Les médias ont traité de manière honteuse l'enquête de Mueller sur Trump

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La manière dont les journalistes ont rapporté les péripéties de l’enquête est un morceau d’anthologie de l'abandon de toute déontologie. Ils n’ont rien dit des informations explosives qui contredisaient leur parti pris. 

Je n’ai jamais vu plus de fausses nouvelles dans les médias que celles liées à la soi-disant collusion de Trump avec la Russie.  Pour garder espoir, les journalistes n’ont pas lésiné sur les fakenews, les «missingnews», les «distortingnews»…

Le coup d’envoi de la saga est donné le 17 mai 2017 sous les hourras des rédactions. Le rêve de destitution du gouvernant le plus haï de la planète se concrétise. D’ailleurs, la grande majorité des experts invités confirment cette merveilleuse perspective.

Au fil de ses presque deux ans d’investigations, Mueller n’a pas lésiné sur les moyens: 19 avocats assistés par environ 40 agents du FBI, analystes du renseignement, juriscomptables et autres professionnels. Le Conseil spécial a délivré plus de 2800 assignations à comparaître, exécuté près de 500 mandats de perquisition, obtenu plus de 230 ordonnances relatives à des dossiers de communication, rendu près de 50 ordonnances autorisant l’utilisation de registres de correspondance, présenté 13 demandes de preuves à des gouvernements étrangers et interrogé environ 500 témoins.

A chaque épisode, les journalistes concluent que le Grand soir se rapproche, alors que rien  n’apporte la moindre eau au moulin de la collusion. Ils ne font que répéter leur propre obsession: «débuts de la fin pour Trump», «l’étau se resserre», «gros malaise à la Maison Blanche». Pour eux, l’impeachment se rapproche inexorablement.

Cinq premières minutes de rire qui valent toutes les analyses.

Je ne suis pas une spécialiste de la politique américaine et ne prétends pas le devenir. Dans cette affaire, j’ai simplement découvert que chaque péripétie était déformée par nos médias pour charger Trump. Je l’ai réalisé en lisant les articles du site «dreuz.info». Dès le début, il a contesté cette collusion et à chaque nouvel épisode censé enfoncer le président, Jean-Patrick Grumberg*, parfait connaisseur du dossier, donnait les clés de compréhension. Arguments et documents à l’appui.

Cette désinformation systématique de nos médias pourrait faire l’objet de moult travaux d’étudiants-journalistes et de doctorants pour apprendre leur métier.

Les exemples de cette désinformation sont légion, les rebondissements complexes, je me contenterai d’un ou deux épisodes significatifs. Pour le reste, consultez le moteur de recherche du site en tapant –pour commencer- «Mueller».

Fin octobre 2017: une fuite annonce que  Robert Mueller va inculper son premier suspect, Paul Manafort. Pendant tout le week-end, les journalistes retiennent leur souffle. L’impeachment clignote sur l’ordi y compris  celui des grands médias américains férocement anti-Trump. Le Washington Post, écrit que Trump est fini. Dreuz ironise: «Pour Ladepeche.fr, «L’ex-directeur de campagne de Trump [est] inculpé de complot contre les Etats-Unis». La Tribune de Genève, prenant ses désirs pour des réalités,  écrit que «L’étau russe se resserre autour de Trump», et Le Monde, jamais le dernier dans la course à la désinformation, affirme que «Trois conseillers de Donald Trump [sont] visés par l’enquête…». RTL informe que «plusieurs proches de Donald Trump sont poursuivis».

Grumberg: «Je pense que je ne surprends personne en affirmant que tout ceci est faux, et que les inculpations ont zéro rapport avec le Président Trump…» Aucun des motifs d’inculpation en effet ne concerne l’affaire russe. Paul Manafort et son associé sont inculpés pour des faits remontant à 2012, essentiellement pour évasion fiscale.

En fait, aucune inculpation d’un Américain  soupçonné de collusion n’a jamais été prononcée. Les médias ont abondamment traité celles de 13 Russes sans préciser que si les tentatives de collusion étaient bien réelles, elles ne prouvaient à aucun moment que l’équipe de Trump leur avait cédé.

