiblesse, est constamment irrité par la désobéissance de sa famille et de ses compagnons les plus proches.

Le premier étonnement en lisant cet ouvrage est le constat du caractère humain, trop humain, du prophète et de son entourage.

Le deuxième étonnement, moins grand tout de même, est la minutie et le nombre de récits rapportés par la tradition, qui contrastent avec la quasi absence de sources non musulmanes. Aucun document ni trace concrète contemporaine de la vie du prophète n’a été retrouvé.

Au début de cette lecture, on se pose la question du sens de cette description pleine de détails de l’agonie du prophète. Mais progressivement, l’auteure en déduit, avec grâce et subtilité, des «questions vertigineuses».

Un point-clé est l’absence de désignation de son successeur par Mahomet. À partir d’indices convergents, Hela Ouardi pose cette hypothèse: Mahomet n’aurait pas voulu créer une religion, mais annonçait l’apocalypse, l’arrivée du Messie. Une phrase qui lui est attribuée le suggère: «Par Celui qui tient mon âme en Sa main, la descente de Jésus fils de Marie est imminente.»

Jésus davantage cité dans le Coran que Mahomet

Dans cette optique, l’islam religion universelle aurait été inventé après la mort de son prophète par le deuxième calife Omar qui a régné de 634 à 644 et par les califes omeyyades. Abu Bakr n’a exercé le pouvoir que deux ans (632-634).

L’une des rares références non musulmanes au prophète évoque un échange qui daterait de juillet 634 (Mahomet est censé être mort en 632) entre un juif rabbinique et son frère. Selon cette source, le prophète «proclamait la venue du Messie». Autre exemple: un graffiti datant de 644 mentionne Omar mais pas Mahomet, et ne comporte aucune formule religieuse.

«Si le prophète annonçait la fin des temps, interroge l’auteure, pourquoi aurait-il créé une nouvelle religion?»

«Le Coran n'apporte que peu d'éléments biographiques concernant Mahomet», rapporte Wikipédia dans une synthèse qui rejoint en plusieurs points importants la vision de Hela Ouardi.  «Il n'est d'ailleurs cité que quatre fois dans ce texte alors qu'un personnage comme Jésus, appelé Isa, l'est une douzaine de fois, et en utilisant des titres plus prestigieux que ceux de Mahomet, tels que celui de «Messie» et d'«Esprit de Dieu » (sourates 4 et 91).»

Des événements liés à la mort du prophète amènent de l’eau au moulin de l’auteure. Le corps de Mahomet n’a été enterré que plusieurs jours après sa mort, en état de putréfaction. «L’explication la plus répandue est que les musulmans n’enterrent pas immédiatement Muhammad, car ils sont persuadés qu’il va ressusciter(…)» Lorsqu’il est clair que la fin des temps n’est pas pour tout de suite, les compagnons sentent le danger.

Une idée formidable: le califat

L’absence de succession de Mahomet mettait l’islam en danger mortel. Les prétendants à sa succession l’ont probablement réalisé. La nomination d’Abu Bakr comme successeur ne doit rien à une quelconque décision du prophète, mais aux alliances et complots de ses épouses et à l’action de ses compagnons.

Les deux hommes ont imaginé une institution: le califat. «Cette institution califale, si puissante symboliquement, s’est déployée dans les interstices du texte et les non-dits du Prophète. C’est bien elle, notamment sous le pouvoir impérial des Omeyyades, qui a façonné l’islam et affirmé son caractère universel.» Pour asseoir leur autorité politique et fonder la théocratie naissante, les premiers califes utilisent des versets et des dits du prophète qui ne seront formalisés que beaucoup plus tard. «Ne sont-ils pas finalement les fondateurs véritables d’une nouvelle religion qu’ils doivent reconstruire sur les ruines d’une croyance primitive qui s’est effondrée brusquement à l’instant même où Muhammad est mort?»

hela ouardi,les derniers jours de mahomet



De l’absence de sources historiques attestant du rôle du prophète durant sa vie et quelques dizaines d’années après, Hela Ouardi déduit que pour les premières générations, le prophète n’était probablement pas l’objet d’un culte sacré. «Cette subversion originelle serait restée enfouie dans l’inconscient collectif des musulmans et expliquerait, à notre avis, comme dans un retour du refoulé, l’obsession du blasphème chez les musulmans aujourd’hui.»

