16/09/2016

La gauche affaiblit la démocratie et façonne un Etat théocratique

L’utopie de l’après 68 est culturelle. Les minorités ont remplacé le prolétariat et les partis conservateurs n’ont plus droit de cité. Mais les citoyens qui refusent la disparition programmée de leur culture résistent.


Vous est-il arrivé de penser à un ouvrage dix fois par jour, tous les jours, pendant des jours ? C’est mon cas avec «Le multiculturalisme comme religion politique» de Mathieu Bock-Côté. J’y pense en parcourant les médias, en découvrant telle nouvelle statistique sur les discriminations, en entendant un 140'000e interview sur la crise migratoire et l'égoïsem européen.

Que savons-nous des nouveaux dogmes de notre société? Notre passé implique une pénitence assidue, être patriote est raciste, rester attaché à son patrimoine culturel est réactionnaire, applaudir la diversité est obligatoire… Et la gauche mène le bal! Dans un essai saisissant, Mathieu Bock-Côté lie ces attributs de la «société diversitaire» au type de démocratie que dessine la gauche depuis les années 70.

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La gauche a constaté l’échec du marxisme traditionnel. Elle a abandonné sa croyance dans le potentiel révolutionnaire du prolétariat et dans l’idée de renverser le capitalisme. La politique est cependant toujours vue comme «activité rédemptrice faite pour régénérer l’humanité et la délivrer du mal».

Son nouveau combat, sa nouvelle utopie sont culturels. L’égalitarisme en est la valeur-clé, les minorités et leurs droits brillent au firmament de son projet politique. La majorité blanche et hétérosexuelle marquée du sceau infamant de sa domination passée et présente doit se dissoudre. La modernité vue de gauche s’exprime par une critique obsessionnelle de la civilisation occidentale et de son histoire, par la célébration de la multiculturalité, de l’ouverture aux autres, par la reconnaissance des droits des minorités ethniques, culturelles, sexuelles.

C’est une société dénationalisée, vidée de ses traditions, où l’école ne transmet plus la culture du pays et bien peu les connaissances, mais diffuse la haine de soi. Une école qui disqualifie de plus en plus les institutions et valeurs traditionnelles: famille, travail, mérite, autorité, différentiation sexuelle, patrimoine. Tout doit être déconstruit, «plus rien ne tient, le monde est friable».

Cette idéologie entraîne l’affaiblissement du politique et de ses institutions.

La droite tient la plume de la gauche

Pourquoi attribuer cette évolution à la gauche alors que la droite est si souvent au pouvoir? Parce que la droite a adhéré à cette idéologie. Elle a «entrepris de transcrire dans le droit et les institutions les revendications culturelles issues de mai 1968». Elle renonce à faire autre chose qu’une «application modérée des principes de la gauche idéologique dans sa pratique gouvernementale».

Elle capitule devant la défense des valeurs traditionnelles ou la question nationale, elle rejoint le discours «humaniste» à propos de l’immigration. «La droite occidentale (…) devenait un autre parti progressiste. Il ne lui restait plus qu’à occuper la seule case du libéralisme gestionnaire.» Et ceci sous peine de diabolisation telles les accusations de «lepénisation » -en Suisse blochérisation- ou «de faire le jeu de l’extrême droite».

Mais qu’implique l’idéologie de cette «société diversitaire»?

- Une vision hypercritique de notre passé vu au travers du prisme des discriminations. Ce passé exige une constante repentance, voire des excuses et des demandes de pardon officiels. Pour résumer une citation d’Alain Finkielkraut, il existe plein de détectives qui poursuivent «une même et implacable enquête: l’étude des méfaits commis depuis que le monde est monde par les hétérosexuels d’Occident».