Le complot démocrate

L’information -et confirmation- la plus explosive est donnée le 2 février 2018 par la publication d’un mémo du Congrès. Elle a été passée sous silence, car elle met en cause les chouchous des médias, Obama et Clinton. Cette affaire a été traitée à de multiples reprises par Dreuz, elle est synthétisée dans un article de la Mena.

Pour tenter de prouver que le candidat à abattre collaborait avec la Russie, un membre important de la campagne présidentielle de Trump, Carter Page, a été mis illégalement sous écoute à l’instigation du FBI en octobre 2016. Carter était accusé d’être un agent russe. Ces écoutes ont permis au Département de la justice d’Obama d’avoir durant les dernières semaines de la campagne présidentielle,  un large accès aux e-mails et aux conversations téléphoniques  de l’équipe Trump.

La décision s’appuyait sur le «rapport Steele » du nom de son principal rédacteur qui utilisait des sources russes.

Aucune preuve ne soutient les accusations que contient ce rapport. Mueller n’a même pas interrogé Carter. Et il apparait clairement que le rapport Steele a été commandé et financé par le parti Démocrate et la Campagne Clinton. Devenu président, Trump a eu connaissance de cette mise sur écoute et a demandé une enquête au Département de la Justice. L’inspecteur général Michael Horowitz en est chargé.

Conflits d’intérêts concernant Mueller, tentatives de convaincre des témoins de charger Trump: les révélations se sont succédé. «Lorsque l’on rassemble tous ces faits, conclut l’article de la Mena, il en résulte une image proprement effarante du degré de corruption qui avait atteint le Département de la Justice à la fin de l'ère Obama. De très hauts fonctionnaires du Département et du FBI ont conspiré, en toute connaissance de cause, pour mettre en avant des accusations contre Trump sans le moindre début de preuve, directement financées par la campagne présidentielle d’Hillary Clinton et par le parti Démocrate.»

Jean-Patrick Grumberg a été le seul journaliste à traduire le mémo en français. Au fil de l’enquête, le site donnera d’innombrables informations à propos des manigances démocrates destinées à faire tomber Trump. Nos médias resteront muets sur ces révélations.

Quant à l’enquête d’Horowitz, elle se poursuit, son rapport est très attendu.

 

Cohen Michael.jpg

Michael Cohen: encore un espoir déçu

Après mille rebondissements, un feu d’artifice anti-Trump nous est offert le 27 février dernier avec la catharsis de Michael Cohen, ex-avocat de Trump. Son audition «explosive» est suivie en direct par des journalistes en transes. Trump est traité de «raciste, escroc, tricheur» ce qui les emplit d'allégresse. « Tout cela sera sans doute prouvé», espère le correspondant de la RTS Philippe Revaz. Las, l’espoir chancellera une fois de plus, les affirmations de Cohen n’étant étayées par aucune preuve.

Notons encore que Cohen est le témoin-clé des Démocrates dans la collusion. Mais devant la commission d’enquête, il fait sombrer le dossier. Il confirme que Steele et de nombreux médias ont menti: il ne s’est jamais rendu à Prague où le dossier affirme qu’il a rencontré les agents russes et démarré la collusion avec Trump. Et à la question de la collusion, il répond: «Des questions ont été soulevées quant à savoir si j’ai des preuves directes que M. Trump ou sa campagne ont été de connivence avec la Russie. Ce n’est pas le cas. Je veux que ce soit clair.»

Et le 24 mars, la tragique révélation de Mueller tombe: il n’a trouvé aucune preuve de collusion entre l’équipe du président et la Russie.

Des observateurs se demandent si les démocrates vont, en vue des élections présidentielles, poursuivent leur traque juridique ou se pencher sur un éventuel programme.

 

Journalisme d«extrême droite»

Je collabore à dreuz. Ce site attire entre un à deux millions de visiteurs par mois, c’est  un champion du soutien de Trump, et pas seulement dans l’affaire de la soi-disant collusion. Je n’aime pas la personnalité du président, sa misogynie et sa vulgarité. Je n’aime pas son mépris pour les questions d’environnement. J’approuve en revanche nombre de ses décisions. Et j’apprécie Dreuz pour des éclairages que je ne trouve nulle part ailleurs.

