07/01/2019

Des étudiants du social militent à la Haute école pour le voile

Pour assurer la cohésion sociale des 400 communautés religieuses du canton, des étudiants souhaitent réintroduire les croyances et leurs signes visibles dans leur sphère d’activité.


 

Et pourquoi pas le social? Un milieu si bien-pensant, qui aime les victimes et se bat pour une meilleure justice sociale… une sphère idéale pour enfoncer un nouveau coin dans la laïcité. C’est ce qui se produit à la Haute école de travail social (HETS) de Genève, théâtre d’une nouvelle offensive islamique les 14 et 15 janvier.

Bien entendu, l’islam n’avance jamais à visage découvert. On invoque donc aussi, comme d’hab, la croix chrétienne et la kippa juive. Combien de juifs réclament de porter une kippa durant leur travail? Combien de chrétiens demandent à grands cris de porter une croix «ostentatoire»? Les statistiques manquent cruellement.

Toujours est-il qu’avant l'islam, aucun étudiant en travail social n'aurait eu une telle idée. D'ailleurs, leur spectacle s'appelle "Prière de ne pas prier". Mais qui aujourd’hui souhaite prier au travail et pourrait donc être prié de ne pas prier?

Le formidable défi que nos futurs pros tiennent à relever dans une "Lettre ouverte aux directions d'institutions sociales": créer de la cohésion sociale en tenant compte des 400 communautés religieuses du canton. Dans les centres d’aide sociale ou les maisons de quartier, il importe de se soucier de l’âme des usagers. Leur «Code de déontologie» vient d’ailleurs à la rescousse de ces pionniers, un code qui préconise «la prise en considération et le respect constant, aussi bien des besoins physiques, psychiques, spirituels et culturels des personnes que de leur environnement naturel, social et culturel.» Bref, un contrôle total avec désormais la demande d’un nouvel accent sur les besoins spirituels.

Un seul objectif, faire accepter le foulard

Mais foin de ces attrape-nigauds destinés à noyer le poisson! Celui que ces étudiants veulent attraper dans leur filet, le seul en fait, c’est la future collègue voilée. Témoins ce glissement «… nous sommes susceptibles d’intervenir dans des milieux multiconfessionnels où la religion et la spiritualité sont essentielles et doivent être prises en compte. C’est pourquoi il nous parait important de mettre en question l’intégration de la croyance au sein des institutions.» Et celles qui refusent d’engager des personnes à cause de leurs signes ou convictions religieuses, nous y voilà, «ne suggèrent-elles pas qu’il est normal de discriminer une personne portant la croix, la kippa ou le voile?

En mal d’exemples de discriminations des chrétiens, les étudiants ont trouvé plus délirant encore que la croix: «Pourquoi des étudiant-e-s de la HETS portant le voile ou donnant des cours de catéchisme rencontrent des difficultés d’engagement dans la plupart des institutions sociales?»

Lundi 14 janvier de 17h30 à 19h30, nous sommes donc invités à un débat public: «Dieu merci je suis athée!» Parmi les orateurs, rien moins que la directrice de laHaller Jocelyne2.jpg HETS de Genève Joëlle Libois, et pour «l’approche déontologique», la députée d’extrême gauche Jocelyne Haller, fervente adversaire de la loi sur la laïcité. Une loi par ailleurs inutile selon nos militants du social, car quelle que soit son issue «les questions et les problèmes vont rester d’actualité.»

Jocelyne Haller, députée d'Ensemble à gauche.

Là, nous sommes d’accord. Nous faisons confiance à ces bigots compulsifs pour remettre cent fois leurs revendications sur le métier. Surtout si j’en crois les récriminations d’une future travailleuse sociale qui témoignait lors d’un débat. Voilée, aux amples vêtements, elle était monitrice dans une maison de quartier. «On me renvoie constamment à mon foulard! C’est un traitement différent des autres… Je n’ai pas le droit de mettre un certain type de maillot de bain. On me demande de servir au bar alors qu’on sait que  je suis musulmane… Comment dans ces conditions apprendre aux jeunes à respecter la différence et la construction de notre identité?» 

