12/09/2017

Au colloque du 11 septembre, les victimes ont changé de camp

La quinzaine d'intervenants, le doigt sur la couture du pantalon, ont voué aux gémonies les «islamophobes», et choisi des chiffres qui illustrent leurs préjugés .


Le colloque «Hostilité envers les musulmans: société, médias, politique», suivi par quelque 300 participants, a tenu toutes ses promesses. La quinzaine d’experts a donné un grand coup de pouce à la victimisation des adeptes du prophète, renforcé le communautarisme, et rappelé une journée durant l’immense culpabilité de notre société.

On se souvient –c’est tout récent- que les médias ont accueilli avec une certaine sidération le livre de Saïda Keller Messahli, «La Suisse, plaque tournante islamiste: un regard dans les coulisses des mosquées» et se sont indignés en chœur devant ses révélations.

MBG.jpgCe 11 septembre –choix assez honteux, où les victimes ont changé de camp-, tous les médias se sont empressés de servir la soupe à Martine Brunschwig Graf (MBG), présidente de la Commission fédérale contre le racisme, co-organisatrice de ce colloque. Pas une seule question sur le fait que les communautés musulmanes pourraient ne pas être seulement victimes, mais un zeste responsables de l’hostilité qui croît à leur endroit.

Les journalistes ont la mémoire courte et la complaisance résistante.

MBG, défenseure des opprimés, répète aussi l’énorme mensonge d’un Centre suisse islam et société qui «…étudie l’islam et qui l’analyse de manière scientifique  J’ai démonté à plusieurs reprises cette supercherie.  Le Centre islam était coorganisateur de cette journée qui prétendait elle aussi «apporter un éclairage scientifique à la réalité de l’islam en Suisse». En faisant résonner la salle des mots «islamophobes» et «islamophobie».

La complaisance des journalistes n’a pas été récompensée: leurs informations biaisées ont passé sous le scalpel de l’expert. «La (re)présentation des musulmans dans les médias» de Patrick Ettinger, contait les méfaits de 18 journaux, analysés de 2009 à 2017. Axiome de base: les actes terroristes n’ont rien à voir avec l’islam, encore moins avec les musulmans. Au final, les généralisations des accusés (ils parlent «DES musulmans et DE l’islam comme s’il n’y avait qu’une interprétation») n’ont pas de quoi faire grimper au plafond: elles représentent environ 20% des articles, en baisse au fil des années. La Weltwoche, le Blick et Le Matin sont pointés du doigt. Le Temps et la NZZ loués. Globalement, les médias de Suisse latine sont nettement plus aimables à l’endroit de «nos» musulmans.

Quant aux sites et groupes alternatifs, de Pegida à Riposte laïque, de Robert Spencer aux identitaires, de la Ligue de défense anglaise à «Defend Europe», ils recueillent le mépris absolu du «spécialiste des réseaux sociaux». Pour lui, il serait bel et bon de trouver des mesures «capables d’endiguer les propos discriminatoires tout en garantissant un débat équitable». Sa définition de l'équité n'est selon toutes probabilités pas la même que celle des "islamophobes",.

L’aspect scientifique s’est illustré au travers de nombreux autres chiffres et tableaux. Par exemple par la formatrice du CSIS Mallory Schneuwly Purdie qui entend déconstruire nos préjugés. Par un sophisme.

Les prémisses: elle considère l’ensemble des musulmans. Ils sont divers (« une pluralité Mallory2.jpgfascinante », dit un autre intervenant), que ce soit dans leur orientation religieuse (chiites, amahadis, alévis, etc.), ou leur origine (Kosovars, Turcs, etc… ou Suisses (35%). Enfin, arme de destruction massive du préjugé, ils sont si peu pratiquants: seuls 12% se rendent une fois par semaine à un service religieux et ce sont les musulmans qui ont le moins prié au cours des 12 derniers mois parmi les croyants d’autres confessions interrogés. Conclusion implicite: considérer ce minuscule nombre de pratiquants comme un problème est absurde. Et Mallory nous abandonne sur ce stupéfiant constat.