Basé aux Etats-Unis, il se qualifie lui-même de «site de chrétiens américains francophones, conservateurs et pro-israéliens» ce que les médias traduisent par «extrême droite». Cette extrême droite, elle aussi militante, leur a pourtant donné une belle leçon de journalisme… dont ils se garderont bien de prendre connaissance.

*Avec des interventions régulières de Guy Millière et Magali Marc.

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Commentaires

  • Bravo pour cet article Mireille.
    Bon sang, que sont devenus les Démocrates? Ah oui, j'oubliais: ce sont eux qui voulaient prolonger l'esclavage quand les Républicains voulaient l'abolir...

    Les démocrates ont malgré eux donné des munitions à Trump pour sa campagne en vue de sa réélection, et plusieurs candidats comme madame Pelosi sortent affaiblis tant ils ont affirmé que Trump avait triché. La campagne soldera les comptes. Le Donald sera au tir-pipes, la carabine à la main.

  • Bienvenue dans le club des complotistes.
    C'est-à-dire ceux qui dénoncent les complots.

    Reste à dénoncer le complot britannique autour des Skripal.

    Car il faut savoir que Skripal père travaillait avec Christopher Steele sur le dossier du même nom, qui visait à faire tomber Trump sur la base de mensonges forgés de toutes pièces. Seulement voilà, Skripal voulait retourner sa veste et retourner en Russie: insupportable pour ceux qui complotaient contre Trump.
    https://www.newyorker.com/magazine/2018/03/12/christopher-steele-the-man-behind-the-trump-dossier

    Merci d'avoir consacré un commentaire à ce sujet, car la presse corrompue n'est pas prête à faire son mea culpa.

  • Madame, merci de mentionner Jean-Patrick Grumberg dans votre article! En revanche le dernier paragraphe est à mon sens inutile. Les critiques au sujet du Président Trump vous regardent, sont-elles objectives?? Je lis Dreuz depuis très longtemps, non seulement pour les excellents articles écrits mais aussi pour les prises de positions pour Israel.

  • Le chemin à trouver entre l'extrême droite et la possibilité d'une critique sincère à l'encontre de l'administration Trump paraît bien étroit. On retiendra toutefois que le rapport du procureur spécial Mueller n'exonère pas Trump de collusion. Il est fort probable, dès lors, que l'enquête n'ait pas apporté d'éléments suffisants pour une éventuelle inculpation. Là également, le chemin est étroit.

    Je vous renvoie par ailleurs à l'éditorial de ce jour publié par le Washington Post et qui permettra, je l'espère, de remettre quelques vérités à leur juste place:

    https://www.washingtonpost.com/opinions/memo-to-trump-foes-buck-up/2019/03/27/9c91ae4c-50c3-11e9-88a1-ed346f0ec94f_story.html?utm_term=.2956106f292b

  • Cet article du Washington Post est un appel aux Démocrates à ne pas se laisser abattre et à continuer le combat. C'est un exemple parfait de ce que font les médias aujourd'hui, car ils ne supportent pas que Trump soit blanchi: attaques contre Barr, affirmation que si le rapport Mueller était intégralement diffusé, Trump serait à nouveau désigné coupable, diversion sur un autre sujet.

    Et cette phrase de l'éditorialiste rappelle les tentatives d’influence des Russes –que personne ne nie sauf les Russes- et en déduit (encore!) la complicité de l’équipe Trump. "[The critics] cannot let the spin cycle wash away everything we have learned about all the contacts between Trump’s campaign and various well-connected Russians. Or about this most basic fact: The Russians interfered in our election to help elect Trump."

    Merci pour l’illustration Déblogueur, la presse a constamment entretenu cette confusion entre tentatives d’influence et collusion de Trump avec les acteurs de ces tentatives.
    Je rappelle que cette accusation de collusion est à la base des investigations de Mueller et là-dessus, il conclut de manière limpide.