Une identité qui ne s’arrête ni au voile, ni au burkini, ni au bar. Car imagine-ton oser attenter à l’identité de ces dévots en leur demandant de cuisiner du porc, d’en porter, de le servir, de manquer les heures de prières imposées? 

On constate donc que voter oui le 10 février est impératif, car la loi limite justement le port du voile, y compris pour les fonctionnaires et assimilés des maisons de quartier, des travailleurs hors murs ou des centres d’aide sociale. C’est un début.

Première expérience-pilote de non-discrimination

Je propose tout de même aux pionniers de la nouvelle cohésion sociale, d’organiser une expérience-pilote dans un centre d’action sociale. Ils choisiraient parmi les assistants sociaux: une femme voilée, un chrétien qui a abandonné son encombrante croix pour un beau t-shirt à l’effigie de la Vierge à l’enfant et un troisième qui a placé une statue de Bouddha bien en vue sur son bureau.

La joyeuse équipe décidera dans ce cadre d’oublier «la majeure partie de la société» qui véhicule l’idée d’une laïcité qui «interdit aux individus d’affirmer ouvertement leurs appartenances religieuses». Traduction: qui refusent le port du voile et diverses autres «signes visibles». On imagine que les usagers ne diffèrent pas de cette majeure partie. Mais leurs convictions, dans ces cas-là, les futurs professionnels s’assoiront dessus. Ou procéderont à une entreprise de rééducation de ces mal-comprenants.

Et nous sommes tous vivement invités à participer lundi 14 à cette comédie des porte-valises de l’islam militant.

 

L’Association suisse vigilance islam s’apprête à interpeller la conseillère d’Etat Anne Emery Torracinta et les intervenants.

 

12:01 | Tags : hets, croyances | Lien permanent | Commentaires (24) |  Imprimer | |  Facebook | | |

Commentaires

"On constate donc que voter oui le 10 février est impératif"
Je voterai NON, car cette loi abroge une loi précédente toujours en vigueur qui interdit les manifestations religieuses sur la voie publique alors que la nouvelle loi peut les autoriser. Il est pour moi exclu de voir se dérouler des prières de rue comme ce fut la cas aux Pâquis il n'y a pas si longtemps.

Le cas de cette école est typique du rôle de personnes de culture chrétienne dans la propagation de l'islam. Sous peine de non discrimination, on discrimine à tout va. Pourquoi ne pas ordonner dans ce cas le port obligatoire au revers de la boutonnière de l'étoile jaune, de la croix violette et du croissant vert? Petit rappel de ce qui se passe quand on a voulu identifier les personnes pour mieux les persécuter, voire les massacrer.

PS: j'adore quand Mme Vallette est "péremptoire, méprisante et désagréable" à l'égard de ceux qui favorisent l'expansion de l'islam. Merci!

Écrit par : Daniel | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Madame Vallette@ On admire votre combat et votre courage. Nous avons beaucoup de chance de vous avoir pour lutter contre l'emprise de cette religion de haine et de mépris pour les autres...

Écrit par : Géo | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Voter oui c'est simplement du bon sens. Voter contre c'est de l'obscurantisme. Franchement la position de Mme Jocelyne Haller fait honte aux droits des femmes.

Écrit par : Boccard | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Pour permettre aux femmes musulmanes de servir au bar (!!!!! voit-on jamais cela dans les pays musulmans ?????????), une solution toute simple: supprimer tout alcool dans les maisons de quartier.

Au nom de la tolérance et de l'amour d'autrui, je défie quiconque de s'y opposer !

Écrit par : Arnica | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Je voulais répondre à Vigousse sur ce point : "Egalement, il est utile de rappeler que l'islam a été créé en réaction à la colonisation chrétienne de la péninsule arabique au 7ème siècle"
A mon humble avis, au vu des effets, l'islam est une invention nationaliste arabe pour lutter principalement contre les Juifs. C'est sa première raison d'être. Un dieu qui parle arabe et non juif...

Écrit par : Géo | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Merci Madame Vallette pour votre assiduité et votre persévérance.
Ces travailleurs sociaux devraient porter le bonnet d'âne.
Dans tous les pays musulmans où il était possible, sans risquer d'ennui, de paraître tête nue, il est devenu de bon ton de porter le voile et peu à peu cette aimable coutume devient une contrainte.

