Selon le Centre islam de Fribourg, la laïcité est dépassée

Pour le grand manitou du CSIS, les démocraties sont entrées dans une ère «postséculière». Désormais, l’Etat intervient dans le domaine religieux.

«Depuis plus de deux décennies, la laïcité en tant que théorie générale est remise en question. Elle est désormais considérée comme dépassée par un nombre considérable de chercheurs.»

Hansjörg Schmid, directeur du Centre suisse islam et société 
de Fribourg qui fait partie de ces chercheurs*

 

Adieu laïcité, adieu société séculière! Le chef d’orchestre du CSIS explique dansSchmid-Hansjorg.jpg un savant article -en anglais- que nous sommes à l’ère de la «postsécularité» (que l’on peut traduire par postlaïcité).*

Aujourd’hui, se réjouit-il, «les religions retrouvent une perception et une visibilité publiques». L’Etat se rend compte qu’il existe «un intérêt public accru», «une conscience croissante de l'importance sociale de la religion»

Comment expliquer ce nouvel intérêt, alors que les églises et les temples se vident, que l’évangélisme diminue, que les synagogues sont peu remplies, et que les athées sont en augmentation constante?

Hansjörg Schmid invoque souvent l’extrême diversité religieuse de nos sociétés pour justifier un nouveau mode de fonctionnement. Il omet de préciser que ces  multiples religions ne demandent rien et que seul l’islam réclame sa "visibilité". 

En fait, cet intérêt nouveau pour la religion est dû aux convulsions islamiques qui créent la peur et la méfiance. L’islam, par les musulmans prosélytes que soutient le CSIS, ne cesse depuis son apparition dans les démocraties de revendiquer une place croissante et bien visible de sa doxa dans l’espace public et ses institutions.

Pour H. Schmid, la laïcité a tout de même bien servi, merci, on en garde quelques avancées. Mais il faut et c’est déjà en partie le cas, passer à un autre fonctionnement. Dans celui-ci, l’Etat intervient par une politique religieuse qui pose quelques limites au danger de radicalisation des musulmans, et -c’est moi qui précise- favorise pour le reste l’islamisation de la Suisse.

L’Etat finance ainsi généreusement le CSIS, un organisme mi-scientifique, mi-religieux, qui fait une intense propagande pour permettre aux marqueurs de ses protégés de se déployer dans les institutions profanes. Un centre qui forme aussi de savants experts politico-religieux qui peuvent partout où c’est possible défendre cette vision.

Hansjörg Schmid cite ces paroles d’un musulman qui fait une stupéfiante révélation: «un aumônier qui fait une distinction entre musulman et non-musulman n'est pas un musulman», c’est «interdit en Islam». Un islam qui ne se baserait donc plus sur le Coran, lui qui affirme si souvent que l’enfer est le destin des non-musulmans?

Les autres religions n’ont pas de rites alimentaires, vestimentaires, pas non plus de règles à imposer aux hôpitaux, pas de ramadan à faire prendre en compte. Jusqu'à l'apparition de l'islam, elles ne remettaient donc pas en cause la laïcité.

L’islam que les populations occidentales ont découvert par le biais de son aile extrémiste et qui, quoique minoritaire, réussit avec ses alliés à saper un fondement de notre démocratie.

 

*A Muslim Chaplaincy for Asylum Seekers? Results from an Evaluation Research Study 

https://poj.peeters-leuven.be/content.php?url=article&id=3288771&journal_code=SID  

«Une aumônerie musulmane pour les requérants d’asile? Résultats d’une recherche» (accès payant).

 

Commentaires

  • Ce n'est pas un hasard si c'est l'islam qui rejette la laïcité, parce que cette religion archaïque et arriérée n'a pas encore fait son aggiornamento et n'a toujours pas séparé les trois pouvoirs, législatif,, exécutif et judiciaire. L'islam suit son adepte du berceau à la tombe.
    La preuve, tous les pays arabo-musulmans ont dans leur Constitution l'islam comme religion d'Etat, comme presque tous le pays musulmans non arabes.