- La vision du présent comme un vaste système de domination. Tout doit être passé à la moulinette: place de l’«étranger», race, sexe, âge, orientation sexuelle, sous l’angle de la discrimination et de l’exclusion. Il faut documenter, mobiliser les sciences sociales, entreprendre des recherches, élaborer des statistiques, engager de multiples projets qui rendent transparents les mécanismes de domination et l’hégémonie de l’homme blanc occidental. Et créer des institutions publiques qui les combattent: organismes antiracistes, services d’intégrations, de représentation des minorités. Et dès la petite école, promouvoir la diversité, éduquer au pluralisme, à l’antiracisme…

Bock-Côté cite Patrick Simon pour lequel il faut «rendre concret le système de hiérarchisation ethnico-racial ou sexué masqué derrière l’édifice égalitaire formel». C’est la citation qu’a choisie la «chercheuse» Eva Marzi dans «La Suisses des mosquées», à propos d'un groupe de militantes islamiques de la périphérie genevoise. L’ouvrage, qui résume cinq enquêtes, colle parfaitement aux thèses de Bock-Côté.

L’hégémonie de la «sociologie anti discriminatoire» comme savoir étatique est acquise.

- La négation de la patrie, le rejet de l’Etat nation. Ces notions sont disqualifiées, comme l’est l’aspiration des peuples à se gouverner eux-mêmes. «Les valeurs encore hier prises en charge par l’ensemble des institutions sociales» en sont expulsées.

- La disqualification de la souveraineté populaire et la judiciarisation du politique. Permettre au peuple de s’exprimer, c’est prendre le risque qu’il conteste des éléments de la société diversitaire. Au contraire, mitonner des législations nouvelles et s’adresser à des juges pour faire avancer la cause permet d’engranger les succès: de nouveaux droits pour les uns, de nouveaux bâillons pour les autres.

- La disparition du conservatisme comme expression politique légitime. «Le conservatisme s’est traditionnellement présenté comme le parti de l’héritage de la mémoire et des ancrages.» S’y référer sous le régime diversitaire est disqualifiant. C’est devenu un mal dont l’origine tient à une peur irrationnelle devant la modernité, au sentiment d’être des laissés-pour-compte du progrès. Ses adeptes représentent une droite radicale et frustre, complotiste et raciste qui rejoindra les rangs de partis favorables au repli identitaire.

Le conservatisme n’est jamais vu positivement, par exemple comme «une inspiration liée à cette part de l’homme qui veut s’inscrire dans un monde qui le précède et qui lui survivra».

Le conservatisme est aussi défini comme une inclination psychologique au fascisme qui nécessite de réactualiser la lutte antifasciste. Rappelons cette définition d’un rapport antiraciste suisse: «Le populisme de droite est une stratégie de mobilisation dont l’enjeu est de créer au sein de la population un état d’esprit défavorable aux plus faibles afin de parvenir au pouvoir démocratiquement et transformer ensuite la société de manière autoritaire.»

C’est toute une sensibilité politique qui est désormais proscrite de l’espace public.

Mais pour la faire vraiment disparaitre, il faut fabriquer un nouveau peuple. La majorité doit vouloir la fin de ses privilèges, elle doit désirer ardemment céder la place. Il ne s’agit pas seulement de modifier les institutions, mais de changer les hommes, de les rééduquer.

Dans ce but, l’impérialisme humanitaire et droit-de-l’hommiste étend sa toile. Agences gouvernementales et internationales se multiplient. L’Union européenne se fait le chantre de la nouvelle démocratie. Mais son attitude face aux petites nations de l’Est est l’indice d’un «impérialisme humanitaire actualisant à demi-mot la vieille doctrine soviétique de la souveraineté limitée».

Les résistants cernés

Une partie du peuple n’est pourtant pas enthousiaste à l’idée de se laisser dissoudre. Elle résiste. La gauche hégémonique a donc mis en place des moyens de la réduire.