Écrit par : nEmo | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Une bonne nouvelle de temps à autres tout de même. Il faut la mentionner et s'en réjouir. Il paraît que la jeune Rahaf a été entendue par les autorités thaïlandaises. Thanks a lot.

Écrit par : nEmo | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Comme tout ça va vite !

Comme un harpon, facile dans la pénétration et désastreux dans le sens inverse.

En France, ce que les médias évitent, c'est de soulever les questions liées à l'invasion islamique dans les débats actuels sur le mouvement des gilets jaunes, ont voit que les sondages dans cette crise, mettent en tête le RN et que 80% des français considèrent que "l'immigration" représente leur préoccupation principale.

Écrit par : Vigousse | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Le commentaire de Daniel est erroné.

La loi cantonale qu'il cite a été jugée contraire à la Constitution fédérale.

"10. Arrêt de la IIe Cour de droit public du 12 mars 1982 dans la cause Rivara c. Conseil d'Etat du canton de Genève (recours de droit public)

Regeste

Liberté des cultes; procession religieuse sur la voie publique.
Art. 50 al. 1 et 2 Cst.; les cantons doivent autoriser le déroulement d'une procession dans les limites posées par cette disposition (confirmation de la jurisprudence; consid. 2a).

L'art. 1er de la loi genevoise sur le culte extérieur, qui interdit toute procession ou manifestation religieuse sur la voie publique, est contraire à l'art. 50 Cst. (consid. 2b et c).

Les cantons peuvent soumettre à autorisation les manifestations religieuses sur la voie publique. En l'espèce, rien ne justifiait le refus de cette autorisation (consid. 3)."

La loi adoptée par le Grand Conseil ne fait que tenir compte de qui précède en invitant l'autorité administrative à la plus grande retenue en l'octroi des autorisations au vu risque de conflagration en 2018. On n'est plus en 1982. D'ailleurs l'article 15 de la CF de 1999 a pris la place de l'art 50 de celle de 1874.

Pâquis dirigée par un 68ard, elle n'avait pas été autorisée faute de demande en ce sens.

Écrit par : Rivara | 07/01/2019

Répondre à ce commentaire

Quelques commentateurs se sont étonnés hier de la disparition durant quelques heures de ce papier.

Un "avocat" avait appelé un journaliste de la TG pour la menacer d'une plainte de la HETS. Débordé, celui-ci a supprimé le post en attendant de le lire et d'étudier la question.

Il s'est avéré que c’était un canular. Bien joué les islamophiles!

Écrit par : Mireille Vallette | 08/01/2019

Répondre à ce commentaire

Le canular concernant une possible plainte de la HETS: le canular a été pris au sérieux par la TG, autrement dit, les frères Kouachi sont encore bien parmi nous. Une affaire Charlie Hebdo peut se reproduire demain. La presse a peur de rendre publics des faits qui sont pourtant avérés (cela m'étonnerait que Mireille Vallette diffuse des fake news).

Il serait par contre intéressant que la HETS et ses partisans viennent ici participer au débat et qu'ils nous expliquent, p.ex, s'il est plausible qu'une femme musulmane travaille comme serveuse dans un bar - sachant que tout contact entre homme et femme non mariés est considéré comme de l'adultère => lapidation sur la place publique (le Molard ou plutôt la plaine de Plainpalais ?). Il serait intéressant de les entendre au sujet de la tutelle des femmes séoudiennes - voir l'affaire en Thaïlande, où une jeune séoudienne demande l'asile politique pour échapper à sa prison familiale, pourtant parfaitement hallal selon la charia.

Bref, il serait intéressant d'entendre de leur bouche si la teneur de ce billet est exacte ou non.

Écrit par : Arnica | 08/01/2019

Répondre à ce commentaire

Un Dieu qui ne parle qu'arabe?

Le Saint-Esprit, nous a-t-on appris, parle toutes les langues

on imagine également

celle du coeur


Il y a deux mille ans à Jérusalem les juifs parlaient araméen et grec (au théâtre les pièces en grec) en passant par l'hébreu en montant au Temple (on montait au Temple même si la route ou le chemin y conduisant descendaient) dans les synagogues et, pour les démarches administratives, le latin.