Mais l’amalgame, ces spécialistes le pratiquent sans mesure. Ils amalgament notre critique des militants de l’islam à celle de tous les musulmans. Ils amalgament notre critique de l’islam à celle de tous ses adeptes.

Cette petite minorité au sein de la diversité, celle qu’aucun expert du 11 septembre n'analyse, monte au créneau dans tout l’Occident avec des revendications étrangement semblables: retour du religieux dans l’espace public, marquages alimentaire, vestimentaires, rituels, procédures judiciaires pour obtenir des droits, mépris de la société qui l’accueille. Cette petite minorité est celle qui gravite autour des mosquées, de leurs imams intégristes, ceux qui enseignent que le Coran et les hadiths sont les sources de la loi divine dont sont issus des rites et comportements islamiques éternels. Cette petite minorité est celle qui fait avancer les pions de l’archaïsme et de la misogynie, et parfois du terrorisme, car c’est là qu’il peut trouver un terreau favorable. Cette petite minorité qui déchire toutes les sociétés. Cette petite minorité dont les islamophiles du 11 septembre soutiennent les revendications.

Quant à la grande majorité silencieuse qui laisse les islamistes agir sans réagir, on se demande parfois de quel côté, en cas de conflit sérieux avec les démocrates, ses composantes pencheraient.

Pour Hansjörg Schmid, directeur du Centre islam, qui fait avancer à grande vitesse l’islamisation de notre pays, «cette hostilité, c’est du venin, c’est du poison pour la société.» Pour un autre, les islamophobes ont l’intellect déficient alors qu’ils «se voient comme des critiques rationnels». Samuel Behloul, qui joue au naïf, se demande pourquoi les musulmans sont «surveillés, observés», vus comme un problème, pourquoi ils «sont à la Une de l’agenda politique depuis des année».

Organiser dans une université un colloque où la quinzaine d’intervenants sont exactement sur la même ligne, alors que les avis sur un tel sujet sont si divers dans la vie réelle, est indécent. Et l’on se demande si les voix dissidentes ont encore droit de parole dans ces lieux… et dans tant d’autres.

La pétition de l’Association suisse vigilance islam qui demande l’organisation de «colloques critiques envers l’islam et ses activistes» a obtenu quelque 700 signatures qui vont prochainement être envoyées à la Commission fédérale contre le racisme et au Centre islam et société. On se réjouit de connaitre son sort.

 Le bulletin du CSIS informe

"Dès le mois de janvier 2018, le CSIS formera 250 enseignant-e-s dans le domaine de la prévention contre la radicalisation pour le compte du Département de l’instruction publique, de la culture et du sport du canton de Genève. Cette formation s’inscrit dans le cadre des mesures de prévention développées par le canton de Genève et entend poser des bases à l’évaluation des risques de dérives dans l’extrémisme violent.

A mon avis, il serait infiniment plus urgent de se préoccuper du radico-littéralisme qui imprègne la quasi totalité des mosquées. On aurait ainsi nettement moins besoin de prévenir l'extrémisme.

20:52 Publié dans Islamisation, Manifestations, débats, Politique, Site | Tags : colloque, csis, cfr | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

Commentaires

Je viens de tomber dans le tram sur le dernier numéro de "solidarité"(journal socialiste/féministe/écologiste!!!! tu parles!), où le discours est le même, un discours rance qui sent bon la collaboration! Une collaboration qui va d'une façon ou d'une autre déboucher sur une catastrophe! "La pensée unique" c'est aussi du fascisme, mais plutôt le fascisme bien pensant de gauche, dans le style (maduro/castro nos héros hohoho)!! Dans les pays musulmans du golf, on risque sa vie si on ne va pas à la a mosquée! Ce qui va se passer en Turquie bientôt! La vie y est tellement oppressante dans tous ses pays, que tous jouent les prolongations, pour vivre ici plus librement et sans voile pour beaucoup! Je parlais il y a quelques temps sur la Plaine de Plainpalais avec "pagani" (notre maire à tous), du port obligatoire du voile et de l'uniforme dans toutes les cités occupées de France, pourquoi ne dit il pas publiquement qu'il est contre! OUI ce "solidarité" va finir dans la caisse de mon chat paquito ça va pas faire long, caramba!

