Après l'ode aux victimes du massacre, l’empathie pour les martyrs de l'islamophobie (13/01/2015)

Aujourd’hui, la crainte du terrorisme a fait place à celle de «l’islamophobie». C’est le souci de tous les médias qui n’en peuvent plus de tendre micros et caméras aux victimes musulmanes passées, présentes et -plus sûrement encore- futures de ce fléau.

Lors de l’affaire des caricatures danoises, en 2005, des centaines de milliers de personnalités politiques, culturelles et médiatiques se sont élevées contre ce « manque de sensibilité » envers les musulmans, musulmans représentés par des armées de fanatiques.

Tous les leaders européens des communautés islamiques ont vomi ces caricatures et la liberté d’expression qui allait avec.

Ces deux populations –les soumis et leurs maitres- se sont unies ces derniers jours pour réclamer le respect d’une liberté dont ils ont été les fossoyeurs. Car la liberté d’expression n’existe plus depuis l’affaire des caricatures.

D’innombrables expositions, productions artistiques, pièces de théâtre, documentaires, films, romans critiques envers l’islam (et parfois même pas critiques) ont dû être annulés ou retirés sous les menaces de musulmans.(1) Et l’autocensure règne en maître.

En regard, combien d’expositions, de documentaires, etc. consacrés à une dénonciation de l’«islamophobie » ont dû être annulés pour cause de menaces de mort d’islamophobes? Je me souviens d’une exposition sur le voile qui a circulé récemment dans toute la Suisse et qui valait son pesant de complaisance et d’absurdité.

Comparaison est parfois raison

En Europe, des dizaines, voire des centaines de critiques de l’islam, de même que des musulmans convertis au christianisme doivent être protégés 24 heures sur 24 suite à des menaces de mort de musulmans. Certains voient leur vie saccagée.

Combien de musulmans, de chrétiens convertis à l’islam doivent être protégés nuit et jour après avoir reçu des menaces de mort d’«islamophobes»? Zéro.

Des dizaines d’attentats en Occident (sans compter tous ceux que les services renseignement ont déjoué) commis par des musulmans qui haïssent notre société et tout ce que nous représentons ont fait des centaines de morts, dont une trentaine ces derniers mois.

Combien d’attentats, combien d’assassinats ont été commis par des «islamophobes» contre des musulmans qu’ils sont accusés de haïr? Zéro.

Les mosquées ont invité et invitent encore des milliers de prêcheurs de haine qui prêchent entre autres contre les démocraties et leurs mécréants. Combien de prêcheurs de haine des musulmans les islamophobes invitent-ils à leurs manifestations?

Qui nous a conduits à devoir nous engager dans des débats surréalistes sur la lapidation, l’apostasie ou les bienfaits du niqab?

Quelques raisons de manifester

Il me semble que nous avons quelques raisons de nous élever contre cet islam et contre une intolérance jamais atteinte dans nos pays, contre cette religion que l’on nous affirme toute de paix et d’amour, et contre ceux de ses adeptes qui produisent tant de violences et de régressions. (Rappel : le mot amour est totalement absent du Coran, par ailleurs d’une intolérance sidérante contre tous les non-musulmans).

Vive la liberté, mais je vous interdis de vous exprimer !

Au lendemain des incantations sur la liberté d’expression, ne reste que la peur des propos «islamophobes». Peu importe que la liberté soit piétinée: il faut faire cesser les manifestations qui dénoncent l’islam et ses maux.

Et alors que les Pegida s’expriment pacifiquement, leurs adversaires acharnés usent de toutes sortes de violences et d’intimidations pour les supprimer du paysage.

Quant à celui qui osera s’en prendre au cruel Prophète et à ses impitoyables défenseurs, il lui faudra désormais un esprit suicidaire.

Les flammèches du "collector" ne ranimeront pas une valeur consumée. La liberté d’expression est morte et enterrée.

(1) Pour découvrir d’innombrables exemples, voir mon livre «Boulevard de l’islamisme», éd. Xénia, consacré à l’essor du radicalisme musulman en Europe.


Texte paru d'abord dans Les Observateurs.

 

 

 

18:22 | Tags : charlie hebdo, liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (11) |  Imprimer | |  Facebook | | |