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Des lois sans cesse plus nombreuses cernent les récalcitrants, des propos offensants pour les minorités sont criminalisés, leurs auteurs désignés à la vindicte publique. L’expression de réticences à la diversité se fait taxer de «propos haineux»…

Des leaders et de nouveaux groupes prennent alors en charge les préoccupations des adversaires de la démocratie diversitaire. Et des positions traditionnellement de droite sont désormais désignées par diverses appellations convergentes: extrême droite, populistes, droite radicale, droite extrême… Leur attribution s’étend à toute défense des valeurs traditionnelles ou nationales.

La gauche -et la droite- utilisent une palette de mesures pour neutraliser les résistants: disqualifier, interdire de débat, expulser de la discussion démocratique, criminaliser. Voire, pour l’extrême gauche, agresser. Il faut s’assurer de n’admettre le pluralisme idéologique que dans la mesure où il respecte les dogmes de la gauche. Le progressisme s’autorise ainsi une intolérance à prétention vertueuse qu’embrassent par ailleurs les médias. Il se donne le droit d’user de la violence ou de la censure pour empêcher le débat. La gauche idéologique a obtenu ce pouvoir immense de définir la légitimité politique, d’édicter les critères définissant les opinions acceptables et intolérables.

Le totalitarisme en embuscade

Selon l'auteur, l’État multiculturaliste est un État théocratique et «c’est le propre des religions politiques que de conduire au totalitarisme.» Oui, c’est bien ce qui menace. Aux dogmes est associé le blasphème. Tout citoyen critique de la société multiculturaliste risque de s’entendre dire, au mieux, qu’il «fait le jeu de l’extrême droite». «Comme il fallait à l’époque de l’URSS se taire sur ses crimes pour ne pas faire le jeu de la droite (…), il faudrait aujourd’hui se censurer devant les dérèglements de plus en plus graves du régime diversitaire pour ne pas crédibiliser la critique populiste.»

Au lieu de vouloir aménager la cité, réformer ses institutions, la gauche a pour prétention de «créer le monde, ou d’en déconstruire un pour le recréer». Mais l’homme sans culture et sans histoire n’est pas libre. Il est seul, sans repères. Or, «la question anthropologique réintroduit dans la vie politique la part de l’héritage, de la mémoire, de la culture.»

C’est peut-être cette prise de conscience qui s’opère dans les nations européennes avec le rejet croissant de la prétention intrusive de l’islam et de sa culture. C’est peut-être cette prise de conscience qui produit dans tous les pays un désir de retour à la nation et un refus de l’immigration incontrôlée.

La gauche diversitaire, malgré les immenses moyens qu’elle a réussi à s’accaparer, n’a pas encore réussi à faire adhérer l’ensemble des citoyens à sa nouvelle utopie. Et même si elle dispose encore d'un pouvoir impressionnant, elle est plutôt en phase descendante.

 

 

21:18 Publié dans Livres, Politique | Tags : bock-côté, multiculturalisme, société diversitaire | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

Commentaires

Le nouveau dogme, c'est l'anti-racisme. Bien sûr, le racisme n'est pas acceptable. Le problème, c'est que tout devient du racisme: il devient impossible de critiquer l'islam sans se faire traiter de raciste ou comme Sami Aldeeb se faire bannir des blogs de la Tribune de Genève. Or l'islam n'est pas une race, c'est une idéologie politique totalitaire qui doit être traitée comme une idéologie politique totalitaire et non plus comme une religion. Chacun a le droit d'être anti-communiste, anti-fasciste, anti-colonialiste, anti-impérialiste, anit-libérial ou même anti-clérical, mais il n'aurait pas le droit d'être anti-islam? Allons donc!

"elle est plutôt en phase descendante."
Parce qu'elle est incapable de la moindre analyse politique sérieuse, du moins ceux qui se présentent aux élections. Ce ne sont plus que des ambitieux qui travaillent pour leur seul ego. D'où toutes les compromissions possibles, notamment pour ramasser les voix des soumis. La situation en France est caricaturale à ce sujet. En Suisse ce n'est guère mieux. Quelqu'un qui trouve des excuses à l'islam n'est en aucun cas un défenseur des valeurs de la gauche. Il trahit ces valeurs.