Écrit par : dominique degoumois | 12/09/2017

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Oups ça tombe bien avec un article publié le 11 septembre sur mon blog www.super-senior.ch et mis à jour ce soir. Demain,j'y ajouterai ton texte chère Mireille.

Écrit par : Philippe Boehler | 12/09/2017

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L'islam va nous péter à la gueule et toute cette élite collaborationniste va s'écrier Ho my gode je n'aurait jamais pensé que cela puisse être possible. Bande de naze sortez de votre tour d'ivoire et venez voir ce que le peuple vit.

Écrit par : NORBERT MAENDLY | 12/09/2017

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Ce qui importe aux organisateurs de ce colloque, c'est de changer l'image de l'islam. Changer la perception d'un problème au lieu de tenter de résoudre le problème. Rééduquer la population lorsque les voix critiques se font trop insistantes. La complaisance du CSIS, de la CFR, de nombreux politiciens et universitaires vis-à-vis des militants de l'islam politique est très grave. Mallory Schneuwly Purdie n'a probablement pas changé depuis sa vibrante défense de Tariq Ramadan sur le plateau d'Infrarouge en 2004.
https://www.youtube.com/watch?v=F6LR5Gew1hE

Écrit par : Laurence | 13/09/2017

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La galanterie veut qu'on ne révèle pas l'âge des dames. Mais on se doit de signaler que celui de MBG dépasse largement celui de la retraite AVS, Alors, qu'elle dégage, elle a assez fait de dégâts. Il doit bien exister un EMS qui s'occupe des cas difficiles.

Écrit par : andré thomann | 13/09/2017

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Ont-ils donné des exemples concrets d'actes racistes? Des mosquées incendiées? Une discrimination à l'embauche? Au logement? Des ghettos - ah mais oui, ce sont eux qui préfèrent être entre eux, jusqu'au cimetière...

Ce qui est certain, c'est qu'il est plus dangereux de commenter la vie sexuelle de Pierre Bergé que d'appeler à tuer des juifs et des chrétiens!

A mon avis, ce n'est qu'une question de temps: tôt ou tard, des musulmans formatés dans nos mosquées vont se joindre à des mouvements néo-nazis pour demander l'extermination des juifs. Ils ne comprendront sincèrement pas où est le problème. Et nous aurons laissé faire..... et nous - enfin: eux, les bien-pensants de gauche - diront: "Nous ne savions pas!" L'histoire se répète

Écrit par : Arnica | 13/09/2017

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Je signale:

"A l’Université de Genève, on forme des imams"
par
Slobodan Despot

https://www.causeur.fr/suisse-islam-tariq-ramadan-146613

Écrit par : iris | 13/09/2017

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MBG devient véritablement un grand problème. Défendre l'islam, cet alter ego du nazisme, religion-idéologie fondée sur la haine des Juifs, au nom des valeurs démocratiques devient parfaitement indécent. Cette femme est-elle parfaitement stupide - ce que semble indiquer les traits de son visage - ou est-elle mue par des considérations du type syndrome de Stockholm ? En tout cas, au niveau suisse, un nouvel "9/11", avec MBG dans le rôle de Bin Laden...

Écrit par : Géo | 13/09/2017

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mbg est une opportuniste qui n'est là que pour gagner du fric facilement, tout en mettant de l'huile sur le feu! C'est une irresponsable. On devrait déposer plainte contre elle pour "incitation à la haine raciale" mais à notre endroit!