Mahomet en son temps, lieux de vie et coutumes ou modes vestimentaires demandait aux femmes de sortir voilées.

En ne tenant pas compte du temps qui a passé ainsi que de leur établissement en nos pays… les femmes musulmanes en se rendant à leur travail entrent dans un immeuble donc elles devraient retirer leurs voiles en attendant de les remettre pour rentrer à la maison… ou autres déplacements.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 08/01/2019

Répondre à ce commentaire

Inquiétant : à ceux qui on lu la "Lettre ouverte aux directions d'institutions sociales de Genève" (lien : 4 ème paragraphe "créer de la cohésion"), avec-vous remarqué la phrase suivante :

"Dans le cadre d’un de nos modules de formation intitulé «Parole à la jeunesse dans sa diversité de croyances, de religions et de spiritualité», nous avons abordé plusieurs problématiques en lien avec la spiritualité et la place de celle-ci dans notre société".

Cela signifierait que dans le cadre de la HETS il existe déjà un module qui met à mal la laïcité de l’État. Comment cela est-il possible? Le DIP est-il au courant de ces dérives ?

Écrit par : Sophie | 08/01/2019

Répondre à ce commentaire

A noter que les Chrétiens portent la plupart du temps leur croix de manière quasi invisible, sous leur chemise ou leur pull et que les Juifs peuvent se couvrir la tête avec n'importe quel couvre-chef; chapeau melon, képi, béret basque ou perruque...
Ainsi, il n'y a ni chez l'un, ni chez l'autre, de revendication à exprimer une appartenance mais simplement un rappel pour lui-même de son engagement spirituel.

Écrit par : archi-bald | 08/01/2019

Répondre à ce commentaire

J'ai été travailleur social durant une douzaine d'années et je constate avec inquiétude que ce domaine d'activité de l’État est désormais lui aussi investi (gangrené devrais-je dire) par les obscurantistes favorables à la régression des droits et surtout de ceux des femmes.
Un centre social, un centre de loisirs, une institution d'éducation ne doivent en aucune façon être transformés en espace de prosélytisme religieux ou politique. Cela serait tout simplement anticonstitutionnel puisque notre Constitution indique clairement (art 3) que:
"L’État est laïque, il observe une neutralité religieuse."
Il est par ailleurs fort instructif de constater que la loi sur la laïcité de l’État (LLE) est attaquée par deux groupes intégristes religieux - l'un chrétien, l'autre islamiste - et par une organisation politique dont les membres féminines ont récemment dénoncé le "sexisme structurel".
Enfin, il faut également bien comprendre que le verbe "stigmatiser" signifie marquer le corps d'un individu d'un signe (indélébile) à titre de châtiment.
Imposer le voile islamiste aux femmes comme le préconisent les intégristes est ainsi une stigmatisation, ce sont donc les intégristes eux-mêmes qui stigmatisent les femmes. En effet, pour ces partisans de la récession temporelle qui nous ferait revenir aux temps sombres de la barbarie, les femmes sont des êtres diaboliques dont il importe de cacher le corps satanique et tentateur...
OUI à la LLE... c'est une opération de prophylaxie sociale indispensable.

Écrit par : Pierre Gauthier | 08/01/2019

Répondre à ce commentaire

Bonjour,

Afin d'éviter des discussions futiles autour d’un article qui ne donne pas vraiment de contexte, qui répond à une lettre ouverte mais sans la mentionner et qui utilise le terme « laïcité » et « islam » comme s’ils signifiaient la même chose, allez plutôt vous faire une opinion pour vous-même plutôt que de suivre Mireille dans tout ce qu’elle dit. Comme elle l’a mentionné dans l’article, rendez vous, vous-même, à la HETS le lundi 14 janvier afin de vous construire votre propre réflexion et votre propre opinion. Vous serez ensuite à même de pouvoir commenter cet article, qui ne cesse de changer bizarrement, en sachant de quoi vous parlez...

