Quand CSIS et SEM sont dans un bateau…

Comme celle des petits pains pour les chrétiens, la multiplication des aumôniers est une bénédiction pour les musulmans croyants.

Je vous parlais tout récemment (voir le post précédent) de l’intense activité du Centre suisse islam et société (CSIS) dans la création d’un vaste bassin d’emplois d’aumôniers et d’aumônières musulmans. Peu après, les médias nous ont informés qu’une étude du CSIS dans les centres fédéraux d’asile conclut que la multiplication des agents d’Allah serait très très positive. Il estime même qu’il serait bel et bon d’augmenter leur temps de travail vu l’importance des besoins.


Le centre est activement soutenu dans cette activité, financièrement entre autres, par le Secrétariat aux migrations (SEM). Un projet-pilote étudié par le CSIS dans la région de Zurich avait conclu au même impératif besoin, mais manque de chance, il n’y avait pas de base financière.


CSIS et SEM ont donc poursuivi main dans la main leur collaboration et le Service des migrations continuera à verser le salaire des quelques aumôniers déjà en activité. Ce service des migrations qui fait partie de la Confédération se donne jusqu’à fin 2022 pour trouver une solution financière à long terme.


C’est une belle réussite de la stratégie du CSIS qui cherche à dépêcher dans un maximum d’institutions publiques des croyants musulmans. Dame, vu que le centre enseigne cette religion, il lui faut bien garantir des débouchés! Et s'assurer que ses protégés resteront bien ancrés dans leur religion et leur culture.


C’est un peu le contraire des aumôniers catholiques et protestants qui eux se sont adaptés à des client de plus en plus éloignés de la religion. Et on se demande pourquoi celle-ci est si importante pour les musulmans, puisque le CSIS affirme que «… comme certaines enquêtes le montrent, les musulmans ne sont pas plus religieux que les catholiques ou les protestants». (CSIS Paper 5)


Peu importe, l’aumônerie est complètement centrée sur la religion. Les auteurs des ateliers (très prisés) consacrés à cette activité citent de nombreux versets du Coran, et des hadiths qui éclairent ce qu’est «l’assistance musulmane». «Selon la tradition prophétique, le meilleur des êtres humains est «celui qui est le plus utile aux autres»… (notons que ce hadith est tronqué: en réalité il s’agit des autres «musulmans»).


Un accompagnement est recommandé dans différents contextes, par exemple «lors d’un accompagnement en fin de vie et l’exercice de rites funéraires (…) pour un commentaire des enseignements du prophète Mohamed dans une situation donnée, pour la direction de la prière, la récitation du sermon du vendredi, la guidance durant le mois de jeûne du Ramadan ou encore la célébration de la fête du sacrifice.»


Dans le rapport sur les formations, une bénévole «souligne ainsi pertinemment l’urgence d’une réflexion théologique spécifique pour chaque situation d’aumônerie rencontrée».


 

Commentaires

  • Comment la Confédération et le canton de Fribourg peuvent-ils tolérer ce centre qui fait tout le contraire de ce pour quoi il a été créé?

  • Allez voir sur youtube les 11 interviews de Pierre Conesa, un grand spécialiste! Il a quelques explications qui ont toutes à voir avec ..............l'argent!

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