03/12/2016

La gauche totalitaire interdit les sites anti-avortement

La gauche française vote une loi qui sanctionne les sites opposés à l’IVG. Inversement, les détracteurs de l’avortement prennent place dans la «réinfosphère».


avortement.jpg

La gauche n’a jamais rompu avec le totalitarisme. Son dernier trophée en France: «le délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse» (IVG), soit l’interdiction des sites internet opposés l’avortement. Elle sanctionnera ceux qui ont agi «en diffusant ou en transmettant par tout moyen, notamment par des moyens de communication au public par voie électronique ou de communication au public en ligne, des allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur la nature, les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ou à exercer des pressions psychologiques sur les femmes s’informant sur une interruption volontaire de grossesse ou sur l’entourage de ces dernières.»

Cette loi devrait susciter la tempête, elle ne fait que des vaguelettes. Elle annonce pourtant d’autres muselières, et la prochaine va cibler les sites qui «appellent à la haine», soit ceux qui sont opposés à l’islam et à l’immigration incontrôlée. Des sites appréciés de ces «populistes» qui se multiplient si vite que ça en devient insupportable pour les représentants du «progressisme».

Durant ces dernières décennies, la gauche a   pris les commandes des institutions et instillé ses dogmes. En Suisse, une illustration récente le montre. Le cours de première année de droit constitutionnel «enseigne» ceci: «L'initiative populaire et le référendum peuvent aussi conduire à un certain populisme par le biais d'initiatives populaires ou de demandes de référendum flattant les bas instincts de la population. La Suisse en a fait l'expérience avec le lancement d'initiatives ou de procédures référendaires à la population étrangère.
Ces instruments peuvent, enfin, conduire certains partis politiques à une forme de double jeu.
Ainsi, en Suisse, les partis représentés au gouvernement - les «partis gouvernementaux» - lancent parfois des initiatives populaires ou des procédures référendaires allant à l'encontre de la volonté du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédérale. On  leur reproche parfois, dans ce contexte, un manque de loyauté.»

Mais le lavage de cerveau fonctionne de moins en moins. Or la gauche, autoproclamée défenseure du Bien, n’a jamais vraiment accepté que les idées totalement opposées aux siennes aient droit de cité. Son recours? Empêcher que ce qu’elle honnit soit dit.

C'est le cas pour l’IVG que je soutiens avec conviction. Jusqu’à nouvel avis, ce sont encore les femmes qui portent le fœtus, ce sont elles qui  sont en charge à la naissance. Je ne pense pas que mettre au monde un enfant sans en avoir la moindre envie lui donne des chances d’équilibre. Je ne pense pas que convaincre une adolescente de «garder son bébé» soit la chose la plus sage pour lui garantir une vie harmonieuse. Et je ne peux pas imaginer comme on le répète si stupidement que «des femmes utilisent l’avortement comme contraception». Concevoir qu’on puisse aller se faire charcuter, le cas échéant chaque mois, me parait le fruit d’une imagination délirante. Et les femmes ne sont pas des demeurées qui se laissent convaincre par la moindre contre-information.

Mais d’autres peuvent penser différemment et la démocratie veut qu’ils aient aussi le droit de s’exprimer. Libération titrait: «Délit d’entrave à l’avortement: les réacs à l’attaque». La démocratie n’inclut pas les réacs. Les réacs, c’est le Mal, ça doit fermer sa gueule ou payer l’amende ou se retrouver en prison.

Dans l’autre camp, l’opposition à l’avortement se développe hélas dans une sphère qui m’est proche, celle de la réinformation. J’aime la réinformation. J’y trouve des nouvelles qu’aucun média classique ne mentionne. J’y découvre des plumes exceptionnelles, des réflexions originales. Et surAvortementsDeMasse.jpg twitter, beaucoup d’humour et de créativité. Mais j’y trouve aussi, de plus en plus, des charges contre le féminisme en général et l’avortement en particulier. En voulant que les pères partagent les tâches d’éducation, les câlins et le pensum du ménage, les femmes seraient coupables d’avoir «efféminé» les hommes. Raison pour laquelle ce qui leur reste de virilité est insuffisant pour leur faire prendre les armes et combattre, par exemple, l’expansion de l’islam.

Certains sites de la «réinfosphère» illustrent même leurs charges, comme autrefois les sites pro-vie, par des montages-photo d’alignées de fœtus qui donnent la nausée. Et un argument nouveau et effarant nous est servi: si les femmes n’avortaient pas, nous n’aurions pas besoin d’immigration!

Entre l’écrasement de la liberté d’expression des anti-avortement, et les délires de ces nouveaux opposants, nous ne sommes heureusement pas encore obligés de choisir..


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Commentaires

Pourquoi faussez-vous le sens de l'action qui consiste à interdire explicitement "des allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur".
Décidément, et derrière cela vous n'êtes pas prêts à reconnaître la liberté de choix des femmes qui seront à tout jamais infantilisées par votre idéologie.

Écrit par : Pierre-André Gesseney | 04/12/2016

Entièrement d'accord. La gauche française va encore tenter de museler d'ici son départ. On croit rêver en lisant ses déclarations libertaires et sa pratique dans les faits.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2016/12/01/ouf-280581.html

Cela dit je connais une femme en France qui a eu 8 avortements. Chez elle c'était une forme de contraception. Mais c'est un cas, et pas une généralité.

Écrit par : hommelibre | 05/12/2016

Effectivement, ce n'est pas une généralité. Comme cette femme qui a eu trois enfants de trois pères différents et ne s'en occupait pas. Ce qu'elle aimait, c'était être enceinte. Dans ce cas, la méthode coercitive, stérilisation obligatoire, me parait nécessaire. Mais notre société maternante ne le fera jamais.

Écrit par : Mireille Vallette | 05/12/2016

Il est assez typique des milieux de la droite conservatrice de s'appuyer sur ce nébuleux concept de "réinformation" pour faire passer ses idées rétrogrades. A noter que ceci n'exonère en rien la gauche bien pensante.

La paranoia de cette droite bébête amène à tenter de faire croire aux populations que tout ce qui sort des médias "mainstream" est faux ou manipulé, d'où la nécéssité de "réinformer". C'est un peu fort, quand même, et cela rappelle les pratiques d'un certain ministère de la propagande des années trente. Et ça veut prendre les gens pour un troupeau d'abrutis endoctrinés, à qui l'on ne fait qu'opposer un autre endoctrinement.

Qui plus est, l'avortement est une question qui ne devrait plus être un enjeu de société, dans la mesure où sa pratique et ses conditions figurent dans les textes de loi de nombreux pays civilisés. Cette question ne devrait plus être qu'une question intime des femmes envers leurs propres libertés, leurs corps et leurs éventuels partenaires ou conjoints.

En finalité, il serait sans doute bien d'enseigner la pratique d'un esprit critique et la libre pensée à nos enfants, plutôt que de vociférer en permanence et de hurler aux manipulations, aux complots et autres sottises.

Écrit par : Déblogueur | 06/12/2016

La Gauche? Elle a passé l'arme à gauche.....

Écrit par : Patoucha | 17/12/2016

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