19/08/2018

Pudibonderie et naturalisation

Le refus de toucher la main de l’autre sexe n’est pas un sujet en soi. C’est un des signes du radicalisme musulman qui s'étend.


Doit-on accorder le passeport suisse à un couple qui ne serre pas la main de l’autre sexe et ne regarde pas son interlocuteur, y compris lors de son audition? Eh bien, le plus fort est que les six membres de l’Exécutif de Lausanne se sont posé la question et en ont longuement débattu! La réponse a été négative, mais le score était serré. La gauche qui occupe la quasi-totalité des sièges, cinq sur six, était divisée. Le communiste David Payot était pour la tolérance. C’est un nouveau test pour notre démocratie et ses valeurs. Et il n’est pas rassurant.

C’est bizarrement au nom de l’égalité des sexes que cette décision négative a été prise. Les vraies questions sont plutôt celles de la pudibonderie, de la bigoterie (elle a tout de même été citée)  et du refus de la mixité par ces intégristes. Ils sont convaincus que serrer la main d’une femme -et inversement- est un pas vers «la fornication» ou l’adultère, comportements interdits, bien qu’on ait renoncé ici aux cent coups de fouets prescrits par le Coran. La peur de l’enfer suffit.

Comme d’habitude, politiciens, journalistes et spécialistes traitent de ce sujet en soi. Or, ces comportements sont forcément liés à une adhésion aux autres prescriptions de la charia qui elles sont parfaitement sexistes et dogmatiques, notamment  la dissimulation du corps et des cheveux pour les femmes, le soutien du foulard à l’école et dans tous les lieux de travail, celui du niqab, les prières faites obligatoirement à heures fixes, le refus pour les femmes de se faire soigner par des hommes, la méfiance des non-musulmans tous condamnés à l’enfer, etc. etc.

Le burkini (enrichissement relativement nouveau du vestiaire islamique), l’imposition du foulard à l’école et le refus de serrer la main de l’autre sexe sont les manifestations les plus récentes de la progression du radicalisme. Soyons sûrs qu’il y en aura d’autres.

Une question me titille. Durant la séance de questions, le couple d’intégristes a répondu  «avec réticence», voire pas du tout (selon les versions), aux questions de leur interlocuteur lorsqu’il était du sexe opposé. Est-ce à dire que les musulmans et les musulmanes ne parlent pas aux mécréants du sexe opposé, voire ne se parlent pas entre eux? Est-ce qu’ils apprennent le mime ou utilisent les SMS?  Que je sache, le mutisme ne fait pas encore partie des multiples interdits de cette religion. J’opterais plutôt en l’occurrence pour la volonté de provoquer et de voir jusqu’où notre démocratie est capable de plier.

Pierre Conscience2.jpgLe test n’est pas rassurant. Les islamo-gauchistes sont montés au front. L’un d’eux, au nom si mal porté, Pierre Conscience,  s’est lancé dans une condamnation confuse de la décision. Pour lui, l’égalité des sexes est «cruciale», mais ce critère ne doit pas intervenir dans un processus de naturalisation «sinon c’est nous qui capitulons sur des principes fondamentaux ». Il nous a appris qu’«au travail dans les interactions avec des représentants de l’Etat, des fonctionnaires, il y a des moyens de sanctionner le fait de ne pas saluer une personne de l’autre sexe». C’est parfaitement faux, mais ce conseiller communal préfèrerait des sanctions au refus de naturaliser. Il préférerait d’ailleurs une naturalisation administrative comme Ada Mara. Selon la  conseillère nationale socialiste, islamophile patentée, cette décision «pousse les camps à se barricader. Ce n’est pas bon pour le dialogue du vivre ensemble.» Ne pas serrer la main de l’autre sexe est en revanche excellent pour le vivre ensemble!

La Commission de naturalisation a instauré la poignée de main lors de ses auditions, "mais s’y plier ne sera pas déterminant."

Pour faciliter l'obtention du passeport, la Municipalité lausannoise a récemment publié sur son site les 128 questions susceptibles d’être posés aux candidats. Et elle a abrégé les entretiens. Le passeport sera bientôt offert dans une pochette-surprise. La question des poignées de mains sera ainsi parfaitement résolue.