    Ces intellectuels musulmans immigrés en Occident , au lieu de s'occuper de contester notre distance en public à la religion , feraient mieux , eux qui ont la chance d'avoir une certaine culture d'aller former et éduquer leurs coreligionnaires qui sont parmi les plus retardataires selon le classement de l'ONU, l'IDH.( Indice du développement Humain). Et de leur ouvrir l'esprit sur les avancées du XXIe siècle. et non de les cantonnés au VIIe siècle.

  • "Grandeur et décadence de l'Occident", voilà l'ouvrage que ces musulmans rêvent de pouvoir exposer dans leurs librairies.
    Ecrit en collaboration avec ceux qui rêvent d'un dialogue égalitaire entre les religions.

  • Donc, si le directeur du CSIS se réjouit de l'entrée dans l'ère de la "postsécularité", c'est surtout parce qu''elle favorise la visibilité de l'islam.
    Ce "sachant" et le CSIS, son faux nez, s'apparentent de plus en plus à la "cinquième colonne" de l'islam en Occident.

  • Je préfère une églises presque vide, parce que les fidèles ne sont pas obligés de venir la messe, plutôt qu'une mosquée pleine de personnes qui elles sont obligées de venir à la prière, comme dans toutes les sociétés musulmanes! Les super novas sont les étoiles les plus grandes et les plus brillantes, mais c'est parce qu'elles sont en fin de vie! Les églises évangéliques sont peines mais c'est plutôt du spectacle! A t on besoin de ce type de bazar pour prier?

  • Lisez ce passage trouvé sur le blog de André Pfeffer, et vous comprendrez pourquoi ce centre se permet cet écart de langage, sous-entendu, les lois de l’islam la remplacera!

    « Dès lors que les articles 2 et 3 de la loi sur la laïcité de l'Etat, du 26 avril 2018 (LLE; es/GE A 2 75), prévoient que les formes d'organisation des communautés religieuses relèvent du droit privé et que l'Etat est laïque, ce dernier ignore, à ce titre, comment un projet d'agrandissement du centre islamique de Genève serait financé. La LLE ne s'oppose pas à un éventuel financement d'organisations religieuses par des Etats étrangers. Elle exige, cependant, des organisations religieuses qui solliciteraient la perception, par les services de l'Etat, de la contribution religieuse volontaire, qu'elles transmettent aux autorités la liste de leurs principaux donateurs (article 5, alinéa 6, lettre e LLE). Cette exigence ne s'applique pas au centre islamique de Genève, puisqu'il ne bénéficie pas de cette prestation étatique."

    En clair, le Conseil d'Etat ignore à peu près tout d'un centre islamique dont on proscrit la fréquentation à certains radicalisés. Précisons que l'institution est dirigée par membre éminent des frères musulmans interdit de territoire en France. C'est inquiétant. L'UDC genevoise attend maintenant que le gouvernement réponde aux autres questions posées afin de voir quelle suite il convient de donner à l'attitude irresponsable des autorités.

  • Article de l'AFP dans le Matin. On voit tut de suite de quels côté sont les journaleux:

    "Menacée de mort et éreintée pour ses diatribes sans retenue contre l’islam, érigée par certains en symbole de la liberté d’expression, Mila, une jeune Française de 18 ans, dont 18 mois sous protection policière, défend sa «vérité» contre l’«obscurantisme»."

    https://www.lematin.ch/story/mila-porte-voix-du-droit-au-blaspheme-menacee-de-mort-770823874354

  • Ce n'est pas un parti pris, c'est simplement comme ça que l'on cite des propos et que l'on pose un contexte quand on écrit un texte journalistique au cas ou vous n'étiez pas au courant. ^^

  • Ce qui est magnifique avec Tarik est que vous n'êtes jamais déçu, c'est le c** entre deux chaises mais attention, le naturel revient au galop.

  • Gaveh, déçu de quoi? Qui êtes-vous et de quel naturel parlez-vous??

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