Écrit par : Charles | 16/09/2016

"La gauche diversitaire, malgré les immenses moyens qu’elle a réussi à s’accaparer, n’a pas encore réussi à faire adhérer l’ensemble des citoyens à sa nouvelle utopie."

Vous avez raison. Ce n'est pas comme l'extrême droite. Celle de Hitler par exemple, n'est-ce pas ? Nostalgie ?

Écrit par : Dominique | 16/09/2016

"Vous avez raison. Ce n'est pas comme l'extrême droite. Celle de Hitler par exemple, n'est-ce pas ? Nostalgie ?"

Encore un qui frelate l'histoire!

Juste pour rappel à tous ces menteurs qui cherchent à faire croire que le nazisme était d'extrême-droite, je vous conseille la lecture de cet essai "Le socialisme en chemise brune" de Benoît Malbranque. Soyez certain qu'il n'y pas été fait de promotion de cet excellent ouvrage car il mettait le doigt sur une plaie que cherche absolument à camoufler une bonne partie de la gauche.

http://ben.lp.free.fr/lesocialismeenchemisebrune/Benoit%20Malbranque%20-%20Le%20Socialisme%20en%20Chemise%20Brune.pdf


Friedrisch Hayek rappelle également l'essence socialiste du nazisme et du fascisme dans "Ennemi de la servitude":

"Peu de gens sont prêts à reconnaître que l’ascension du fascisme et du nazisme a été non pas une réaction contre les tendances socialistes de la période antérieure, mais un résultat inévitable de ces tendances. Tout aussi significatif est le nombre de personnages dirigeants de ces mouvements, à commencer par Mussolini (et sans excepter Laval ni Quisling) qui ont commencé par être socialistes et ont fini nazis ou fascistes."

Écrit par : Gilles Vuilliomenet | 17/09/2016

Sans doute connaissez-vous déjà ce livre:
http://www.persee.fr/doc/polit_0032-342x_1998_num_63_4_4812_t1_0882_0000_1

Une autre manière de montrer la cécité des "gauches" européennes.

Écrit par : Charles | 16/09/2016

Encore un petit effort, … au point où les socialistes repentis ouvrent les yeux, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout.

La citation suivante de Churchill doit être corrigée.
« Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »

Sir Winston Leonard Spencer Churchill

Une fois corrigée, cela donne :

La VERTU inhérente au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère (en rappelant Orwell qui précisait que « sous le socialisme réel et concret, … certain sont plus égaux que d’autres »).

Dans son domaine, le capitalisme est juste et parfait de A à Z (voir les démonstrations faites par Bastiat et Ludwig von Mises).

Quel est le domaine du capitalisme ?

http://visegradpost.com/fr/2016/06/24/charles-beigbeder-europe-ne-peut-plus-ignorer-aspirations-peuples/
[…]
Charles Beigbeder : Je ne suis pas libéral au sens où beaucoup l’entendent, je ne crois pas que le monde ne soit régi que par les lois du marché. Le libéralisme a sa pertinence mais uniquement dans le domaine de l’avoir, celui qui régit l’échange des biens et services. Dans le domaine de l’être, je suis pour la préservation de notre identité, de notre culture et de nos traditions ainsi que du cadre national dans lequel elles sont transmises au fil des générations. Oui à une économie de marché conquérante et ouverte sur le monde, non à une société de marché qui déboucherait sur une marchandisation des êtres spirituels que sont les personnes et les nations ! Je suis donc un libéral-enraciné ou un patriote défenseur des libertés, partisan d’un État fort mais réduit au domaine régalien. […]


Passons maintenant au concept « d’égalité », concept qui paralyse la liberté de penser … et encore plus la liberté de s’exprimer.