16:02 Publié dans Intolérance, Suisse | Tags : naturalisation, pierre conscience, ada mara | Lien permanent | Commentaires (17) |  Imprimer | |  Facebook | | |

Commentaires

Comme d'habitude, certains d'entre nous affichent leur supériorité morale (peut-être inconsciemment) en se soumettant à ceux qui sont certains de la leur. C'est d'ailleurs au nom même de cette supériorité (niée) qu'ils sont prêts à se soumettre aux règles et aux principes des autres et à ne pas défendre les leurs.
C'est pourquoi il n'est pas question, selon eux, d'exiger la moindre réciprocité de la part des autres, tant ils sont certains, au fond d'eux-mêmes (mais ils le nieront évidemment) que ces autres sont incapables d'évoluer.

Écrit par : Mère-Grand | 19/08/2018

La soumission, qui monte, qui monte... Effrayant, atterrant, insupportable.
Mais de quoi, et pourquoi, avons-nous besoin de nous justifier ?
Seul l’islam pose problème par ses exigences que de veules politiques tendent à accorder par manque de courage, clientélisme électoral, peur d’être taxés d’islamophobie, crainte d’une presse enchaînée au politiquement correct.
C’est pourtant simple : pas de soumission, jamais, nulle part, à la moindre exigence islamique.

Écrit par : dov kravi דוב קרבי | 19/08/2018

Vive la Gauche!
Longue vie à la 'bien-pensance', au 'Bien' et à la stupidité!
God Save the 'Politiquement correct'!
La question qui me taraude: Au bout de cet interminable tunnel d'obscurité, y-a-t-il un espoir ou une lumière, aussi faible soit-elle?
L'Occident européen me semble définitivement irrécupérable.

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 19/08/2018

Attendre des nouveaux venus qu'ils adoptent nos us et coutumes est la moindre des choses.

Cela dit Bruno Bettelheim, par exemple, qui ne fut pas entendu, heureusement, allait jusqu'à demander aux parents de ne pas embrasser leurs enfants parce que leurs baisers (simplement affectueux, parentaux), affirmait-il, les ferait d'ors et déjà entrer dans la vie sexuelle de l'enfant…!

On ne peut pas ne pas regretter amèrement que nos autorités n'aient pas fixé les impératifs du vivre ensemble en bonne intelligence "parce que dépendant étroitement les uns des autres" de notre civilisation.

Accepter d'accorder hospitalité, secours, soins, formation et travail à des personnes éduquées dans l'idée que les non musulmans sont voués à l'enfer a de quoi choquer...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19/08/2018

Vous avez raison, chère Mireille Vallette, il s'agit bien de "provoquer et de voir jusqu'où notre démocratie est capable de plier". Depuis des années l'Europe a accepté les prières de rues puis la construction de mosquées, puis le foulard jusqu'au niqab.
Petit à petit les musulmans activistes nous imposent leurs façons de faire et leurs façons d'être pour tester notre capacité de soumission. Certains politiques, journalistes et autres islamo-gauchistes ont leur responsabilité dans cet état de fait. Les politiques se compromettent pour obtenir les voix de cette communauté, les autres au noms de leurs "bons sentiments" et fausses valeurs démocratiques. Allons-nous accepter de disparaître avec eux lorsque nous serons soumis à la Charia ?

Écrit par : carbou | 19/08/2018

Bravo à la décision de ne pas accorder la nationalité à ce couple.
J’aimerais connaître la motivation de ce couple à demander la nationalité suisse du moment où il doit avoir déjà un permis de séjour. Car si ce couple refuse de serrer la main à une personne de sexe opposé, ni à répondre à une question d’une personne de sexe opposé, ceci démontre bien qu’une intégration n’est pas possible. Si ce couple a des enfants, il va également interdire à leurs enfants de suivre des cours de gymnastique, s’opposer à nos fêtes religieuses et imposer aux cuisines scolaires des repas adéquats à leur croyance. Si ce couple, dont je ne connais ni l'origine, ni la religion, ne se sent pas à l’aise chez nous, alors pourquoi reste-t-il dans notre pays et ne retourne pas chez lui?? J’ai de la peine à comprendre les personnes qui puissent défendre un tel comportement.