    Mais pour le WP, l’espoir demeure: “In Pelosi’s circle, happy days are here again.”

    Really? On verra lors des élections qui du Washington Post ou de John Goetelen a raison.

  • On insulte voire on agresse des journalistes ce qui est inqualifiable, mais on a le sentiment que la formation journalistique contemporaine n'est plus ce qu'elle était.

    Le raisonnement le plus impeccable fondé sur des données erronées est ce qui fonde la schizophrénie.

    Le public doit imposer par l'achat ou non des abonnements aux journaux son droit à l'information claire, nette et précise.

  • @ Déblogueur:

    Je n'arrive pas à accéder au lien. Je dis selon ce que je lis ici et sur d'autres médias.

    On peut voir le rapport Mueller de deux côtés: de l'un Trump n'est pas incriminé, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'éléments permettant d'envisager une procédure. Après le travail de recherche effectué et l'enjeu, on doit accepter ce constat.

    De l'autre côté est-il disculpé? On peut ergoter, surtout quand on sait qu'une personne objet d'une enquête criminelle devient suspecte en tout. À défaut d'éléments clairement incriminants, on revient au premier côté: Trump n'a pas fait ce dont on l'accusait.

    Un passage étroit entre la critique (ou l'accord sur certains points) et l'extrême-droite? Entendons-nous sur les mots.

    Pour moi l'extrême-droite ce sont d'une part les gangs de skinhead et les groupuscules qui se revendiquent ouvertement du fascisme ou du nazisme. Ce sont aussi les partis qui fondent ouvertement leur doctrine sur une opposition des races, sur une volonté de mener une politique autoritaire, sur un contrôle plus que strict des frontières, une exaltation outrancière de la nation et d'une supériorité nationale, en particulier.

    Notez que l'on trouve cela à gauche: États fermés sur eux-mêmes, régimes autoritaires, avec l'opposition des classes en remplacement de l'opposition des races, et une tentation stalinienne inévitable dans tout projet de gauche, "pour le bien des peuples".

    De ce point de vue je ne considère pas Trump comme d'extrême-droite mais d'une droite classique aux USA, avec une préférence nationale en matière économique, un conservatisme démographique (c'est-à-dire en opposition avec l'immigrationnisme).

    Les critiques contre la gauche américaines sont de plus en plus nombreuses, y compris venant de son propre camp. Tel Mark Lilla qui écrit, dans "La gauche identitaire, l'Amérique en miette":

    "La gauche a pris l’habitude d’agir comme si chaque cause relevait d’un droit inviolable, ne laissant aucune place à la négociation, et considérant inévitablement les adversaires comme des monstres sans vergogne et non comme de simples citoyens ayant un point de vue différent. Par ailleurs elle s’est aussi dispensée d’accomplir le long travail consistant à sonder la population, s’efforcer de la persuader et bâtir un consensus – fondement le plus sûr de toute politique sociale."

    https://www.culture-tops.fr/critique-evenement/livres/la-gauche-identitaire-lamerique-en-miettes

    On voit aussi dans la politique menée part Trump depuis deux ans des pans qui devaient être revus, comme les liens commerciaux avec la Chine. Depuis lors, tout le monde reconnaît qu'il y avait un déséquilibre et une situation insatisfaisante. On ne voit pas non plus le monde plus en guerre, comme les Cassandre l'annonçaient.

    Trump n'est pas un fasciste, pas d'extrême-droite, et si sa personnalité hors norme dérange, elle l'a fait gagner. Non, parler de Trump n'est pas parler de l'extrême-droite. Ce raccourci ne devrait plus avoir lieu. De plus, ceux qui attaquent le plus Trump aux USA sont ceux qui pratiquent la violence de rue, les émeutes, la haine publique, l'accusation sans preuves. Et j'en passe. Quelle déception cette gauche américaine qui un temps semblait coller à de nouvelles aspirations sociales, et qui se révèle sous un jour désastreux.

    Je pense aussi que Trump, par sa personnalité et sa puissance de feu, entre assez bien dans une image connue et plus rassurante qu'on n'imagine du président américain.