La religion pour légitimer le pouvoir

Le rôle de Mahomet, figure religieuse vénérée, pour ne pas dire idolâtrée par les musulmans, de même que le culte de sa famille et de ses compagnons prennent forme sous le règne du calife omeyyade Abd al-Malik arrivé au pouvoir en 685. Il forge les contours cette religion afin de renforcer son pouvoir face à la rébellion. C’est aussi à cette époque que serait fixé un texte du Coran qui permet de légitimer le nouveau pouvoir politique. La dynastie abbasside qui succédera aux Omeyyades parachèvera l’histoire de l’islam et la vie du prophète telles qu’elle seront enseignées au cours des siècles.

Comme l’ont remarqué de nombreux historiens, l’abondance des informations, leurs contradictions, leurs versions divergentes voire antagoniques, de même qu’«un brouillage chronologique généralisé» (Ouardi) ne permettent pas d’établir une biographie crédible des débuts de l’islam et de son prophète. Celui-ci apparait tour à tour comme un homme cruel, auteur de massacres, qui fait torturer à mort un juif pour lui fait dire où est caché un trésor et commandite l’assassinat de poètes qui se sont moqués de lui, ou inversement un homme bon, père de famille attentif, indulgent envers des gens qui ont tenté de l’assassiner.

Traiter le dogme religieux pour ce qu’il est, une construction, conduit au rejet immédiat par l’orthodoxie musulmane. Pourtant, «(…) dès qu’on commence un travail critique sur les sources musulmanes, il devient impossible d’écrire une seule ligne sur la biographie du prophète.» Au final, la tradition «est accrochée à des chaînes de transmission aussi évanescentes que des cordes de fumée».

Ces réalités conduisent des historiens à contester l’existence même du prophète.

Hela Ouardi ne va pas jusque-là, mais n’en est pas très éloignée. Pour asseoir une vision plus historique de son vaste sujet, elle compte sur les découvertes épigraphiques qui s’annoncent, de nouvelles fouilles archéologiques et l’étude de documents et chroniques ignorés jusqu’ici. Pour elle, ces éléments «sont en train d’introduire une véritable ‹révolution copernicienne› dans la connaissance de l’islam primitif. Une réécriture de l’Histoire est en marche (…)»

Les derniers mots de sa démonstration, «à suivre…», suggèrent qu’elle compte participer à cette réécriture et nous en faire profiter. On attend impatiemment.

Reste aux principaux intéressés à se pencher sur ces travaux novateurs et à entrer dans un débat qui intègre les découvertes scientifiques. Or aujourd’hui, de nombreux intellectuels musulmans et l’ensemble des religieux souffrent d’«une sorte d’autisme les pousse à rejeter en bloc toute vision critique de leur histoire».

L’ouvrage, pas encore traduit en arabe, a été fort mal accueilli par les tenants de la tradition intouchable, mais très bien par la presse «laïque» francophone. Il a été interdit au Sénégal.

«Les derniers jours de Muhammad», Hela Ouardi, éd, Albin Michel, 268p.

Quelques autres approches novatrices évoquées dans ce blog:

Mahomet, un éclairage historique

Si Mahomet a existé, il est né à Pétra et non à La Mecque

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12:45 Publié dans Histoire, Livres | Tags : hela ouardi, les derniers jours de mahomet | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | |

Commentaires

Moïse n'a pas existé; Jésus n'a pas existé; Muhammed n'a pas existé... Et aucun des trois, s'ils avaient existé, n'avait l'intention de créer une religion. Les mythologie sont des croyances. Ulysse, qui portait aussi le nom de Personne, est devenu un personnage incontournable de la mythologie grecque...et actuelle. L'anonymat y est requis. Les grandes figures historiques ne souffrent pas de l'élitisme de nos élus. A part ça, si aucune religion ne peut prouver l'existence de son créateur d'origine c'est que le plurithéisme a droit à toute sa légitimité. A chacun sa croyance et qu'on lui foute la paix... Tous les dieux se valent mais certains plus que d'autres à cause de leur effet mode...(voir nos grands créateurs de mode qui sautent sur l'occasion pour donner du glamour et du luxe au voile et au burkini). Ce ne serait pas si grave que cela, si derrière tout ça, il n'y avait de vrais assassins, de vrais gourous dogmatiques, de vrais salauds qui exploitent le filon religieux pour assouvir leurs vices et crimes en tous genres...

