D'Amar Lasfar aux petits frères helvètes (01/04/2018)

Une vidéo révèle la stratégie du président de l'UOIF. Le CSIS et l'UVAM creusent ce sillon.

Les Editions Ring ont publié une vidéo d’extraits d’une conférence d’Amar Lasfar, le président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) devenue «Musulmans de France»

L’année dernière, Amar Lasfar a reconnu que son mouvement s’inscrit dans le courant de pensée des Frères musulmans.

La conférence date de 1994 et a été traduite par Zineb El Rhazoui, l'ex. de Charlie Hebdo, et Chawki Freiha.

Lasfar se fait l’apôtre des préceptes millénaires et menaçants de cette religion:

 «Des Frères m'ont demandé de vous entretenir aujourd'hui d'un sujet important (…) le prosélytisme islamique en général et en Occident en particulier».

Ce prosélytisme, «c'est une obligation qu'Allah le très Haut impose à toute personne qui suit la voie du prophète. C’est un devoir que la charia impose à tous musulmans et à toutes musulmanes.»

Suit un passage classiquement antisémite. Les juif «ont soumis l’Occident et les lois de l’Occident, les richesse de l’Occident au service d’une cause existentielle pour eux, à savoir leur présence sur cette Terre ».

 Et la paranoïa que répètent tous les imams et dirigeants: les Occidentaux «s’obligent à nous combattre et à resserrer l’étau autour de nous (…) autour des prosélytes musulmans en particulier.» La démocratie des «deux poids, deux mesures» s’appliquerait comme de juste aux Occidentaux et pas aux musulmans.

 Enfin, sa stratégie d’islamisation s'opère «…par un travail politique consistant à infiltrer les conseils municipaux, les parlements et à nous emparer du pouvoir d’un point de vue politique, et après ça, passera le message d’Allah le Très Haut. Ça fait partie de la stratégie (de conquête).»

La violence est rejetée pour des raisons conjoncturelles «parce que la force (…) si elle n’est pas utilisée au moment opportun, au bon endroit, devient une tare, provoque la discorde et nuit à la Oumma Islamya. »

Amar Lasfar a confirmé qu'il partage toujours ces vues.

 Obligation de prosélytisme, rejet de l’Occident, exhortation à se lever contre la «fausse démocratie», antisémitisme, infiltration des institutions afin d’implanter partout l’islam: les calamités que nous fait vivre cet islam sont clairement identifiées. Hors l’antisémitisme, Tariq Ramadan les défendaient toutes.

L'infiltration, stratégie du CSIS

Et que produit cette religion incomparable? Des voiles et emballages divers, la non mixité, le halal, la bigoterie, le rejet de l’Occident et de ses mœurs, etc.

Un ami me disait que le puissant Centre suisse islam et société était d’obédience  Frères musulmans. D’abord, j’ai souri. Mais en fait, son activité d’infiltration de nos institutions et d’optimisation de l’action de ses prosélytes déplait-elle aux Frères?

 Le CSIS organise des formations continues qui apprennent aux acteurs des mosquées des moyens modernes et dynamiques d’enseigner leur dogme: arabe, religion, animation religieuse de femmes ou de jeunes dans les mosquées. Il envoie aux quatre coins du pays des formateurs qui expliquent aux professionnels de tous horizons pourquoi il faut accepter les revendications religieuses de l’islam. Il forme des musulmans destinés à intervenir dans tous les secteurs qui comprennent des groupes importants de musulmans. Il demande que les mosquées et associations jouent le rôle d’intégrateurs des immigrés musulmans. Il forme à tout va des aumôniers destinés à œuvrer dans les prisons, les hôpitaux, les centres de requérants d’asile.

Une hyperactivité que financent les pouvoirs publics.

 Le centre est aussi censé former des intellectuels qui revoient leurs textes avec un œil moderne. Une modernité bien limitée: le centre censé être «académique» mêle allègrement science et foi, «disciplines scientifiques de l’islam» et «science des hadiths». Des collaboratrices et chercheuses couvrent leur corps et cheveux, symbole millénaire de discrimination des femmes. Oui, décidément, le centre contribue puissamment à l’expansion de l’islam que souhaitent tant tous les intégristes de la planète.

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Doctorantes et collaboratrices du CSIS.

 

L’UVAM et sa nouvelle présidente

Pascal Gemperli a dû abandonner sa fonction de président de l’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM), statuts obligent. La rotation ne l’éloigne pas trop du pouvoir: il est désormais vice-président. A son poste, une convertie : Sandrine Ruiz. Elle s'est fait remarquer par sa défense de Tariq Ramadan, invité (une nouvelle fois) par son organisation pour ses Assises, une invitation critiquées par le rédenchef de 24 Heures.

Les journalistes qui relatent la nouvelle sont enchantés: «Pour la première fois en Suisse, une femme…» Comme ils progressent! Sauf qu’elle n’est pas exactement l’image du modernisme que l’UVAM nous vend à longueur de déclarations.

 

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Et ses collaboratrices du comité:

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 Rappel: le foulard en islam n'est pas une contrainte, juste une obligation.

L’UVAM a par ailleurs déposé un dossier de reconnaissance auprès de l’État de Vaud. S’il est accepté, l'association sera reconnue comme un acteur d’utilité publique. Elle pourra être mandatée et rémunérée par les autorités, entre autres pour ses services dans les hôpitaux et les prisons. Mais pour cela, Pascal Gemperli, a dû modifier les statuts de l’UVAM afin de les rendre compatibles avec les lois vaudoises, notamment en matière de mariage homosexuel et d’égalité entre hommes et femmes. Apparemment le symbole de la discrimination des femmes n'est pas concerné. Les statuts ont changé... mais les têtes des croyants?

D’Amar Lasfar à l’UVAM en passant par le CSIS: une interminable et insupportable histoire de conquête.

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