Écrit par : Frédéric Stauffer | 19/08/2018

La décision de la Ville de Lausanne de refuser peut, au premier abord, être quelque peu choquante en tout cas pour "le refus de serrer la main" et "de ne pas regarder son interlocuteur/son interlocutrice".

En 2008, Madame Micheline Calmy-Rey lorsqu'elle s'était rendue en Iran, e avait respecté les codes vestimentaires féminins ou plus exactement foulard blanc sur ses cheveux et vêtements couvrant son corps, ne laissant apparaître que ses mains nues !

A l'époque, sa visite à Téhéran avait soulevé des questions quant à sa tenue vestimentaire.

Écrit par : Marie | 20/08/2018

@Marie
Choquante? Y a-t-il véritablement des Suisses devenus aussi dénués des principes et des valeurs de notre culture et tradition pour trouver cette attitude choquante?
Je sais bien que c'est le cas, mais je ne peux m'empêcher d'exprimer ainsi ma déception.
P.S. Mon pseudo est une référence à un personnage masculin d'une série télévisée.

Écrit par : Mère-Grand | 20/08/2018

@ Mère-Grand : oui trouver ce refus "choquant" parce qu'apparemment le refus de la naturalisation ne serait pas lié aux réponses données à des questions posées.

En ce qui concerne l'intégration telle qu'elle devrait être considérée effectivement, le refus est justifié.

Écrit par : Marie | 20/08/2018

"Ce n’est pas bon pour le dialogue du vivre ensemble"

Le message est clair. Il ne s'agit même plus de ce passablement fantasmagorique "vivre ensemble", mais - nuance ! - du "dialogue" de celui-là.
Cela ressemble furieusement à un certain "processus de paix" de la meilleure réputation.
La prochaine étape sera le soliloque ensemble du vivre ensemble. En semblant de vivre ensemble.
Personne n'ignore que les musulmans raffolent notoirement du dialogue de tout genre.
Ils imposent leur exigence et tout non-dialogue les fait se barricader.
Par contre le "dialogue", c'est-à-dire "l’accommodement raisonnable", dont résulte l'acceptation inconditionnelle de leur exigence, les fait se non barricader pour pouvoir imposer leur exigence suivante.
N'est-ce pas beau, le dialogue ? N'est-ce pas magnifique, le vivre ensemble avec l'islam ?
La dose d'enrichissement est à peine supportable.

Écrit par : marlan | 20/08/2018

A mon avis, s’ils ont fait une demande de naturalisation en se comportant de la sorte, c’est qu’ils savaient parfaitement que cela allait créer des remous.

L’étape suivante sera de faire recours, jusqu’au TF, ensuite à la Cour eur des droits de l’homme, tenter de jeter l’opprobre sur les affreux suisses racistes et intolérants (la preuve, ils ont refusé les minarets et ils vont refuser la burqa, salauds de racistes) et faire ainsi un maximum de ramdam (mot dérivé, soit dit en passant, de « ramadan », non pas Tariq ni Hani mais les fêtes de rupture de jeûne)

Les paris sont ouverts......

Écrit par : Arnica | 20/08/2018

Notre éducation faite de respect d'autrui même quand celui-ci ne nous respecte pas fait de nous des couillons. Ils l'on compris depuis longtemps et quand nous l'aurons enfin compris il y aura longtemps qu'ils ne nous respecterons plus.

Écrit par : norbert maendly | 20/08/2018

"En ce qui concerne l'intégration telle qu'elle devrait être considérée effectivement, le refus est justifié."
Intégration, intégration, intégration, vous avez dit intégration, comme c'est intégration...
Non, il faut parler d'assimilation, pas d'"intégration". Il n'est pas question d'intégrer à la Confédération une idéologie totalitaire. Assimiler, c'est pour eux assimiler les valeurs fondamentales de NOTRE pays: démocratie et lois civiles (et non lois religieuses, style charia), égalité homme-femme (et non un homme vaut deux femmes, l'homme vote à la place de sa femme), liberté de pensée (et donc de changer librement de pensée, de religion, etc.), condamnation de toute idéologie totalitaire (et donc de l'islamisme). On dirait que certaines personnes sont prêtes à vouloir nourrir un cancer sur notre sol...

Écrit par : Daniel | 20/08/2018

Bravo à la Municipalité de Lausanne et à son syndic M. Junod pour cette décision logique, claire et qui ne souffre d'aucune discussion.