Écrit par : pachakmac | 13/05/2016

Si Mahomet a vraiment dit: "la descente de Jésus fils de Marie est imminente", alors il s'est fourré le doigt dans l'oeil jusqu'à la moelle épinière.

Le Coran attribue à Mahomet (ou à Gabriel, ou à Dieu) cette autre pensée: "Qui pourrait empêcher Dieu, s’il le voulait, d’anéantir le Messie, fils de Marie, ainsi que sa Mère et tous ceux qui sont sur la terre?" (sourate V, verset 17 ). Ce qui irait plutôt dans le sens de la thèse défendue par Hela Ouardi, à savoir que Mahomet considérait la fin du monde comme pouvant survenir à n'importe quel moment). Peut-être faut-il même franchir un pas supplémentaire: qui nous dit que Dieu n'a pas déjà anéanti Jésus, ce qui expliquerait qu'il ne soit pas revenu sur terre et qu'il soit devenu inutile de l'attendre?

Le califat, chez les musulmans, est à rapprocher de la papauté chez les catholiques.

"L’islam religion universelle aurait été inventé après la mort de son prophète". On peut en dire autant du christianisme, religion universelle inventée après la mort de Jésus par l'apôtre Paul (qui n'a pas connu Jésus) et par les nombreux auteurs des Évangiles (nombreux parce qu'on ne les compte pas, ceux qui ont contribué à la rédaction du selon Marc, du selon Matthieu, du selon Luc et du selon Jean, notamment en vue d'harmoniser les trois synoptiques). Le christianisme aussi est "une construction". Si l'empereur Constantin (272-337) , fervent adorateur du Sol invictus, a finalement choisi de s'y rallier, ce fut pour mieux asseoir son pouvoir (en d'autres termes: pour des raisons politiques).

Tôt ou tard, l'islam et le christianisme seront reléguées au rang de mythologies et nos descendants souriront à l'idée que nous ayons pu leur accorder le moindre crédit, tout comme nous sourions à l'idée que les anciens Égyptiens, Grecs, Romains ou Scandinaves aient pu rendre un culte à des déités telles que Râ (le soleil), Zeus, Jupiter, Odin ou Thor.

Écrit par : Mario Jelmini | 13/05/2016

@ pachakmac
Je ne comprends pas très bien où vous voulez en venir. Je relèverai seulement «A chacun sa croyance et qu’on lui foute la paix». J’approuve pleinement.

Si les dévôts musulmans nous foutaient la paix en cessant de nous imposer des préceptes du VIIe siècle. S’ils cessaient de nous imposer le port de vêtements qui symbolisent la discrimination et le malheur qu’ont les hommes musulmans de ne pouvoir maîtriser leur libido, si les mêmes mangeaient leur halal ou leur nourriture sacrée sans rien imposer aux autres, s’ils acceptaient les règles de soin de l’hôpital, s’ils cessaient de nous prendre pour des imbéciles en nous expliquant que l’islam est merveilleux bien que tous les pays musulmans démontrent le contraire, s’ils cessaient de traiter d’islamophobes tous ceux qui se plaignent de ces comportements, si leurs imams cessaient de mentir sur leurs textes et de ne pouvoir condamner des atrocités telle la lapidation, si… si.. s’ils comprenaient enfin que s’ils sont stigmatisés ou discriminés, c’est justement parce qu’ils imposent tout ça partout où ils s’implantent…

Je leur foutrais la paix avec enthousiasme!

Écrit par : Mireille Vallette | 13/05/2016

Evangiles parlant il est enseigné qu'il faut juger de la valeur d'un arbre à son fruit.

Qui vient demander de l'aide à autrui: les chrétiens de nos pays aux musulmans ou, notoirement en ces temps de migrations, les musulmans de leurs pays aux chrétiens de nos pays?

Jésus, historique ou non, peu ou prou: la lecture des évangiles nous parle ou non mais, depuis longtemps, sans être imposée

contrairement à ces enfants musulmans retenus de force sur leurs bancs condamnés à marmotter le coran...