L’ÉGALITÉ, HORMIS L’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI, … EST UNE NOTION HAÏSSABLE ET RADICALEMENT CONTRAIRE À L’ÊTRE HUMAIN.

En 1988, Raymond Léopold Bruckberger (qui a bien connu et fréquenté Bernanos) publie un livre Bernanos vivant chez Albin Michel ; ci-après voici deux extraits :

1. Le jour viendra où les cœurs battront pour l’inégalité : d’ailleurs, dans le domaine sportif, par exemple, les cœurs battent déjà pour l’inégalité, et nul ne s’en offusque. Il n’y a de progrès de l’homme que dans l’émulation, et donc dans l’inégalité, ça crève les yeux. L’étonnant est que tous ne le voient pas. […] (p.146)

2. Et il (Bernanos) revenait toujours à ce qui était pour lui le ver dans le fruit, le principe de perversion qui a ruiné de l’intérieur la société chrétienne, y compris l’appareil ecclésiastique de l’Eglise romaine : « Le socialisme d’Etat est essentiellement une idée romaine. L’Etat, seul propriétaire, donnant en retour à chaque citoyen, contre l’engagement d’une obéissance absolue, sa garantie contre le chômage, la maladie, la vieillesse, c’est – je le répète – une idée très romaine, elle a été familière à tous les empereurs, à Néron comme à Marc Aurèle. Tous les dictateurs, à toutes les époques de l’histoire, on invoqué la justice sociale. C’est toujours au nom de l’égalité qu’on a étranglé la liberté. Il ne peut y avoir d’égalité que sous un maître absolu. » (p. 154)

C’EST TOUJOURS AU NOM DE L’ÉGALITÉ QU’ON A ÉTRANGLÉ LA LIBERTÉ. IL NE PEUT Y AVOIR D’ÉGALITÉ QUE SOUS UN MAÎTRE ABSOLU, … comme POL POT et CIE

Les cultures, les civilisations ne sont pas égales ! La civilisation gréco-romano-judéo-chrétienne est le phare de l’humanité car elle est « en plein dans le mille » … l’islam n’a rien à voir à ce sujet (hormis le couteau égorgeur qui est destiné … à nous soumettre par la terreur et qui ne nous ferra aucun cadeau si nous ne le vainquons pas par les armes).

Aux armes citoyens !

« C’est hélas très simple, les hommes libres doivent être prêts à défendre leur liberté ou se résigner à la perdre, … c’est une leçon de l’histoire. »

L’Europe n’est qu’un continent de païens dégénérés, sûrement pas Chrétiens, qui s’entendront à merveille avec les Islamistes antijuifs.

Marcel Proust: le pacifisme multiplie quelquefois les guerres et l’indulgence la criminalité.

Albert Camus : La bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée.

« Rome et Sparte furent longtemps en armes et en liberté. Les Suisses sont très armés et très libres » (Machiavel, 1513).

La liberté n’a pas changé de nature et fera toujours partie de ces choses qui s’arrachent les armes à la main et ne se demandent pas, jamais, à personne.

Écrit par : KANDEL | 17/09/2016

Merci pour cet excellent état des lieux. Demain je fonce pour trouver le «Le multiculturalisme comme religion politique» de Mathieu Bock-Côté.