Écrit par : dominique degoumois | 14/09/2017

C’est avec plaisir que j’ai lu votre article. Une personne de ma connaissance a participé au colloque. Déçu, ses observations ont été les mêmes que les vôtres. Je milite, parmi bien d’autres, surtout pour que la République Islamique d’Iran perde son caractère Islamique. A mon avis l’Islam politique et les gouvernements du Moyen-Orient sont les formidables machines de propagande et de financement derrière le prosélytisme active en Europe. En ce qui est de l’Iran, les corpuscules de Ahl-e Beit (pour la Suisse: http://12imam.ch/index.php) financièrement soutenus par Téhéran y sont tous aussi actifs que ceux d’autres communautés et mosquées. Chercher qui paie la musique revient à trouver l’origine du prosélytisme. Un début. Ceux qui la payent, savent savamment comment exploiter les lois qui régissent la liberté d’expression, la liberté d’association et le mode de fonctionnement des médias. La frilosité ambiante, le politiquement correct des establishments politiques de nos démocraties indécises plus les intérêts commerciaux lâches font le reste. Tout ceci vous le savez déjà et cela fait trop de monde. Pour ce qui est de l’Iran et le combat contre sa théocratie, la promotion des valeurs de liberté d’expression et égalité entre citoyens chacun se bat avec les moyens qui dispose. (par exemple : https://www.facebook.com/StealthyFreedom/ ) Malheureusement, aussitôt qu’une phrase est prononcée, on les taxe «d’Islamophobe». (Cf: Mme Maryam Namazie, Iranienne d’origine http://onelawforall.org.uk/ ) et ne sont plus «crédibles». Par contre les «experts de l’Islam» tels que les frères Ramadan trouvent toujours leur interlocuteur. Cherchez l’erreur. Il est plus que nécessaire de sortir des mièvreries (surtout prétendues scientifiques) sur une religion qui refuse de se mettre en question par tous les moyens. Et des moyens, elle en a.

https://www.pedziran.com/

Écrit par : Albertine Amahdi | 13/09/2017

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Il faut que l'islam se remette en question, certes, et comment! mais le christianisme ne pourrait-il s'entendre "appelé" à en faire de même.

Ainsi, si l'on fait allusion à l'enfance de Mahomet orphelin de père et mère recueilli par un oncle... pauvre

comment ignorer les sentiments d'un enfant ou jeune homme, Jésus, appelé "bâtard, fils d'impure" (fait historique, incontournable) et "pas heureux en famille" en temps d'extrême patriarcat?

Pourquoi taire que le mot "abba", pratiquement, d'après un de mes proches de milieu juif, "papa" voire "petit papa"... n'était, d'après les plus sûrs exégètes du judaïsme, absolument pas adressé à Dieu contrairement à ce qu'enseignait Jésus, fils de Marie!

Or, on connaît ses dernières paroles, à ce papa: "Pourquoi m'as-tu abandonné?"!

Jésus, pour déjouer sa souffrance, aurait-il voulu ressentir, voire "inventer" un Dieu... papa... selon ses besoins, manques ou ressentis douloureux?

Question concernant également l'orphelin Mahomet...

Écrit par : Myriam Belakowski | 13/09/2017

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Lorsque Renaud Camus parle du grand remplacement les musulmans déposent plainte contre lui et obtiennent une lourde condamnation, mais quand c'est eux dans "bonby blog" ou "téléramadan" qui en parlent toute la gauche applaudi et là pas de tribunal ni de condamnation bien sûr! Continuez à vous prosterner devant eux, vous allez voir comme les choses vont tourner! Comme en Malaisie et en Indonésie il y a près de 600 ans!

Écrit par : dominique degoumois | 13/09/2017

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Je suis scandalisé par les propos irresponsables de (mbg) dans (la tribune de Genève) de ce jour, elle veut imposer le port de la burqa à toutes les musulmanes présentes en Suisse, dans un premier temps, et dans un deuxième temps à toutes les femmes de Suisse!

Écrit par : dominique degoumois | 14/09/2017

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