Chiffomania, contraintes, abattage rituel (ne concerne pas que les musulmans)... Des médecins assurent que la viande abattue rituellement est plus saine à la digestion... quant à choisir: faire souffrir abominablement les animaux ou renoncer à manger de la viande?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/05/2016

Que vienne donc ce temps béni où toutes ces foutaises de croyances seront loin derrières nous Humains, enfin rassemblés dans une entraide salutaire pour le peu de temps que dure notre seule vie !

Écrit par : Denis Gaumond | 13/05/2016

"Empoisonnement par une juive trois ans auparavant "

Rien que cette ligne ne mérite pas qu'on s'y intéresse!

Cette prof aurait dû s'intéresser à l'excellent documentaire: Mahomet ainsi qu'à ce qu'en dit le site d'histoire Herodote! Mahomet est mort d'une très forte fièvre! Mais comment en tant qu'arabe musulmane tunisienne, ne pas accuser et mettre les juifs à tous leurs malheurs!

Écrit par : Patoucha | 14/05/2016

@ Patoucha.
Rendons à Mahomet cette justice qu'il a exonéré les juifs de toute responsabilité dans la mort du Christ: “Ils [les Juifs] ne l’ont pas tué [le Messie, Jésus, fils de Marie], ils ne l’ont pas crucifié, c’était seulement quelqu’un d’autre qui lui ressemblait. (...) En réalité, ils ne l’ont pas tué mais Dieu l'a élevé vers lui” (sourate IV, versets 157-8). De ce passage, je déduis que Mahomet était en réalité un juif chrétien et qu'en plein accord avec la thèse de Mme Ouardi, il n'avait pas l'intention de fonder une religion.

@ tous.
D'une manière générale, mes commentaires ont pour but de montrer que l'on peut faire dire aux textes (en particulier au Coran) n'importe quoi (tout et son contraire) et que les croyants (en particulier les musulmans) ont tort de leur accorder une valeur absolue car cela aboutit à des aberrations du genre obligation de porter un foulard ou interdiction de serrer des mains.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/05/2016

"Mahomet n’aurait pas voulu créer une religion, mais annonçait (...) l’arrivée du Messie". En particulier, Mahomet aurait dit: "La descente de Jésus fils de Marie est imminente". La preuve est donc faite: Mahomet était chrétien.

Par ailleurs, il est de notoriété publique que Jésus était musulman. N'est-il pas écrit: "Jésus, fils de Marie, dit:

Écrit par : Mario Jelmini | 14/05/2016

Ci-dessous, reconstituée, la suite (à partir du 2e §) et la fin de mon commentaire, qui a été tronqué.

Par ailleurs, il est de notoriété publique que Jésus était musulman. N'est-il pas écrit: "Jésus, fils de Marie, dit: >” (Le Coran LXI:6)? La prophétie de Jésus trouve confirmation dans ces cinq versets du Nouveau Testament: Jean 14:16, 14.26, 15:26, 16:7 et 16:13).

Ainsi donc, Jésus était musulman et Mahomet chrétien: c'est le serpent qui se mord la queue. Ce serpent, ne s'agirait-il pas de "l’antique serpent, qui est le diable et Satan" (Apocalypse 20:2)?

Bel imbroglio, en vérité. Pourquoi? Dans quel but? Qui tire les ficelles? La réponse, comme toujours, se trouve dans la Bible: “Et toi, Éternel, tu te ris d'eux, tu te moques de toutes les nations” (Psaumes 59:8 ou 59:9, selon la numérotation adoptée). Car "il [Dieu] se rit de la détresse des innocents” (Job 9:23; c'est Job qui parle).

@ Myriam Belakovsky.
"renoncer à manger de la viande": les mêmes médecins déconseillent fortement le véganisme, source de carences.

Écrit par : Mario Jelmini | 14/05/2016

Alors quoi? Jésus musulman..... Mahomet chrétiens...... Mais nous avons là un des plus fameux connaisseurs en histoire rocambolesque des piliers des "religions".....MDRRRR

Écrit par : Patoucha | 15/05/2016

@farceur..... Vous avez omis de nous dire lequel du "chrétien" oú du "musulman" à écrit.... la Bible judaïque!?

Écrit par : Patoucha | 15/05/2016

L'homme descend du singe, la femme de l'arbre. Voilà le résumé des fables religieuses avec la spiritualité sans fond ni fondements.