  • Votre critique porte-t-elle sur les médias francophones ou la les médias américains ?
    Aux États-Unis, le paysage médiatique est divers et il existe beaucoup d'organes pro-Trump. Le plus célèbre est Fox News et c'est une chaîne très regardée et qu'on peut certainement voir sur internet.
    On y a critiqué l'enquête de Muller dans les termes les plus véhéments pendant toute sa durée, d'une façon très explicite et quotidienne. Mueller est son équipe étaient vilipendés et voilà qu'on leur trouve soudainement des qualités !
    Il arrive à Donald Trump de téléphoner en direct pendant son émission préférée "Fox and Friends" et il discute en live avec l'équipe sur le plateau. Les téléspectateurs ont son point de vue, en plus des Tweets et des prises de parole improvisées devant les caméras. Ceux qui croient en lui sont renforcés dans leur opinion, les autres effondrés.
    Je ne peux que conseiller de se brancher sur les médias américains pour avoir une vision complète des dossiers.
    Même sur CNN, les pro-Trump sont présents dans les émissions en prime-time.
    Mardi ou mercredi soir, Steve Bannon était interviewé pendant en tout cas 15 minutes par Anderson Cooper. Vous pouvez certainement le revoir en replay.
    Kellyanne Conway apparait sur CNN environ une fois par semaine. C'est très spectaculaire, elle est vraiment douée. Elle a inventé le terme "faits alternatifs" et elle arrive à présenter les choses à sa façon avec beaucoup de panache.

    Nous sommes en mesure de nous informer de façon autonome assez près des sources et même si ça prend du temps, ça vaut la peine si on s'intéresse à un dossier en particulier.
    A ce stade, je dirais que tant que le rapport Muller (plus de 300 pages) n'aura pas été publié ou au moins lu par d'autres que la personne qui l'a résumé en 4 pages, il est prématuré de tirer quoi que ce soit comme conclusions.

  • Je parle tant des journaux francophones que des médias américains tels le Washington Post, CNN ou Le New-York Times. Celui-ci s'est lancé dans une campagne frénétique contre Trump, ce qui lui a valu une forte hausse de ses ventes. Les médias francophones aiment le citer dans leurs commentaires sur l'enquête Mueller, c'est pour eux une référence.

    Cela dit, loin de moi l'idée que tous les médias américains ont soutenu les accusations contre Trump, et son plus grand soutien est bien entendu Fox News. Évidemment que des citations, débats, prime time, etc. comprennent des Pro-Trump même chez ses plus farouches adversaires. Le liberté de la presse n'est pas un vain mot aux USA et je ne doute pas -bien que je ne connaisse pas ce sujet- de sa diversité . Mais globalement, ces médias sont pro-Démocrate me semble-t-il et les titres aimés de nos médias et puissants aux USA, hors Fox News, sont anti-Trump.

    Quant à affirmer à propos de ces quatre pages qu'il est prématuré d'en tirer quoi que ce soit comme conclusion, c'est tout de même un peu fort de café. Que le rapport dans sa totalité comporte des faits qui relativisent "l’innocence" de Trump, c'est possible. Mais qu'il puisse dire le contraire de ce résumé, à savoir que Trump est coupable de collusion... Sur ce point, je pense que vous pouvez tirer quelque conclusions.

  • A propos de la droite conservatrice républicaine :
    Beaucoup de conservateurs ont quitté le Parti Républicain parce qu'ils ne se reconnaissent plus dans les prises de position et les décisions de l'équipe en place au gouvernement et dans le soutien quasi inconditionnel à Trump des Républicains au congrès.
    Il y a un vrai débat à l'intérieur du parti sur les valeurs, sur les choix économiques à long terme ( augmenter le déficit de façon abyssale) etc

    Trump n'élargit pas sa base et cela cause bien du souci à ceux qui sont élus sous l'étiquette républicaine.

    Les retombées positives de la publication du rapport Muller peuvent faire pencher la balance du côté de Trump. A observer attentivement.