Ce que vous dites est absolument culte, d’une justesse ébahissant :
« La gauche -et la droite- utilisent une palette de mesures pour neutraliser les résistants: disqualifier, interdire de débat, expulser de la discussion démocratique, criminaliser. Voire, pour l’extrême gauche, agresser. Il faut s’assurer de n’admettre le pluralisme idéologique que dans la mesure où il respecte les dogmes de la gauche. Le progressisme s’autorise ainsi une intolérance à prétention vertueuse qu’embrassent par ailleurs les médias. Il se donne le droit d’user de la violence ou de la censure pour empêcher le débat. La gauche idéologique a obtenu ce pouvoir immense de définir la légitimité politique, d’édicter les critères définissant les opinions acceptables et intolérables. »

Quant à la phase descendante de la gauche, malheureusement, elle est en train de nous entraîner avec elle vers un abîme dont nous ne pourrons jamais sortir.
Ceux qui veulent se soustraire au cataclysme à venir doivent partir très loin... Ceux qui auront le courage de se battre contre les gauchistes et les collabos au pouvoir devront y aller un peu comme des gladiateurs allant dans les fosses à lion… Les autres se soumettront ou périront, peu importe.

Écrit par : Ecce Homo | 17/09/2016

Madame Vallette,

- « l’État multiculturaliste est un État théocratique »

J'ai pas compris votre besoin de l'affirmer.

L'Etat "monoculturaliste" ne l'est-il donc pas ... "théocratique" ?

Et pourquoi ne l'est-il pas ?

Connaissez vous Clovis, qui instrumentalisa le christianisme à des fins politiques, pour la conquête de la France ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clovis_Ier


C'est d'ailleurs lui qui offrit la première couronne de la tiare pontificale au pape en guise de remerciement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiare_pontificale

Écrit par : Chuck Jones | 17/09/2016

"Quant à la phase descendante de la gauche, malheureusement, elle est en train de nous entraîner avec elle vers un abîme dont nous ne pourrons jamais sortir."
Comment quelque chose qui n'existe plus ou si peu peut-elle entraîner quelque chose? Ou alors... par son absence... Est-ce que finalement vous vous rendez compte de votre gentillesse à souligner l'importance extraordinaire de la gauche: sans elle, sans ses valeurs ou avec une influence en fort déclin, effectivement, c'est la catastrophe dont nous rapprochons à grands pas. Sans une gauche forte, n'est-ce pas donner le champ libre aux fascistes de toutes natures? Version islam et version occidentale...
Merci de ces fortes paroles!

Écrit par : Charles | 17/09/2016

Ce que la gauche et la droite n'ont pas remarqué, c'est que nous avons changé de monde depuis 1975 date du premier choc pétrolier. Ce nouveau monde a vu l'informatique se développer, les ordinateurs arriver, le numérique, et bien d’autres concepts technologiques comme le virtuel s'imposer.

L'islam s'est imposé avec la gauche, le centre et la droite, tous responsables et coupables des centaines de victimes en Europe assassinées, torturés, violées, massacrées au nom de l'islam. L’islam ne s’est pas imposé par la transmission de ses savoirs, mais tel l’anacondas dans le marigot.

La Liberté d'expression a fondu comme neige au soleil depuis que le communiste Gayssot, avec l'aide des politiciens de toutes les couleurs, le philosophe jean d’Ormesson et d’autres, a fait voter une loi sur la définition du racisme, mettant la confusion dans l'esprit et dans l'expression de la critique des religions, en particulier de l'islam. Ils ont tout mélangé en faveur des fables monarchiques et des minorités.

En fait, l'islam n'est pas une religion, les soldates et soldats de ce concept mortifère, pratiquent le mensonge, la dissimilation mettant en avant un aspect pudique, une fausse foi intérieure, alors que leurs prières sont une provocation à la haine des non musulmans, voir à les combattre en se fondant dans la foule ou en les terrorisant.

La gauche a perdu le nord, la droite est déboussolée, le centre est dans la merde, une majorité d'européens avaient peur à juste titre de l'islam et ses adeptes, aujourd'hui, ils sont majoritaires à le refuser en tant que "religion" à refuser le vivre ensemble de la gauche et des collabos.

La greffe des croyances fait son effet dans les populations les croyants croient au "vivre ensemble" l’islam en profite.

Les politiciens, les syndicats y voient un avantage, ce sont les électeurs musulmans une possibilité de se faire élire et se faire une place avec des privilèges exorbitants. En cela, je rejoins Charles dans son premier commentaire.