*L*

Écrit par : Pierre NOËL | 14/05/2016

http://www.islam-et-verite.com/deuxieme-lettre-ouverte-au-pape-francois/

.../...

Une partie de la lettre du Père Pagès au premier sinistre et ministre Valls, le reste très intéressant, est dans le lien.

""Feu Hassan II, roi du Maroc et Commandeur des croyants, reconnaît : « Je ne suis pas un chef d’État laïc car à partir du moment où on est musulman, on ne peut pas être laïc. En réalité, tous les chefs d’État du monde musulman, je ne dis pas arabe, ne sont pas des chefs d’État laïcs. Et quand ils disent qu’ils veulent être laïcs, je dis qu’ils ne sont plus musulmans, car le droit musulman nous colle à la peau, qu’on le veuille ou non, tant au plan du droit public que sur le plan du droit privé. » (http://ahp.li/81c560e509fdfcb3ef04.mp4)

Qui nous dit la vérité, vous, ou le Commandeur des croyants ? ""

http://www.islam-et-verite.com/

A noter que le site du Père Pagès est considéré comme dangereux par fesse de bouc. Allez savoir pourquoi, non croyant et le lisant assez régulièrement, il n'y a pas d'appels aux meurtres, de lapidation, d'égorgement, ou d'esclavage comme en islam?. Merkel fait débloquer 93, 6 milliards d'€ pour accueillir 1,8 millions de migrants en partie musulmans, elle représente le nouveau danger Allemand et l'implosion de l'UE.

Nous avons le bel islam, la belle Europe, le bel enfer, le beau paradis et les beaux tribunaux que demande le peuple?

Désolé d'être "un peu" hors sujet.

Écrit par : Pierre NOËL | 16/05/2016

Un point troublant est que Jésus lui-même n'aurait pas voulu créer une religion et que l'on annonçait la fin du monde notamment par la peur causée par de très violents séismes qui allaient jusqu'à desceller les pierres tombales en même temps que l'on attendait la venue du Messie.


Lorsque Pierre reconnaît en Jésus le Messie il faut prendre garde car des "messies" chefs de réseaux (comme les Résistants français en cours de seconde guerre mondiale) luttaient contre l'Occupation romaine... (Jésus et Israël, Jules Isaac Fasquelle

Les évangiles sont clairs qui font dire à Jésus qu'il ne vient pas pour les bien-portants, qui n'ont pas besoin de médecin, mais pour les malades.

On ne voit aucun "miracle" faisant repousser un membre à un amputé et la mort peut désigner un état d'être particulier propre à quelqu'un qui ne suit pas la loi autrement dit qui "tourne le dos" à Dieu avec, en retour, un sentiment de mort (Lazare, de quelle "résurrection parle-t-on sinon d'une "relevée" c'est-à-dire par l'intervention de Jésus un passage de l'ombre à la Lumière: signifié dans la Bible par ce mot qui la parcourt: RETOUR (les chrétiens diront "conversion" soit revirement fondamental).
Tous "miracles" ou "guérisons miraculeuses évangéliques sont à entendre "psychosomatiques".

A preuve, à Lourdes, depuis la médecine psychosomatique, plus de guérisons inexplicables.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 16/05/2016

@ Patoucha.
"(...) lequel, du "chrétien" ou du "musulman", a écrit... la Bible judaïque?"
Pour les juifs, le Tanakh (la Bible hébraïque) est la parole de Dieu. Pour les chrétiens, la Bible est la parole de Dieu. Pour les musulmans, le Coran est la parole de Dieu. Si tous ces textes étaient véritablement la parole de Dieu, il faudrait en conclure que Dieu se fout du monde. Pour ma part j'ai étudié l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran et j'en ai conclu que tous ces textes sont nés de l'esprit fantasque d'une série d'individus qui ne se foutent pas seulement du monde mais aussi de Dieu.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/05/2016

@ Myriam Belakovsky | 16/05/2016.
Je souscris entièrement à votre commentaire.

