D’une mosquée vaudoise aux attentats sri Lankais: quelques échos vénéneux

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La Mosquée de Lausanne enseigne depuis des années un islam discriminatoire envers les chrétiens. Le Canton laisse faire au nom de la liberté de religion.

Les centaines de morts chrétiens du Sri Lanka ont-ils le moindre lien avec «l’islam de Suisse»? Lorsqu’une mosquée incite à la haine envers les «incrédules», que peuvent faire les autorités?

On rappellera en passant qu’une centaine de djihadistes sont partis de Suisse pour l’État islamique qui a assassiné et réduit en servitude tout ce qui ne lui ressemble pas, dont les chrétiens.  

La Mosquée de Lausanne, puisqu’il s’agit d’elle, appelle dans son site à la haine et à la discrimination. Elle interdit à ses adeptes de participer aux fêtes des «ennemis de Dieu», les chrétiens, appelés plus souvent «mécréants». Elle rappelle l’interdiction d’attribuer un fils à Dieu de même que toute tentation de ressembler à ces incrédules (par leurs habits ou en célébrations avec eux leurs fêtes) au risque de devenir eux-mêmes mécréants. Un sort qui conduit tout droit à la géhenne.

C’est un exemple de musulmans «racistes» si l'on reprend le langage de la Commission fédérale contre ce fléau. Malheureusement, la CFR ne dit pas un mot de ces musulmans-là. Elle ignore avec constance tout ce qui contrevient à l’image idyllique de l’islam et de ses adeptes qu’elle propage.

La détestation des chrétiens n’est bien sûr pas le seul précepte archaïque enseigné par cette mosquée: l'empire des hommes sur les femmes, l’interdiction pour celles-ci d’épouser un non-musulman (et si l’inverse est autorisé, il est fort déconseillé par ce site), les poignées de mains entre sexes opposés qui font courir le risque de «fornication», etc., etc.

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Que peut faire l’État contre ces discours ? Selon Eric Golaz, délégué aux affaires religieuses du Département de l'intérieur et des institutions vaudois présidé par Béatrice Mettraux (photo), la réponse est claire: «rien».

Extraits de sa réponse à mes questions:

«Vous vous interrogez quant à la portée du principe de la liberté de religion, en lien avec la teneur du site internet de la Mosquée de Lausanne.

A cet égard, il convient de rappeler les éléments suivants:

- La liberté religieuse, garantie par les articles 15 de la Constitution fédérale (Cst.) et 16 de la Constitution cantonale (Cst-VD), protège notamment les personnes morales de droit privé qui poursuivent, d'après leurs statuts, un but religieux ou ecclésiastique;

- Sur cette base, il est clair que la Mosquée de Lausanne est en droit de se prévaloir de ce principe fondamental;

- Une telle liberté publique a bien évidemment ses limites. En l'occurrence, celles-ci se trouveront notamment dans les règles inscrites au sein du droit pénal suisse;

- On pense ici aux dispositions de l'art. 261bis CP, qui répriment notamment celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse;

A notre connaissance, aucun exemple de jurisprudence à ce jour ne permet d'envisager l'engagement d'une procédure pénale sur la base des éléments que vous décrivez.»

Et ce n’est pas, au grand jamais, l’État de Vaud qui va tenter de susciter une jurisprudence!

Donc, pour ces discours anti-chrétiens, ni procédure, ni rappel à l’ordre, ni condamnation. Une seule chose menace la mosquée, nous dit le délégué: ne pas être reconnue par le canton au cas où elle le demanderait. Pour le reste, elle pourra comme aujourd’hui promouvoir l’islam des discriminations et de la persécution.

Et gageons que le Canton et son délégué auront exprimé leur immense sympathie envers les chrétiens sri lankais assassinés.

 

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Commentaires

  • L'appel à la haine: "Là où il y a la guerre que je mette la paix" priait François d'Assise.

    Le général de Gaulle demandait aux Français, à chacun d'eux, de "participer".

    Concernant la cruauté de la charia apparente indifférence quasi générale dès qu'il s'agirait de s'exprimer courageusement publiquement.