Tout ce beau monde a ses médias, ses journalistes croyants ou non, les copains et les coquins, les fripouilles de tous poils, les mafias et les lobbies, tous, se foutent complètement des autres et leurs états d'âmes pour parler chrétien.

La gauche n'a d'une manière générale jamais favorisé l'entreprise ou "l'esprit" entrepreneurial pour des raisons idéologiques, issues de l'ex URSS d'où son alliance presque permanente avec le communisme ou le riche est à combattre, mieux, on lui prend ses biens ou son argent pour satisfaire l'idéologie au détriment des peuples.

En islam, c'est le même principe ce qui maintient tous les pays musulmans dans le lot des pays arriérés en retard de plusieurs siècles. L'idéologie de la gauche ayant comme support l'islam accentuera la faillite et les conflits très durs.

Est-ce que l'islam, associé à l'idéologie des gauches ou des droites, favorise le fascisme? Certainement. Une partie de la gauche extrême et communiste est fasciste d’origine qui plus est, en favorisant l'islam, nul ne peut le nier. De plus en plus de musulmans croyants s'attaquent aux libertés, à nos modes de vie, à nos mœurs, à nos valeurs, pas celles des industriels et des marchands d'armes et leurs obligés. Il y a de plus en plus de procès envers les lanceurs d’alerte, le délit de blasphème est rétablit indirectement.

Tous ces collabos, ignorants, croyants ou non croyants appartiennent désormais au parti de la honte, celui ou les collabos sont comme des porcs dans une mare de boue avant de passer à l’abattoir.

Il faudra faire le choix comme nos aïeux ont dû le faire dans les années 1930, vivre avec la Liberté ou s'allier au concept islamonazi.

Le résultat dans le second cas est connu, il y aura conflit.

Bon dimanche pluvieux pour méditer ou prier; penser à sauver la Liberté et trouver des solutions, n'est pas interdit, c'est même conseillé.

Un lien pour s'informer et s'instruire parmi d'autres:

http://www.blog.sami-aldeeb.com/

Écrit par : Pierre NOËL | 18/09/2016

@Madame Valette merci pour cet excellent billet qui m'a éclairé sur la réponse stupide qui m'a été faite par un universitaire à qui je pensais pouvoir remémorer quelques frasques rigolotes de son passé d'adolescent
Il m'a été répondu textuellement ,les personnes âgées n'ont qu'à aller chez un psychiatre si elles veulent se remémorer les souvenirs du passé
Est-on vraiment certain que Master soit synonyme d'intelligence et d'ouverture d'esprit ?
Votre billet ne fait que confirmer mes certitudes ayant succédé aux doutes qui avaient envahi mon esprit pour savoir qui des deux déraillait le plus, me voilà rassurée
Très bonne journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 18/09/2016

@lovejoie

J'ai pas compris s'il s'agissait de frasques de _son_ passé d'adolescent, ou du vôtre, ou si vous avez connu cet univesitaire quand il était adolescent et vous avez essayé de _lui_ rappeler _son_ passé d'adolescent ... tel que ... _vous_ vous en souveniez.

Écrit par : Chuck Jones | 18/09/2016

Merci à Chuck Jones pour cette intervention aussi indispensable qu'enrichissante. Que serait donc ce blog sans lui...

Écrit par : Normandy | 21/09/2016

Bonjour,
Pour information, j'ai compilé un certain nombre d'opinions d'ex-musulmans qui ne mâchent pas leurs mots sur leur ex-religion et savent de quoi ils parlent : http://daruc.pagesperso-orange.fr/divers/islamex.htm (au passage, je recommande les livres de Majid Oukacha, Hamid Zanaz, et surtout Ali Sina, particulièrement bien documenté, tous disponibles en français).

Écrit par : Jean Roche | 22/09/2016

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