En ce qui concerne plus particulièrement les miracles accomplis par Jésus, il est vrai que ceux-ci interpellent. Ainsi, les Évangiles attestent que Jésus a rendu la vue à des aveugles, l’ouïe à des sourds et la parole à des muets. Ces aveugles, auxquels Jésus a rendu la vue, ces sourds, auxquels il a rendu l’ouïe, ces muets, auxquels il a rendu la parole, d’où venait leur infirmité? Dieu fournit lui-même la réponse: “Qui rend muet ou sourd, capable de voir ou aveugle? N'est-ce pas moi, l'Éternel?” (Exode 4:11). Ce que le Coran XLVII:23 confirme en ces termes: “Il [Dieu] les rend sourds et aveugles” (dans certaines traductions, on trouve “muets” au lieu de “sourds”). Alors, Père et Fils complices? Drôle de petit jeu, en tout cas: je te rends celui-ci aveugle et toi, tu me le rends voyant. Ça sent la combine à plein nez...

Pour moi, tous ces miracles sont des tours de magie. Or quel est, selon la Bible, le sort réservé aux magiciens après leur résurrection? Apocalypse 21:8 fournit la réponse: “Quant aux (...) magiciens (...), leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort” (voir aussi Apocalypse 22:15 et Exode 22:18). Pauvre Jésus: son sort est réglé. Ressuscité avant l’heure, c’est en enfer que se poursuivent actuellement ses souffrances. Il faut se faire à l’idée: il ne reviendra pas sur terre.

Pour illustrer l'admirable cohérence des Écritures, citons encore Jean 9:39:
“Puis Jésus dit: >”. Et le Coran XVII:72 d’apporter la précision suivante: “Quiconque aura été aveugle ici-bas sera aveugle dans la vie future”. Ce qui vaut pour les aveugles vaut certainement aussi pour les sourds, les muets, les trisomiques, les becs de lièvre, les pieds bots, les nains, les dépressifs, les anorexiques, les obèses, etc.

Il y a de quoi se réjouir. Comme l’a écrit l’apôtre des gentils: “Que la joie de l’espérance soit en vous” (Romains 12:12).

Écrit par : Mario Jelmini | 16/05/2016

À l'avant-dernier paragraphe de mon dernier commentaire, ligne 2, il faut lire:
"Puis Jésus dit: < Je suis venu dans ce monde (...) pour que ceux qui voient deviennent aveugles >". Et le Coran XVII:72 d'apporter...

Écrit par : Mario Jelmini | 17/05/2016

On trouve également dans la Bible le verset prometteur suivant, Dieu parle: "Je serai la carie de tes os (...)"!

Mais on ne devrait plus appeler "magique" (au rayon des sorciers!) ce que l'on ignore.

Une guérison authentique, je suis en mesure de l'affirmer. Suite à un épisode psychanalytique une personne délivrée d'un état d'angoisse qui l'habite dès sa petite enfance se rend en consultation chez son médecin. Pour la première fois de sa vie, elle a environ trente ans, elle n'est plus anémique.

La conséquence de l'épisode psychanalytique l'ayant délivrée de son sentiment/état d'angoisse cette personne, pour la première fois de sa vie, avait cessé de se "faire du mauvais sang":

foi de Lacan!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/05/2016

"Si tous ces textes étaient véritablement la parole de Dieu, il faudrait en conclure que Dieu se fout du monde."

Bien que je nourrisse une tendresse toute particulière à l'endroit du judaïsme dont je résume la philosophie à "vivre et laisser vivre" car il ne se livre à aucun prosélytisme, source du malheur sur terre, j'arrive à une conclusion assez voisine de la votre.

Pourquoi voudriez vous qu'un Dieu infaillible et créateur de tout ce qui est se soit embarrassé de portes paroles humains alors qu'il lui était si simple de bidouiller notre logiciel de manière à ce que nous passions notre vie en prière ou autre bondieuseries si tel avait été son bon plaisir ? Quitte à nous laisser le libre arbitre pour le reste ?

Donc exit les prophètes, je n'y ai jamais cru.

Par ailleurs, n'est ce pas déjà, pour un croyant, que commettre un blasphème que d'imputer à un Dieu infaillible, du fait de la maladresse ou bien de la stupidité de sa créature, une erreur qui nécessiterait d'être corrigée par un testament.2 voire .3 ?

J'en reste donc, dans l'idéal, à vivre et laisser vivre.

Écrit par : Giona | 18/05/2016

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