  • "Or about this most basic fact: The Russians interfered in our election to help elect Trump."
    Ou comment prêter aux autres ses propres pratiques. Cf. la "réélection" de Yeltsine. Entre autres "interférences". C'est évidemment plus facile avec des "young leaders" ou autres bilderberg groupes.

    Le wp est propriété de Jeff Bezos, l'ennemi intime de Trump. Pour rappel, Kassoghi travaillait au wp. Et nous savons d'où venait l'ordre de l'éliminier, pardon, de le neutraliser.

    Toute cette mascarade pour cacher le fait qu'il y a eu:
    1) un coup d'état de Hillary pour écarter Bernie Sanders;
    2) un contre-coup d'état pour écarter killary.

    Et ce ne sont pas des bots russes qui ont pu organiser ce coup d'état, mais des services secrets made in Yankeeland. La preuve en image:
    https://heavyeditorial.files.wordpress.com/2016/11/2016-exit-polls-did-hillary-clinton-win-presidential-election-voter-fraud-lose-rigged-donald-trump-results.jpg?quality=65&strip=all&strip=all

    Il a suffi de manipuler les résultats dans 4 états clés. Ce qui n'a pu être fait que de l'intérieur du yankeeland.

    Le but était "to dry the swamp". Pas sûr que cela ait fonctionné quand on voit la politique actuelle et qui a été nommé à des postes clés. Le marais semble plus haut que jamais.


    "Mais qu'il puisse dire le contraire de ce résumé, à savoir que Trump est coupable de collusion... Sur ce point, je pense que vous pouvez tirer quelque conclusions."
    Effectivement. Mais le propre des menteurs est de mentir jusqu'au bout. Et de salir la Russie, forcément coupable de tout. Manquerait plus que soit lancée une enquête visant... Mueller pour... collusion avec la Russie. Je ne désespère pas de voir cette accusation pointer son nez. Au pays des mensonges, les menteurs sont rois. Souvenons-nous de Colin-Powell à la tribune des Nations Unies...

  • Je trouve tout ceci bien ironique. Les Etats-Unis interfèrent sans cesse et sans honte dans la politique d'autres pays. Ils organisent même des "révolutions" comme par exemple en Ukraine. On a pu voir John Mc Cain discourir à visage découvert sur la place Maïdan (voir le film d'Oliver Stone, "Ukraine on fire"). Et quand une partie du pays (la Crimée), refuse de se laisser faire, les USA demandent des sanctions contre "l'annexion de la Crimée" . Alors à force d'interférer partout, il est facile de les amener à penser que les autres interfèrent aussi chez eux. Mais ils se trompent d'ennemis. Il faut lire le livre d'Alexandre Del Valle "les vrais ennemis de l'occident". Quand à l'obsession anti-Trump des médias, il est amusant de penser que ce sont les mêmes qui nous accusent "d'islamophobie". Eux ont la Trumpophobie et contrairement à nous, rien pour l'étayer.

  • Madame Sophie,

    Tout conservateur que je sois, avec mes convictions anti Grand Remplacement, Europe des nations et aucune concession à l'islam conquérant, je trouve vos affirmations sur l'Ukraine,
    "quand une parie du pays (la Crimée), refusant de se laisser faire, les USA réclament des sanctions contre « l'annexion de la Crimée »" très étonnantes pour ne pas dire plus…
    Nonobstant les souhaits de la partie russophone de la Crimée, la réalité est que la Russie a bel et bien annexé la Crimée, et ceci en toute illégalité !
    Bien que la Russie soutienne des partis européens nationalistes/conservateurs, ne nous voilons pas la face, les États, surtout les grands, n'ont pas d'amis, seulement des intérêts !
    Apprenons de l'histoire, en particulier celle des empires.
    Toute ressemblance avec l'ancien "retour du Tibet à la mère patrie chinoise" , puis de la future et probable réincorporation de Formose/Taïwan au sein de la Chine est bien sûr à écarter…

    Bien à vous.

  • On aurait pu croire à des accusations de fraudes fiscales ou de corruption dans des affaires immobilières, ça n'aurait rien eu de très surprenant pour un milliardaire.

    Mais franchement accuser Trump "make america great again" d'être un agent russe... Fallait vraiment être désespéré ou complètement idiot.

