L'Etat verse 40'000 francs à une mosquée d'Erdogan

Une mosquée turque d'Ecublens est subventionnée pour renforcer sa sécurité. Elle fait partie de la Fondation suisse qui gère les imams envoyés par le régime de plus en plus intégriste d'Erdogan. 

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Fedpol, comme l’ont appris les lecteurs de ce blog, finance de nombreuses activités destinées à empêcher les chrétiens, juifs, polythéistes, jeunes séduits par l’extrême droite ou l’extrême gauche de se radicaliser.

Pas totalement sûr que les brochures, dialogues, multiplication d’aumôniers musulmans, etc. suffisent à la tâche, l’Office fédéral de la police (Fedpol) subventionne aussi pour la première année la prévention des « attaques terroristes et haineuses », soit des dispositifs de protection contre des radicalisés échappés des dispositifs cités plus haut et qui auraient l’idée d’attaquer des institutions religieuses. La police fédérale avait signalé il y a quelques jours que le fonds 2020 -500’000 francs- avait été répartis entre onze associations, dont il n’entendait pas donner les noms.

Le Tages Anzeiger les a obtenus. Il s’agit de dix organismes juifs (sept synagogues et trois écoles), et une mosquée. Pas de protestation pour les premiers qui doivent depuis plusieurs décennies assumer seuls des coûts élevés pour leur sécurité.

En revanche, la mosquée lauréate qui se situe à Ecublens a créé une polémique. Il s’agit de l’Eyup Sultan Mescidi aussi appelé Centre islamique et culturel turc de Lausanne et environs dont l’imam est formé et payé par la Turquie.

Cette mosquée fait partie de la Fondation turco-islamique, membre de la Diyanet. Celle-ci appartient au ministère religieux d’Erdogan dont l’islam est de plus en plus fondamentaliste. Les imams de la Diyanet, ici comme ailleurs en Europe, sont formés en Turquie, puis envoyés et payés durant un temps limité (cinq ans pour la Suisse) dans un pays européen.

Selon le Centre suisse islam et société (CSIS), trente-quatre imams œuvrant dans 46 communautés (sur 90 turcophones) sont dans ce cas.

Verser 40'000 francs à une mosquée du sultan qui considère que l’assimilation est un crime contre l’humanité, ça a tout de même choqué quelques journalistes. Surtout que la Dinayet est très active si l’on en croit le CSIS qui fait l’apologie des formations dispensées dans ces mosquées.

Leurs sites sont en turc.

La Fondation suisse a son siège à Zurich, elle convoque une fois par mois ses imams pour une journée de bilan et dispense des « approfondissements théologiques dispensés par des savants venus spécialement de Turquie ». Pas vraiment rassurant!

La Fondation finance aussi le déplacement de «formateurs»: théologiens, pédagogues, psychologues… De nombreuses activités sont consacrées à la transmission et à l’approfondissement des connaissances religieuses des fidèles. Version Erdogan on s’en doute.

Le radicalisme de Recep Tayyip Erdogan, peut donc être diffusé sans obstacle dans nos mosquées. Cette infiltration étrangère est invraisemblable, mais se pratique sans encombre dans toute l'Europe.

Pas invraisemblable non plus pour Fedpol qui estime, comme ses « experts » que la mosquée a un « besoin particulier de protection ». Aucun problème non plus sur les questions d’influence étrangère. Le président de la mosquée Celal Yilmaz, membre de l’UVAM, Union vaudoise des associations musulmanes, proteste avec véhémence de son indépendance.

Mais pourquoi cette mosquée est-elle la seule à être subventionnée ?

C’est tout simple, répond Fedpol : c’est la seule qui a demandé !

Mais pourquoi les autres n’ont-elles rien demandé ? L’inénarrable Pascal Gemperli, secrétaire général de l’UVAM, endosse le rôle du pleureur : il fallait payer 50% du projet et les mosquées sont si pauvres… Rappelons que cette union qui n’apprécie pas seulement les disciples d'Erdogan, mais aussi ceux des  Frères musulmans, a demandé sa reconnaissance étatique.

Et pour conclure, Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police, précise à propos des mosquées vaudoises : «Il n’y a pas aujourd’hui de menace spécifique sur ces lieux de culte.»

 

 

Commentaires

  • Le Covid-19 avait mis certains prolèmes entre parenthèses et la montée de l'islam ne préoccupait guère. Pendant ce temps les fervents de Allah ont continué leur travail pour s'infiltrer. Et rigolaient bien des mesures sanitaires. Erdogan doit se frotter les mains: Sainte-Sophie est à lui et qui sait, bientôt il va demander à faire les prières dans Notre-Dame de Paris.....
    Est-ce que ceci ne va pas mettre en danger la votation sur la dissimulation du visage? Les arguments vont aller bon train: on masque les visages donc un peu plus ou un peu moins.....

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