Afghans et Européens: douloureux choc des cultures en vue (24/08/2021)

Le peuple afghan adhère à un islam archaïque où la violence et le machisme dominent. Comment intégrer les dizaines de milliers d’exilés que souhaitent accueillir tant de généreux citoyens ? 

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Les médias, la gauche, les cœurs purs rivalisent d’appels à l’accueil d’Afghans. Pas seulement ceux qui ont collaboré avec les armées étrangères, mais tous les prétendants à l’exil qui réussissent à quitter leur pays.

Le cœur parle, les droits de l’homme sont invoqués, les menaces sur les femmes constamment sollicitées. Il est évident pour les cœurs purs et les journalistes que sur le tarmac, ces habitants fuient l’idéologie des talibans. Ils projettent la leur, d'idéologie, sur cette population. Quant aux innombrables appels de la diaspora et des intellectuels afghans, ils résonnent comme la Vérité. Il est inimaginable que leurs paroles soient questionnées.

A priori, quoi de plus louable, sachant le degré de sauvagerie de ces musulmans fanatiques?

C'est un peu plus complexe. Mis à part une petite frange d’Afghans occidentalisés, la population du pays adhère à un islam archaïque qui rejoint en bonne partie celle des nouveaux autocrates. On aimerait juste un peu de réflexion dans cet immense élan de générosité.

Ramin Mazhar, poète afghan: «Je veux attirer l’attention sur les nombreuses filles dans les zones rurales qui sont empêchées d’aller à l’école, par leur père ou d’autres membres de leur famille. Ces hommes n’ont d’ailleurs souvent aucun lien avec les talibans, mais ils ont la même mentalité qu’eux.»

Une enquête de l’institut Pew datant d’à peine une dizaine d’années indique que 99% des Afghans sont partisans d’un pays régi par la loi islamique, 81% favorables à des sanctions physiques pour le vol, 85% à la lapidation pour adultère, 94% à l’obéissance des femmes à leur mari, 79% à la mort pour apostasie. Une majorité adhère aux crimes d’honneur et 39% considèrent que les attentats-suicides peuvent être justifiés au nom de l’islam. L’homosexualité et l’avortement sont condamnés.

Les hommes pratiquent eux-mêmes un paroxysme de machisme sur leurs filles et femmes. Comment les belles âmes comptent-elles affronter ce dilemme sur nos terres?

Surtout que les progrès des droits des femmes en Afghanistan sont minces. Un sondage de 2019 montre que deux tiers des hommes et un tiers des Afghanes pensent que les femmes ont trop de droits. Les jeunes hommes sont plus hostiles que leurs aînés, probablement influencés par les cinq ans de pouvoir taliban. 15% d'entre eux sont favorables au travail des femmes, contre, score remarquable, 72% des femmes.

En Europe, l’immigration masculine afghane a connu une forte croissance ces dernières années et les Afghans réfugiés en Iran ou en Turquie ont aussi nos rivages en point de mire. Ose-t-on suggérer que la plupart d’entre eux ne fuyaient pas les talibans, mais comme quelques autres dizaines de millions de déshérités, étaient en quête d’une vie meilleure dont l'Occident est le symbole?

Par ailleurs, l’Europe peut-elle se targuer d’avoir harmonieusement intégré ses intégristes musulmans? Comment compte-t-elle le faire pour les Afghans? Poser la question est un crime de lèse-progressiste.

Les auteurs de ces appels à un accueil sans condition sont les mêmes qui nous abreuvent chaque jour de l’idéologie LGBT. Comment comptent-ils convaincre les nouveaux venus que les homosexuels doivent pouvoir se marier et avoir des enfants, et que chacun doit pouvoir choisir sont sexe et en changer?

Les salafistes fanatiques que l’Occident a laissé s’épanouir en son sein pourraient être les premiers bénéficiaires de ce choc des cultures.

 

 

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