ABE

Écrit par : C. | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

C'est marrant mais quand on parle de stigmatisation, on va toujours dans le même sens, à savoir une musulmane voilée qui serait stigmatisée. J'invite les généreux étudiants, jusqu'à aujourd'hui doucement bercés en permanence dans l'idéologie bobo du "Vivre ensemble" (à l'école, dans les médias, au cinéma, etc.) où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, à réfléchir à quelques petits problèmes CONCRETS et stigmatisants qui pourraient se poser.
Par ex, en tant qu'homosexuel, que pensez-vous de l'idée d'être soigné par une infirmière voilée (une musulmane voilée ne représente pas vraiment l'islam progressiste... pour autant qu'il existe (où ?...)), sachant que les homosexuels sont condamnés (à mort ou à la prison) dans 56 des 57 pays musulmans de la planète ? Ou bien, puisqu'on est dans le social, pensez-vous vraiment qu'une musulmane voilée vous accordera la même bienveillance qu'à l'un de ses compatriotes dans le cas d'une demande d'aide financière ? Permettez-moi d'en profiter pour vous informer, cher étudiant, qu'une musulmane voilée vous signifie clairement qu'elle ne vous épousera jamais (vous n'en êtes pas digne...), sauf si vous vous convertissez...
Bien sûr, vous allez me dire que ces infirmières ou assistantes sociales ne feront aucune différence. Et pourtant, je constate autour de moi la puissance de l'oumma et la pression que subissent même les musulmans très modérés qui n'ont d'autre choix que de soutenir leurs compatriotes.
Je vous invite à réfléchir par exemple au fait que les athées et chrétiens peuvent être très généreux avec les musulmans, comme par exemple pour l'Indonésie (tsunami, tremblement de terre, etc.), alors que les musulmans ne se montrent généreux qu'envers leur communauté (comme vient d'ailleurs de le confirmer F. Ribery dont les dons connus ne touchent que l'oumma...).

Écrit par : Sonia | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

@Sophie: plutôt que de parler de compatriote, il faudrait parler de coreligionnaire. En effet, les musulmans n'aident que les musulmans - et encore: dans l'affaire des flux migratoires, on ne les entend pas beaucoup. Dans les organisations internationales, les pays du Golfe se déclarent eux-même être des pays en développement, c'est commode, ils n'ont pas besoin de participer à l'aide au développement.

A propos de pression de l'oumma, il est intéressant de lire, dans l'affaire de la jeune Séoudienne qui veut se réfugier en Australie, que les hommes de sa famille, ses tuteurs, risquent le fouet si elle fait qqch de déshonorant, comme de fuir. Autrement dit, même si la famille voulait être cool et lui permettre de se promener tête nue (par exemple), eh bien non: la famille, le père, le frère, le mari risquent des châtiments charianiesque, dont on sait qu'il ne s'agit pas de jours amende avec sursis.

Quant à la stigmatisation des homosexuels, ça n'est mal que quand ça vient de l'UDC ou des divers-droite, manif pour tous & C°. Que les musulmans ne tolèrent pas l'homosexualité, eh bien ça, c'est.... ben il faut respecter leur sensibilité. Sinon, vous êtes islamophobe.

Sophie: j'admire toujours la pertinence de vos interventions. Bravo et merci !

Écrit par : Arnica | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

@Rivara
"Le commentaire de Daniel est erroné."
Non.
Nous ne sommes plus en 1982. L'article 50 de 1982 n'existe plus.
Nous avons l'article 72 qui dit:
"1 La réglementation des rapports entre l'Eglise et l'Etat est du ressort des cantons.
2 Dans les limites de leurs compétences respectives, la Confédération et les cantons peuvent prendre des mesures propres à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses.
3 La construction de minarets est interdite."
Genève est un canton laïque, ce que ne sont pas la grande majorité des autres cantons. Le canton peut donc réglementer comme il veut ses rapports avec les "églises" et laïcité veut dire SEPARATION. Ce que des juges (chrétiens?) ont pu décider en 1982, je n'en ai rien à faire. La constitution a changé, la situation a changé.
Et pourquoi donc vous ne donner pas un lien avec l'arrêt du tribunal? Si ce n'est pour pouvoir en extraire ce qui vous arrange. La décision:
http://www.servat.unibe.ch/dfr/a1108041.html