    Sur Jésus fils de Dieu.
    L'enfant Samuel, biblique Première Alliance, élevé par un prêtre croit entendre qu'il l'appelle.
    Il se trompe.
    Au troisième appel le prêtre lui dit de se mettre à genoux et de dire à Dieu de parler qu'"Israël son serviteur écoute".
    L'enfant Samuel se veut donc cet Israël à l'écoute de son Dieu lequel selon les Écritures s'est choisi ce peuple dit élu.
    Lorsque Jésus demande à Dieu pourquoi il l'a abandonné parle-t-il en son nom propre ou, tel Samuel, se veut-il ou se ressent-il ce peuple Israël?

    Ce peuple "élu" l'est-il inconditionnellement ou uniquement s'il suit la Torah?

    On observe que les mêmes musulmans qui viennent demander asile chez nous, façon de parler: le sentiment le plus répandu est que c'est d'invasion dont il s'agit, nous promettent l'enfer parce que nous ne sommes pas musulmans.

    On peut imposer la pratique d'une religion mais la foi, elle, ne se commande pas.

    Les musulmans vaincront peut-être par la terreur.
    Leurs fidèles, nouveaux, feront donc en tout semblant en l'honneur apparent d'un Dieu qui nous appelle à la recherche de la vérité, d'une part, à la pratique de la compassion et de l'amour du prochain, de l'autre.

  • L'attentat au Sri Lanka semble avoir secoué les esprits et on dirait qu'on commence timidement à parler un peu des persécutions que subissent les chrétiens dans le monde.

    Qui a entendu parler du double attentat à la cathédrale de Jolo, aux Philippines?
    https://www.nytimes.com/2019/01/27/world/asia/philippines-jolo-cathedral-bombing.html
    Il était évoqué en passant dans un article de la TG portant sur le Sri Lanka. Les Philippines, c'est loin, d'accord, mais c'est sans doute parce qu'aucun occidental n'a été touché qu'on n'en a pas entendu parler.

    Cependant, le groupe Abu Sayyaf, représentant la religion d'amour et de paix, fait des ravages depuis des années dans ce pays. L'article du NY Times ci-dessus parle même d'un siège ayant fait 1200 morts en 2017. Abu Sayyaf reproche aux christianisme d'être polythéiste à cause de la Trinité - on se croirait revenu à Michel Servet, à l'Inquisition et C°. Et même..... ne pourrait-on pas respecter les polythéistes ???? Finalement, chacun est libre de croire ce qu'il veut, non?

  • Hani Ramadan nous a gratifié de condoléances humides et sincères sur son blog. Manque de bol, aucun de ses admirateurs n'a tenu à laisser un commentaire allant dans le même sens. Cela a au moins le mérite d'être clair pour tout le monde.

  • "Donc, pour ces discours anti-chrétiens, ni procédure, ni rappel à l’ordre, ni condamnation."
    Pour rappel: le coran est davantage anti-mécréant qu'anti-chrétien. Ces derniers sont seulement qualifiés de menteurs. La haine des mécréants et des apostats est fondamentale.

    Et pourquoi ne pas porter plainte au nom de cet article 261bis pour susciter une "jurisprudence"?

  • Le juridisme c'est l'arme des faibles et des lâches. C'est comme de lire la composition d'un met quand on meurt de faim. Résultat : on meurt de faim en croyant avoir fait bombance. Un jour, ceux qui auront établi la carte n'auront plus rien à manger non plus. Ce jour-là il sera trop tard à moins que le peuple n'aille se servir directement dans la "réserve".

  • @Norbert Maendly: mais nous vivons tout de même dans un pays où la justice fait globalement bien son travail, lorsqu'elle n'est pas rendue dans un esprit idéologique.
    L'idée de Daniel est intéressante. Mais elle a déjà fait l'objet d'une tentative, par l'infatigable Alain Jean-Mairet:
    https://www.lesobservateurs.ch/2015/04/09/denonciation-en-justice-des-organisations-musulmanes-pour-incitation-la-haine/

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