  • @ M. Vallette,

    La polarisation de la presse et de la société en général est un fait.
    Les grands titres sont combattifs, tout comme les sites en ligne.
    Le style de certains journalistes de Fox News est extrêmement agressif, selon les normes suisses. Un peu comme les tabloïds britanniques.
    Il ne fait pas bon être dans leur collimateur.

    Je dirais que les médias européens ont le choix de relayer toute source qui leur convient, puisqu'il y a vraiment un vaste éventail à disposition.

    Il est indéniable que certaines publications jouissent d'un certain prestige à l'étranger. Il se peut bien sûr que ce prestige soit usurpé et que le travail des journalistes est en fait pas sérieux. Je ne me sens pas qualifiée pour en juger.
    Il est vrai que le Washington Post tient un registre de toutes les imprécisions, exagérations et contre-vérités de D. Trump. On a dépassé les 9000. Faudrait-il arrêter de vérifier les dires du président ?

    https://www.washingtonpost.com/politics/2019/03/04/president-trump-has-made-false-or-misleading-claims-over-days/?utm_term=.d297b87930f0

    Mais il y a également un fact-checker qui examine beaucoup d'intervenants, au-delà du président:

    https://www.washingtonpost.com/news/fact-checker/?utm_term=.78e0cf470f69

    Il reste une quinzaine d'enquêtes concernant Donald Trump et il n'en a donc pas fini avec le système judiciaire de son pays et le contrôle du congrès sur son action présidentielle.

  • "Mais il y a également un fact-checker qui examine beaucoup d'intervenants, au-delà du président:"
    Ce vérificateur des faits est une autre forme de mensonge.
    Par exemple il définit le socialisme comme:
    "any of various economic and political theories advocating collective or governmental ownership and administration of the means of production and distribution of good."
    D'abord une propriété collective ou gouvernementale, ce n'est pas du tout la même chose.
    Et cette définitions correspond en fait à du capitalisme monopolistique d'Etat. Ce qu'était l'URSS.

    Le socialisme c'est une démocratie politique ET économique. Ce n'est ni une oligarchie capitaliste, ni une ploutocratie capitaliste qui sont les régimes sous lesquels nous vivons. Autrement dit une dictarure de la bourgeoisie, ou une dictature de l'élite (pour prendre un terme au goût du jour).

  • Le Figaro choisit comme titre:

    "le rapport Mueller blanchit Donald Trump"

    http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/24/01003-20190324ARTFIG00098-le-rapport-mueller-blanchit-donald-trump.php

    en revanche le Matin choisit comme titre (avec la pire photo de Trump):

    "Trump se dit "totalement disculpé""

    https://www.lematin.ch/news/standard/amerique-simpatiente-trump-reste-muet/story/31538955

    mais est quand même forcé d'ajouter en petits caractères ce qui aurait dû être le titre:

    "Selon les conclusions de l'enquête du procureur Mueller, il n'y a pas d'entente prouvée entre Moscou et l'équipe de Trump"

    Et après Le Matin se plaint de disparaître alors qu'il fait de la propagande au lieu de faire de l'information. Voilà, tout est dit sur notre presse romande et la RTS est du même acabit.

  • BONNE RECOMMANDATION

    Pour ceux d'entre vous qui comprennent bien l'anglais, je vous conseille de suivre régulièrement les très fréquentes et pertinentes analyses politiques de ce jeune homme qui présente toujours très bien les choses sur sa chaîne youtube. Voici sa dernière contribution sur le sujet. Vous les trouverez toutes sur sa page principale (cherchez US politics and political analysis) à laquelle vous accéderez en cliquant sur le logo noir et blanc en bas à gauche de cette vidéo :

    https://www.youtube.com/watch?v=dRyqbMlgfkE

    et voici son excellente analyse sur les médias menteurs comme CNN ou chez nous la RTS:

    https://www.youtube.com/watch?v=69JmTaxMDvQ

    NB: nos médias se gardent bien de nous dire que cette "enquête" inutile a coûté 30 millions de dollars aux contribuables américains.

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