Et je note ceci:
"a) Comme les autres libertés individuelles garanties par la Constitution fédérale, la liberté de culte n'est pas absolue. Cela résulte du texte même de l'art. 50 Cst., lequel précise non seulement que le libre exercice des cultes est garanti "dans les limites compatibles avec l'ordre public et les bonnes moeurs" (al. 1), mais encore que "les cantons et la Confédération peuvent prendre des mesures pour le maintien de l'ordre public et de la paix entre les membres des diverses communautés religieuses" (...) (al. 2)."
Pas de chance, dans la constitution actuelle, plus d'article 50, aucune mention de "liberté du culte" ou de "liberté de procession". Le mot culte n'apparaît nulle part.
On peut vérifier:
https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html

Plus loin les juges écrivent:
"Il faut en outre que la vie en commun [...] soit perturbée ou menacée par le déroulement de la manifestation en public et qu'il en résulte un état de tension préjudiciable. Tel sera le cas si la nature de la manifestation apparaót objectivement inopportune et provocatrice au regard des circonstances locales. La garantie de l'art. 50 Cst. ne pourra donc être invoquée en faveur des manifestations qui, en raison du moment, de la localité et de la manière dont le domaine public est mis à contribution, se révèlent comme étant une exhibition superflue, une provocation ou une manoeuvre de prosélytisme (ATF 49 I 154 consid. 4e)."
Une manifesttion religieuse dans la rue est manifestement du prosélytisme. Et il n'y a aucune raison de ne pas l'interdire pour toutes les sectes.

Aussi:
"Qualifiant cette loi d'obsolète, le recourant relève qu'elle a été établie à une époque oi les luttes et les antagonismes religieux étaient extrêmement vifs ("Kulturkampf"), mais que les interdictions qu'elle fixe ne sont, actuellement, plus justifiées."
Bien voilà, nous y sommes. Nous sommes dans un nouveau Kulturkampf contre l'islam et cette loi loin d'être obsolète est complètement d'actualité.
Je vote NON à son abrogation.

La question du voile dans les parlements est anecdotique par rapport aux manifestations de rue: elle peut être gérée par un simple règlement intérieur.
Plus grave, la loi n'interdit pas le foulard dans les écoles, ni dans les autres bâtiments publics, ni sur les photos d'identité. Raison de plus pour la rejeter.

Et puisque nous parlons de la constitution, la secte islam devrait être interdite, car contraire à cette constitution:
Art.15:
"4 Nul ne peut être contraint d'adhérer à une communauté religieuse ou d'y appartenir, d'accomplir un acte religieux ou de suivre un enseignement religieux."
Or si un soumis quitte l'oumma, il est condamné à mort par la charia. Il y a donc contraite sous peine de mort. Sans parler qu'il n'y a pas de liberté quand les enfants sont soumis à un lavage de cerveau et terrorisés par les menaces que contient le coran, véritable peste verte.

Voili, voilà, je constate qu'une fois de plus un bon catholique vole au secours de l'islam en voulant abroger cette loi sur les manifestations religieuses dans la rue.


Clin d'oeil à géo:
Art.39:
"3 Nul ne peut exercer ses droits politiques dans plus d'un canton."
Eh oui, mais dans plus d'un pays, "plusieurs" peuvent...
Comment pouvoir faire confiance à une constitution qui commence par "au nom de...". Bientôt "allah"?


@PG
""L’État est laïque, il observe une neutralité religieuse.""
C'est bien le problème: il n'est pas écrit SEPARATION des religions et de l'Etat. Neutralité, veut dire même traitement pour toutes, QUEL QUE SOIT ce traitement. Du moment que TOUTES les religions sont autorisées à porter des signes distinctifs dans les écoles (tiens donc vous ne parlez pas des écoles publiques et du port du foulard par les élèves, la loi non plus d'ailleurs...), centres sociaux, centres de loisirs, institutions d'éducation, université, etc., l'Etat respecte sa "neutralité". Du moment que TOUTES les religions sont autorisées à faire du prosélytisme dans la rue et autour des écoles, il y a neutralité de l'Etat. Si on veut interdire le prosélytisme dans la rue et autour des écoles, il faut conserver cette loi qui interdit toute manifestation religieuse sur la voie publique. Et donc voter NON.