La suite prévisible, Arnica l'a parfaitement bien résumée.

Nous sommes devenus faibles et prêts à tout accepter au nom du politiquement correct, du "vivre ensemble" à la socialiste.

Ce qui veut dire que nous devons accepter que les arrivants continuent ici à vivre comme chez eux et pour finir c'est à nous, la majorité, à changer nos habitudes, valeurs et éducation.

Écrit par : A. Piller | 20/08/2018

Il n'y a pas à polémiquer, vous ne voulez pas vous plier à nos us et coutumes, alors partez, il y a de nombreux musulmans qui sont prêts à vous accueillir. Je vois régulièrement une fillette qui n'a pas 10 ans revenir voilée de l'école. L'islamisation de l'Europe est en route, en France elle est déjà effective. Je ne peux que conseiller la lecture d'un très bon livre "Soumission" du visionnaire Michel Houellebecq.

Écrit par : Lorson | 21/08/2018

AGISSEZ au lieu de vous plaindre.! Utilisez les mêmes armes: manifestations de grande envergure et plaintes! Le reste est du pipo-

Écrit par : Paroucha | 22/08/2018

Sans vraiment connaître à fond le dossier, comme le faisait remarquer avec à propos dans son interview, Ada Mara concernant ce dossier, je ne suis pas d’accord avec sa vision de la naturalisation.
Ada Mara désire pour la naturalisation des règles strictes et les mêmes pour tous les cantons.
Elle semble assimiler le critère choisi, le refus de serrer la main et la misogynie manifeste et soit disant culturelle, de ce couple, à la vision caricaturale des « faiseurs de suisses ».
Où me semble-t-il pour ne pas échouer, lors d’un contrôle inopiné, un couple d’origine italienne, planquait la sauce « bolognaise » et les « spaguettis «.
Bien que je reconnaisse que ses arguments sont valables, je ne partage pas son avis pour plusieurs raisons.
L’aspect purement bureaucratique de sa « conception de la naturalisation » me gêne.
D’autant que de mon point de vue cela est déjà réglé dans les conditions pour obtenir un permis de séjour C.
Je pense que la naturalisation, doit aussi être accordée sur des critères subjectifs. Que ceux qui accueillent un nouveau confédéré puissent aussi le faire selon leurs critères culturels, religieux et aussi affinités. Et donc aussi des critères qui pourraient être considérés comme arbitraires pour certains.
Le citoyen suisse, en général, se considère d’abord comme venant d’un canton, parlant et ayant une culture soit francophone, italienne ( latine), soit allemande ( germanique) et romanche, et tout à la fin comme suisse.
Et là est toute la force de notre système confédéral.
L’acceptation et le vouloir vivre ensemble de ces identités propres. La mise en avant, aujourd’hui dans nos moeurs, de ceux qui nous rassemble en gardant malgré tout nos différences.
Quelles raisons poussaient ce couple à demander la naturalisation, quand de toute évidence le permis d’établissement C, lui permet de vivre aussi longtemps qu’il le désire, en vivant même radicalement selon sa foi, en Suisse ?
L’appartenance à une communauté n’est pas que régie par des lois, des coutumes, des règles.
Elle est aussi régie par une sentiment tout à fait naturel, l’affinité.
Refuser aux peuples, l’arbitraire ou le feeling, ou n’importe quoi de pas vraiment rationnel, même que pour un temps limité, en imposant des lois et de règles purement raisonnables, a conduit bien des pays au chaos.
Ne prenez que pour exemple les anciens pays colonisés, aux frontières tracées par traités. Englobant de force des ethnies rivales et ennemies.
Un désastre !
Si demain comme le veut Ada Mara, la naturalisation suisse n’est que régie par des lois, des règles, notre système reviendrait qu’au droit du sol à la naissance.
La France le pratique et aujourd’hui, ce n’est pas une réussite.
Ce jour-là, le vouloir vivre ensemble des confédérés, acte volontaire et concerté, soumis certes bien souvent à l’arbitraire de la majorité, mais combien porteur de ce consensus, dont nous sommes très fiers, mourra.
Et être suisse sera selon les circonstance, et les gouvernements que de la résignation.
Je suis suisse. Bof! Faut bien un passeport.

Écrit par : Cyan | 30/08/2018

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