Si avec la nouvelle loi, l'Etat autorise une manifestation publique à une religion et pas à une autre, sa décision sera anticonstitutionnelle, car elle ne respectera pas la neutralité de l'Etat.

"Il est par ailleurs fort instructif de constater que la loi sur la laïcité de l’État (LLE) est attaquée par deux groupes intégristes religieux - l'un chrétien, l'autre islamiste -"
Et ça me fait diablement plaisir de voir qu'ils se tirent une balle dans le pied!
Et cela m'afflige que des pseudo-laïques soient prêts à de telles compromissions: permettre par le vote de cette loi le retour de manifestations religieuses publiques. Alors que nous savons que les principales, voire les seules manifestations futures seront islamistes.

Écrit par : Daniel | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

@ C : Bien sûr que la lettre ouverte est mentionnée, vous n'avez qu'à cliquer sur "créer la cohésion" et elle apparaitra en entier ! Elle est assez ahurissante d'ailleurs.
Et puis vous pensez vraiment que Mireille utilise laïcité pour islam ??? De plus je ne vois pas où cet article aurait "changé" comme vous le dites. Bref, vous n'êtes pas très au clair. Mais grâce à vous peut-être y aura-t-il du monde critique à ce colloque ?

Écrit par : Sophie | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

C.
Ne vous déplaise, il existe des gens qui ne sont pas complètement stupides et qui savent bien qu'il n'y avait jamais de problème de laïcité avant l'arrivée de nombreux musulmans, les catholiques et protestants ayant accepté les concessions qui leur ont été demandées au début du 20e siècle et les juifs n'ayant jamais exigé quoi que ce soit dans nos écoles, nos restaurants scolaires, nos diverses institutions (fonctionnaires en kippa, etc.) et nos... prisons (pour info, les cimetières juifs sont situés sur du terrain privé et financés par les juifs) !
Laïcité et déradicalisation sont les termes politiquement corrects utilisés par toute la bien-pensance (journalistes, politiciens, etc.) pour évoquer des problèmes posés en fait par l'islam !

Écrit par : Sonia | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

Il y a 50% de pro-islamiste sur le blog de Mireille, rien d'étonnant, j'ai toujours su !

Écrit par : Vigousse. | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

Comme Ada Marra et autres cloportes de la gogauche n'ont pas l'air spécialement pressés de cuver du 31 et, de s'intéresser au cas de cette jeune saoudienne ayant renoncé à l'Islam et menacée de mort, toujours en attente de visa pour un pays quelconque, et bloquée depuis cinq jours à Bangkok, je me propose de lancer une pétition sur mon facebook pour que notre Conseil Fédéral se bouge les fesses.

Pourquoi seul le gouvernement australien a-t-il déclaré vouloir rentrer en matière ?

J'ai déjà lancer l'idée sur le blog de Mme Favre.

Écrit par : Laurent Lefort | 09/01/2019

Répondre à ce commentaire

Chère Sophie,
""Dans le cadre d’un de nos modules de formation intitulé «Parole à la jeunesse dans sa diversité de croyances, de religions et de spiritualité», nous avons abordé plusieurs problématiques en lien avec la spiritualité et la place de celle-ci dans notre société".
Cela signifierait que dans le cadre de la HETS il existe déjà un module qui met à mal la laïcité de l’État. Comment cela est-il possible? Le DIP est-il au courant de ces dérives ?"

Ce module met à mal votre conception (qui est la mienne aussi) de la laïcité de l'Etat. Mais comme je l'explique plus haut, la "neutralité de l'Etat" n'est pas remise en cause si l'Etat traite de la même manière toutes les religions, pardon les "spiritualités". C'est le "dialogue interreligieux" qui s'incruste partout et non plus seulement dans un journal et dans des lieux de cultes (fermés). Je n'ai aucun doute sur le sens des termes utilisés dans la constitution et sur qui a voulu les mettre en place. Et ce ne sont pas les soumis. Mais ils ne vont pas se gêner pour en profiter. Avec leurs complices habituels.

Écrit par : Daniel | 10/01/2019

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.